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Les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie sont au cœur des revendications exprimées par l’intersyndicale pour la Journée nationale d’action interprofessionnelle du jeudi 5 novembre. Cette journée s’inscrit aussi dans la dynamique du mouvement lancé depuis plusieurs semaines par les lycéens et les étudiants qui revendiquent un accès équitable et digne à la formation.
L’Action catholique ouvrière appelle à participer à cette journée du 5 novembre 2026 aux côtés des syndicats. Par la grève, la manifestation et le débat, toujours de manière pacifique, les femmes et les hommes engagés au sein de notre mouvement, au nom de leur double fidélité au Christ et au monde ouvrier, prendront leur part dans cette mobilisation collective.
Cette journée est aussi à nos yeux une manière de défendre la démocratie et le droit constitutionnel de manifester, alors que le gouvernement a, ces dernières semaines, modifié unilatéralement les parcours de plusieurs manifestations à travers la France. Nous appelons également le gouvernement à rester vigilant concernant les attaques violentes menées par des éléments d’ultra-droite à l’encontre de manifestants pacifiques dans plusieurs villes ces dernières semaines.
L’ACO est solidaire des travailleuses et des travailleurs, en activité, privés d’emploi ou retraités, qui luttent pour la reconnaissance de leur dignité. Elle est solidaire des lycéens et des étudiants dont le mouvement social légitime a trop souvent été réprimé et décrédibilisé de manière choquante.
Engagés au sein des organisations syndicales, les membres de l’ACO croient que la vie d’une travailleuse ou d’un travailleur vaut plus que tout l’or du monde. Engagés dans de nombreuses associations de solidarité avec les migrants ou les personnes les plus en précarité et dans de nombreuses associations de défense des Droits de l’être humain ou de l’environnement, les membres de notre mouvement sont conscients de la nécessité d’une redistribution équitable des richesses et du respect de la dignité de chaque personne.
Comme l’affirme le Pape Léon XIV dans son encyclique Magnifique humanité (244) : « Nous devons adopter un point de vue différent pour regarder le monde à partir du bas, avec les yeux de ceux qui souffrent et non avec le regard des grands ».