
Le jeune de 20 ans s’est fait pincer avec 300 doses de stupéfiants représentant 10.000 euros à la vente. Il est en prison. ACTUALISE : Il a été très lourdement condamné, ce lundi après-midi.
Notre article du 19 décembre :11 heures – 17 heures… Le travail à domicile ce n’est pas toujours du télétravail… Cela peut aussi concerner du commerce, exercé par des auto-entrepreneurs, tous déclarés. Mais il est certain que quand c’est pour vendre des stupéfiants ce n’est pas déclaré. Et pour cause.
Oui mais voilà, les allées et venues de plusieurs dizaines de personnes, chaque jour, dans le même immeuble ont éveillé des soupçons. De gros soupçons, car les passages étaient rapides, très rapides. Avec des habitués mais pas que. Cela sans vraiment se cacher, à la vue des habitants de l’un des immeubles de la rue Jacques Prévert, au Creusot… Les Policiers du Creusot ont repéré le manège il y a une quinzaine de jours. «Nous avons évidemment planqué et nous avons décidé d’intervenir mardi à la mi-journée», explique le Commandant divisionnaire Arnaud Plantard..
Pourquoi à la mi-journée et pas le matin à 6 heures comme cela se fait habituellement ? La raison est simple… «Dans un appartement qu’il squattait le jeune dealer effectuait ses ventes entre 11 heures et 17 heures», ajoute Arnaud Plantard.
Pas très tôt le matin, car domicilié dans le bassin minier, il lui fallait le temps de venir… Et pas trop tard le soir, car sans doute qu’avec la nuit qui tombe assez vite, il ne fallait pas qu’il traine trop longtemps.
En tout cas, mardi, les Policiers du Creusot, avec le renfort de la BAC et du chien spécialisé dans les stups venu de Dijon, à défaut de décrocher le jackpot, ont trouvé le gros lot.
«Dans l’appartement, le jeune dealer de 20 ans avait un stock de 300 doses toutes prêtes à la vente. Environ 280 doses de cocaïne et d’héroïne et une vingtaine de doses de cannabis» précise le patron des Policiers au Creusot… Ce qui représente quand même environ 10.000 euros à la vente. Un commerce très lucratif donc.
Originaire du bassin minier le jeune dealer de 20 ans est très défavorablement connu de la Police et de la Justice. Il a d’ailleurs déjà fait l’objet d’une condamnation mais pas pour une affaire liée au trafic de stupéfiants. Après sa garde-à-vue, il a été présenté jeudi après-midi au Parquet de Chalon sur Saône, pour un jugement en comparution immédiate. Il l’a refusé, demandant de préparer sa défense. Ce qu’il va faire derrière les barreaux. Il a en effet été placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Varennes le Grand, en attendant son jugement programmé pour le lundi 22 décembre.
Son interpellation a ravi les habitants du quartier, mais aussi le Maire du Creusot qui l’a fait savoir aux Policiers pour cette enquête rapidement et parfaitement diligentée. Les Policiers du Creusot ont en effet voulu agir vite. Et ils l’ont fait avec succès.
(Photo d’archive)
Lourdement condamné
C'est donc ce lundi 22 décembre après-midi, que le Montcellien, a été jugé. Et le tribunal a eu la main très lourde. L'individu, âgé de 20 ans et domicilié à Montceau les Mines, et qui était déjà bien connu de la Police, comme de la Justice, a été condamné à 3 ans de prison ferme, mais aussi, une fois sa peine purgée, à cinq ans d'interdiction de paraitre en Saône-et-Loire. Un message très fort adressé à la communauté des narco-trafiquants en Saône-et-Loire.