
Communiqué :
Projet de budget 2026 : la fin de l’aveuglement budgétaire.
La
CPME se félicite des mesures courageuses annoncées au travers des
orientations budgétaires dévoilées par le Premier ministre, François
Bayrou. Beaucoup d’entre elles rejoignent les préconisations de la CPME
qui s’inscrit dans cette volonté de casser enfin la spirale infernale de
l’augmentation des dépenses publiques. Ces annonces méritent d’être
saluées même s’il faut, bien entendu, attendre de savoir ce qu’il
adviendra de ce projet après examen par le Parlement.
« Ce projet de
budget se situe à l’opposé de ce qui s’est passé en 2025, rappelle la
présidente de la Cpme71, où les entreprises étaient quasiment les seules
mises à contribution. Or, préserver les entreprises et les TPE/PME est
plus que jamais une absolue nécessité dans une situation économique
fragile avec de véritables inquiétudes sur l’emploi dans les mois qui
viennent.
Conjuguer réduction des dépenses publiques et temps de
travail supplémentaire (notamment au travers de la suppression de 2
jours fériés) est un impératif pour rendre notre système social
soutenable, précise-t-elle à nouveau, tout en se donnant une marge de
manœuvre pour investir, en particulier dans le domaine de la défense. De
même, limiter les effectifs de la fonction publique, plafonner
l’évolution des dépenses des collectivités, rationaliser les opérateurs
d’Etat, ou mieux contrôler les dépenses liées à la maladie, s’inscrit
dans la même logique. »
« Quant à l’année blanche, réagit prudemment
la représentante des TPE/PME du département, si elle n’est pas une
bonne solution, c’est la seule qui soit efficace pour faire des
économies rapides, dans le contexte politique actuel. Pour autant, il
s’agit d’une solution de court terme qui ne doit pas se faire au
détriment de réformes de plus long terme. Et il faut, à cet égard,
saluer la prochaine mise en place d’une allocation sociale unique ou le
lancement d’une réflexion pour faire peser moins lourdement sur le
travail, le financement de la protection sociale. »
« En revanche, se
réjouit Clarisse MAILLET, nous avons bien été entendus sur
l’instauration prochaine d’une taxe sur les petits colis en provenance
notamment de Chine, pour autant que son montant soit significatif. Nous
approuvons également sans réserve la volonté d’alléger les contraintes
normatives qui pèsent sur les entreprises même si, en la matière, la
réalité vient trop souvent, ces dernières années, contredire les bonnes
intentions. Cela étant dit, les entreprises sont sans aucun doute prêtes
à voir diminuer les aides, à condition de s’assurer de la baisse des
contraintes qui pèsent sur elles au quotidien. Ce qui reste à prouver. »