Agé de 24 ans, il échappe à un placement en détention, mais il va devoir se tenir à carreau.

Le 11 juillet dernier, une enquête sur un trafic de stupéfiants conduit les gendarmes à Torcy, au domicile d’un homme né en 1992. La perquisition est positive mais l’enquête, si elle le relie à au moins deux poissons plus gros que lui, ne le met pas dans le même sac.
Ce jeudi 10 septembre, l'homme est à la barre de l'audience d'homologation des CRPC (ancien plaider-coupable). Poursuivi pour usage de stupéfiants (de 2020 à 2026) et détention de 2 kg d'herbe de cannabis (qui étaient en culture chez lui), il n'a rien contesté.
" Ça m'a servi de leçon, dit le prévenu. Je ne m'attendais pas à être mêlé à une grosse histoire (des personnes seront jugées par un tribunal correctionnel collégial, soit par 3 juges). La culture, c'était pour ma consommation personnelle, pour les deux ans à venir."
Le procureur de la République a proposé une peine de 12 mois de prison entièrement assortis d'un sursis probatoire pendant 2 ans comprenant l'interdiction de tout contact avec les cinq mis en cause qui seront bientôt jugés (le prévenu dit n'en connaître que deux, d'ailleurs), l'obligation de travailler et d'engager des soins à visée de sevrage. Amende délictuelle de 500 euros.
"Les gendarmes arrivent chez lui, tout ça parce que d'autres sont impliquée, plus dangereux et plus riches que lui, dans le trafic. Car lui, n'a tiré aucun bénéfice, c'est tout pour son usage personnel. Et puis, il a fait preuve d'honnêteté, plaide maître Andali, et même de trop, car si l'usage est poursuivi depuis 2020, c'est uniquement parce qu'il l'a dit. La peine proposée, il l'accepte, mais elle est sévère."
"J'ai compris la leçon", répète le prévenu. La juge homologue la peine, et avertit l'homme qu'il devra payer en plus le droit fixe de procédure de 254 euros.