Un maître-nageur lui a dit «ça suffit» mais il est revenu à la charge...

Ce lundi 24 août, l’homme âgé de 36 ans, arrêté le 24 juin dernier à la piscine du Creusot et poursuivi pour agressions sexuelles imposées à trois enfants, devait être jugé selon la procédure de comparution à délai différé : le parquet demandait une expertise psychiatrique.
Mais l’expertise n’est pas faite. Le prévenu, placé sous contrôle judiciaire au sortir de sa garde à vue, se tient à la barre, assisté d’une interprète. Il n’a pas d’avocat, dit en vouloir un, explique au tribunal qu’il y a eu un malentendu et qu’il ne savait pas qu’il serait seul ce jour. Le tribunal lui explique qu’il doit en chercher un. L’homme conteste les faits qu’on lui reproche.
La présidente dit que l’expertise psychiatrique n’est pas obligatoire pour ces faits et demande donc à chacun ce qu’il en pense. Le parquet défend sa position initiale : « Ce que dit monsieur (ses auditions) ne nous permet pas de savoir à qui on a affaire. Il est en France depuis 4 ans. »
La procureur veut avoir « des éléments cliniques » pour savoir si le prévenu a des traits ou des pulsions qui le rendent dangereux pour les enfants.
« Monsieur a été confronté trois fois ce jour-là. Un maître-nageur lui a dit «ça suffit» mais il est revenu à la charge. On n’a rien, insiste la procureur, qui nous permette d’évaluer si monsieur a une attirance pour les mineurs et les possibilités de nouveaux passages à l’acte. »
Trois enfants (deux garçons, une fille) sont victimes, leurs mères entendent se constituer parties civiles pour eux.
L’homme, marié et père, a satisfait aux obligations du contrôle judiciaire (pointage au commissariat tous les 15 jours, interdiction de paraître dans des lieux de baignade, interdiction de toute activité au contact de mineurs). Le tribunal maintient ce cadre et renvoie à fin octobre.
FSA