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> Faits Divers > En Saône-et-Loire
31/05/2024 03:16
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LE CREUSOT : Le mari violent envisageait de rentrer chez lui en Turquie, alors il a été mis au frais, en prison...

Il ne travaille pas, et vit sur l’allocation pour adulte handicapé de sa femme. En Turquie, il était tatoueur. D’ailleurs il envisageait d’ouvrir un salon de tatouage au Creusot...
Un homme de nationalité turque, âgé de 41 ans, comparaît ce jeudi 30 mai en comparution immédiate. Son casier judiciaire est néant mais on lui reproche des menaces de morts et des violences aggravées sur son épouse, dont l’ITT est de 12 jours.
Deux scènes. L’une le 12 mai et une deux jours plus tard. Menaces de mort, adressées à la mère de la victime alors que celle-ci gisait au sol, dans l’incapacité de se relever seule « parce qu’elle souffre de dystonie », expose la présidente Noirot. « Je vais la tuer ! Emmène là. Elle est sale, elle pue », « si vous la ramenez, je la tuerai, elle ne passera pas la nuit ».  Le tout constitue des violences sur conjointe et personne vulnérable.


L’homme demande un délai pour préparer sa défense : il conteste les faits
Le prévenu ne parle pas français. Il est en France depuis ? Un an ou deux, on ne sait trop. Il est venu au Creusot pour y vivre avec son épouse. Le couple et son jeune enfant sont hébergés dans un logement qui appartient aux parents de madame.
Il ne travaille pas, et vit sur l’allocation pour adulte handicapé de sa femme. En Turquie, il était tatoueur. D’ailleurs il envisageait d’ouvrir un salon de tatouage au Creusot. 
A-t-il des informations supplémentaires à donner ? lui demande la présidente. L’homme répond, et l’interprète traduit : « Il dit qu’il n’a rien fait du tout. »
Le prévenu est hors sujet car il a demandé un délai pour préparer sa défense. Le délai lui est accordé de droit, mais du coup le tribunal n’abordera pas le fond du dossier. Par contre le débat est le suivant : le tribunal va-t-il le placer en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire (CJ) ?

Entre détention provisoire et placement sous CJ
La procureur sollicite son placement en détention provisoire , « pour éviter le risque de renouvellement de l’infraction et toute pression sur la victime, et garantir son maintien à disposition de la justice ».

« Il n’a pas de casier » plaide maître Marceau, en faveur d’un placement sous contrôle judiciaire, avec une interdiction de contact ainsi que de paraître au domicile de la victime, « ce qui mettrait fin au risque de renouvellement, étant précisé qu’il conteste absolument les faits ».
De plus, le prévenu est en situation régulière, explique son avocat, et il a un enfant ici. « Son épouse est vulnérable, c’est la réalité, mais si elle varie dans ses propos, lui, il n’y est pour rien puisqu’il était en garde à vue. »

Le prévenu a forcément du mal à saisir l’enjeu de l’audience, et…
« Il veut démontrer son innocence, conclut l’avocat, et il pourrait démontrer aussi qu’il est capable de respecter un cadre. » Le tribunal donne ensuite la parole au prévenu. Celui-ci ruine en deux phrases la plaidoirie de son avocat : « Je veux loger chez mes beaux-parents, s’ils ne veulent pas, je vais rentrer dans mon pays. »
Du coup, la question, elle est vite répondue : placement en détention provisoire d’ici au jugement, renvoyé au 20 juin.
FSA