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> Faits Divers > Au Creusot
09/06/2020 03:17
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LE CREUSOT : Trafic de drogue, arme... Ils vont déjà attendre en prison jusqu'au 20 juillet

De Moulins, de Saint-Vallier et du Creusot, c'est la drogue qui les a réunis. Ils ont été arrêtés début juin, à la suite d'une enquête de plusieurs mois.
Il y a quelques jours, trois hommes ont été arrêté après une enquête longue de plusieurs mois, il leur est reproché d’avoir participé, à des degrés divers, à un trafic de drogues, héroïne et cocaïne. Ils ont comparu ce lundi 8 juin à l’audience de comparution immédiate, ils ont demandé un délai pour préparer leurs défenses.
Le premier (on se rapporte aux dates de la prévention) est dans le box : il est né en Tunisie en 1994. Il vit à Moulins, mais « on n’a pas tout le temps les mêmes indications », observe la présidente Catala. Tantôt sans domicile, tantôt domicilié à Chalon. A l’audience il confirme Moulins. C’est d’ailleurs là-bas qu’il est suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation, placé sous contrôle judiciaire, mis en cause dans un dossier à l’instruction, des faits relatifs aux stupéfiants. Suivi est un grand mot, le SPIP rapporte qu’il ne vient pas aux convocations.
Célibataire, sans enfants, 2 fois condamné : pour menaces réitérées de crime, et pour violence avec arme. Il a un bac pro. Il a choisi pendant sa garde à vue d’user de son droit au silence, de même pour l’enquête sociale : « Je ne savais pas de quoi il s’agissait, et mon avocate n’était pas là. » On lui reproche d’avoir participé à un trafic de drogue du 14 janvier dernier au 4 juin. Celui-ci ne se drogue pas, ce n’est pas le cas des deux autres.
Le second a 35 ans. Un masque dissimule en partie son visage, mais le peu qui est visible montre qu’il ne va pas bien. Un teint cireux, petite santé. Il est toxicomane, il est du Creusot. On lui reproche d’avoir trafiqué du 15 mars au 4 juin, on lui reproche également la détention d’un 22 Long rifle à canon scié. Célibataire sans enfant, locataire au Creusot, il vit seul. Soudeur « en recherche d’emploi », il percevait le RSA et une APL, avant d’être placé en détention provisoire. 9 fois condamné, pour des infractions liées aux stupéfiants, pour conduite sous l’empire de l’alcool, pour vol, pour outrage, etc.
Le troisième vit chez sa mère à Saint-Vallier. Il a une fille de 12 ans mais ne vit pas avec elle. Il est chauffeur routier par intérim, prend un traitement de substitution depuis « 2-3 ans. J’ai réduit »… Il prend de l’héroïne quand il ne travaille pas. Pas souvent, dit-il, parce que pour le travail, « on lui fait passer des tests », assure maître Mirek qui le défend. A son casier, une ordonnance pénale en 2011, pour conduite sous l’empire de l’alcool.
Les trois offrent, ne leur en déplaise, le spectacle d’un beau gâchis, de leurs vies possibles, et, pour les deux toxicomanes, de leurs santés, de leurs capacités cérébrales, leurs équilibres, tout. Angélique Depetris, substitut du procureur, requiert le maintien en détention des trois hommes : « risque de concertation frauduleuse, risque de réitération, risque de non représentation en justice ».
Maître Lépine pour le premier, maître Leray pour le second, maître Mirek pour le troisième, plaident des placements sous contrôle judiciaire.
Le tribunal ordonne le maintien en détention provisoire des trois, renvoie le jugement au  20 juillet prochain. « Vous réintégrez vos maisons d’arrêt respectives. »
FSA