
Réaction de la CPME à l'intervention du Premier ministre, François Bayrou
Le
Premier ministre a, une nouvelle fois, alerté sur la dangerosité de la
situation financière de la France, rejoignant les préoccupations de
longue date de notre organisation. Il a dressé un panorama
catastrophique mais malheureusement exact des dangers qui nous menacent
si des décisions radicales ne sont pas prises rapidement.
« Pour
autant, se désole Clarisse MAILLET présidente de la CPME de
Saône-et-Loire, il est resté beaucoup trop vague sur la réforme de
l’action publique, la seule diminution des dépenses ne pouvant en
réalité suffire à redresser durablement la situation.
De même,
poursuit-elle, la seule augmentation des taux, évoquée par François
Bayrou, ne peut expliquer à elle seule, comme il l’a laissé entendre,
les difficultés rencontrées par certains secteurs comme le bâtiment ou
l’automobile. La suradministration et l’inflation normative sont
également responsables de cette situation, ne l’oublions pas. »
«
Quoi qu’il en soit, pose la représentante des TPE-PME du département, au
nom de nos 350 000 entreprises adhérentes sur le territoire, la CPME se
positionne clairement dans le camp de « ceux qui cherchent à construire
plutôt qu’à détruire la France ». Nous plaiderons donc inlassablement
pour qu’on rétablisse l’équilibre des finances publiques. Mais surtout,
rappelle-t-elle, il n’y aura pas de redressement possible sans
croissance, ni sans création de valeur par nos entreprises.
La France
ne peut pas se contenter d’un discours de rigueur : elle doit retrouver
un discours de production, d’investissement et de prospérité, en
redonnant les moyens à nos PME de se développer, d’innover et
d’embaucher. »
« Il est urgent de préparer l’avenir en réformant
notre système social, conclut la Présidente, en allégeant la fiscalité
et les normes qui étouffent les entreprises, et en utilisant
prioritairement l’argent public pour investir en vue d’adapter notre
pays aux défis technologiques, écologiques et démographiques.