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29/06/2020 22:45
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LE CREUSOT : Le tueur de la chienne Sultane a été très lourdement condamné et maintenu en prison

Le 15 avril il avait tué la chienne de plusieurs coups de couteau, avant de la jeter par la fenêtre à la cité de la Charmille. Une véritable scène d'horreur. L'homme, qui s'était déjà distingué en 2010 a été jugé ce lundi et lourdement condamné.
Ce jour-là, le 15 avril dernier, était un mercredi. Cet homme de 45 ans, qui vit seul, a fait des courses. Puis une fois chez lui il s’est mis à boire, du rhum. Il a repris ses esprits pendant sa garde à vue. Entretemps il avait poignardé la chienne boxer qu’il avait en garde, puis l’avait jetée par la fenêtre, du 3ème étage. L’animal n’est pas mort sur le coup. Quand la police est arrivée, aux alentour de 15h30, il y avait un attroupement autour du chien, lui, il était sur son balcon, hagard, « le regard fixe, semble absent », dit le procès-verbal. Quand il est passé à l’acte, il avait une alcoolémie de 3.5 grammes (3.06 lors du test).

Etat de récidive légale

« Le chien était toujours vivant, mais en grande souffrance, avec des plaies saignantes profondes au poitrail et à la gorge. Des gens essaient de faire des points de compression avec des linges, mais il décède avant l’arrivée des secours. » La présidente Clara Verger pourrait montrer des photos à ses assesseurs mais ne le fera pas, ça n’est pas utile, les faits parlent d’eux-mêmes, le prévenu ne conteste pas les faits. Il est jugé en état de récidive légale, cela double la peine encourue : de 2 ans, elle passe à 4 ans.

Un héritage pauvre et tranchant

Sa collection de couteaux lui vient de son père, la lame de 22 cm aurait dû rester dans la boîte, mais les policiers l’ont trouvée sortie, tâchée de sang et de poils collés. Un cutter, aussi, mais sans sa lame. Son penchant pour l’alcool, on ne saurait dire exactement d’où il vient, l’alcoolisme est un océan aux courants profonds très agités et contrariés, cependant l’expert psychiatre qui a rencontré le prévenu relève que son caractère « antisocial » vient de grandes carences affectives » et que la seule personne à laquelle il pouvait s’identifier était un oncle « très violent, qui cassait tout quand il avait bu ». A l’audience, son héritage se résume donc à des couteaux, et à un oncle alcoolique et violent.

Résumé d’un désastre

Avec de telles cartes en main, le garçon commence à se droguer dès ses 14 ans, « du shit, et puis la came à 17 ans ». Héroïne et cocaïne, il a pris ensuite de la méthadone, il a arrêté d’en prendre en avril. L’alcool, « j’en bois depuis gamin ». Il se marie, il a 4 enfants, les deux derniers sont placés en foyer d’accueil. Il divorce, perd son permis, et du coup sa mobilité. Il est plâtrier-peintre, il ne travaille plus, et perçoit l’allocation de solidarité spécifique. Son casier judiciaire nous fait entrer dans le vif : 6 condamnations. Des violences, dont deux sur conjoint, accompagnées à chaque fois de sévices sur animaux.

« Je regrette, ça a fait mal à ma fille »

« Vous êtes incarcéré depuis le 17 avril, vous avez eu le temps d’y repenser, à tout ça. Que pouvez-vous dire ? – Je regrette, ça a fait mal à ma fille. – ça ne vous inspire pas du dégoût ? – Non. – On a quand même un chien, un être vivant, presque éviscéré, le ventre ouvert, que vous jetez par la fenêtre. Ne peut-on pas dire que c’est un acte particulièrement lâche ? -Non. » Alors la présidente revient sur les faits passés, des faits jugés en 2010. Le prévenu ne veut pas : « C’est fait, y a rien à dire, j’ai payé ma dette. »

« La première fois (en 2010), je m’en foutais, mais là, je regrette »

« En 2010, il s’agissait de sévices sur un chiot. Sous l’effet de l’alcool et de la cocaïne vous vous êtes énervé, c’était un boxer de 2 mois, vous l’avez jeté contre une porte vitrée qui s’est brisée. Vous l’avez achevé d’un coup de tournevis dans le cerveau, en passant par une oreille. – Je n’ai pas de remords, c’était un chiot. » Fait troublant, à deux reprises cet homme aura offert des chiens à son dernier fils, et finalement deux fois les aura tués. La présidente explique que suite à cette scène il était perturbé, a chanté des chants nazis, puis a tiré en l’air avec une carabine, et a échoué au CHS de Sevrey, mais en est sorti « sans traitement ». Il fut jugé et condamné. « La première fois (en 2010), je m’en foutais, mais là, je regrette, j’étais attaché à cette chienne, et ça a fait du mal à ma fille. » Sa fille gardait le chien chez elle, depuis le placement de son frère, mais elle a un bébé, et a préféré confier le chien à son père.

« On ne peut plus rien faire, dans ce pays de merde »

Une juge assesseur lui demande ce qu’il peut dire de ce fait très particulier : il offre des chiens à un de ses enfants, et il maltraite et tue ces chiens. « Y en a, ils font ça à des enfants et on les laisse tranquilles. Un chien, c’est un chien. – Et c’est grave de tuer un chien ? – Ah il faudrait ne plus maltraiter les mouches, on ne peut plus rien faire, dans ce pays de merde. » La boucle est bouclée : « état limite de la personnalité, sociopathique et psychopathique », écrit le psychiatre. « Il connaît sa dangerosité. » A l’audience il dit qu’il ne se considère pas comme violent, et rappelle qu’il n’a jamais maltraité un enfant. A l’audience il est défensif. Maître Varlet son avocat, le rappellera : il est seul.

« On reste bouche bée devant une telle cruauté »

 « Il est froid, peu loquace, et n’exclut pas qu’il puisse recommencer, il faut une interdiction définitive de porter une arme », plaide maître Delmas. « Les animaux ont des droits, et les hommes ont des devoirs envers eux » enchaîne maître Charrier. « On reste bouche bée devant une telle cruauté, développe maître Chavance. Monsieur n’est pas conscient de son état, il est dangereux. » Les avocates demandent une interdiction définitive de détenir un animal.

A l’image de tant de commentaires désastreux sur les réseaux sociaux, la loi du talion se profile

L’audience a de la tenue. La présidente est claire, voire incisive, et tout est rigoureux, quand arrive la plaidoirie d’un avocat venu de Paris. Les paroles de maître Grillon font entrer dans la salle tout ce que le tribunal tenait à distance. La représentante du ministère public ainsi que l’avocat de la défense ne manqueront pas de s’en démarquer. « Monsieur me donne la nausée (…). La chienne avait tenté de le mordre ? J’aurais voulu qu’elle le morde un peu plus fort. » A l’image de tant de commentaires désastreux sur les réseaux sociaux, la loi du talion se profile. « Je ne défends pas de cause, je ne porte pas de jugement de valeur sur monsieur », recadre illico le parquet qui prend la parole juste après.

« Les animaux ne sont plus considérés comme des objets »

La magistrate en charge des réquisitions revient sur les menaces de mort pour lesquelles le prévenu est poursuivi. Il aurait dit « toi, t’es mort », à un voisin qui s’en est plaint, mais un peu tardivement. Maître Varlet plaidera une relaxe, le tribunal la prononcera. Sur le reste, c’est-à-dire sur l’essentiel, la jeune magistrate rappelle qu’elle représente la société et que « notre société ne tolère pas qu’on fasse du mal à des animaux, lesquels ne sont plus considérés comme des objets ». Elle estime que le prévenu n’a pas respecté les contrats, soit les différents sursis mis à l’épreuve auxquels il fut condamné.

« Je vais demander une peine lourde, mais je ne la demande pas sous le coup de l’émotion »

« Tous les indicateurs sont au rouge, je vais demander une peine lourde, mais je ne la demande pas sous le coup de l’émotion, nous devons raisonner, et appliquer la loi. » Pendant les réquisitions le prévenu a une patte folle, sa jambe s’agite, fait tressauter ses bras qui y sont appuyés ainsi que son torse. Tensions. Mathilde Kara-Mitcho requiert une peine de 36 mois de prison dont 6 mois seraient assortis d’un sursis probatoire de 2 ans. Elle demande également l’interdiction définitive de détenir un animal et le maintien en détention du prévenu.

« Plus de 3 grammes d’alcool par litre de sang. Il n’était plus en capacité de maîtriser ses moyens »

« J’ai l’impression d’être dans un cirque, plaide Damien Varlet. Et monsieur est celui qu’on exhibe, et ça amuse tout le monde. On s’amuse de lui, et moi j’ai de plus en plus de sympathie pour lui, parce qu’il est seul, face à 7 parties civiles. D’ailleurs je suis déçu, car je m’attendais à plus, et surtout à mieux. On l’a traité de monstre, de nazi, de raciste, qui prend plaisir à tuer. Vous l’avez constaté, monsieur parle sans filtre. » L’avocat plaide pour une application rigoureuse du droit. « Le contexte : plus de 3 grammes d’alcool par litre de sang. Il n’était plus en capacité de maîtriser ses moyens. »

« Quand il a bu, il devient fou »

« Quand il a bu, il devient fou. » Maître Varlet rappelle les termes de l’expertise, « sociopathe, psychopathe, comportement antisocial lié à des carences affectives, et cette identification à un oncle qui casse tout quand il a bu , tout cela fait de la souffrance. On peut s’amuser, mais à quel moment il a choisi d’être comme ça ? Il ne prend pas de recul…. Mais si on met cela en lien avec une forme de sociopathie, cela n’a rien d’anormal. C’est quelqu’un qui est seul, il faut prendre en compte les dimensions pathologiques car cet homme souffre. »

« Je veux m’excuser auprès de mes enfants »

« Interdiction de détenir un animal ? Oui ! Il faudrait diminuer le quantum de la peine requise et prévoir un accompagnement pour éviter qu’il ne se retrouve à nouveau seul. » L’homme de 45 ans dont la dégringolade vient de s’accentuer encore, celui qui ne boit pas tous les jours, mais descend la bouteille quand il s’y met, se penche vers le micro : « Je veux m’excuser auprès de mes enfants, et des parties civiles. »

28 mois de prison ferme, maintien en détention

Le tribunal prononce une relaxe pour les menaces de mort, mais condamne le prévenu pour sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique, à 36 mois de prison dont 8 mois sont assortis d’un sursis probatoire renforcé, pendant 2 ans. Obligation de soins, de travailler, et d’indemniser les parties civiles. Interdiction définitive de détenir un animal, interdiction de détenir et de porter une arme pendant 5 ans. Maintien en détention.
Florence Saint-Arroman

L’auteur des faits devra indemniser chaque partie civile à hauteur de 500 euros et de 800 euros pour ses frais d’avocats. Sont parties civiles : la SPA de la région creusotine, la SPA de la région montcellienne, la société nationale pour la défense des animaux, la fondation 30 millions d’amis, la fondation Brigitte Bardot, l’association de défense de l’animal, l’association Stéphane Lamart.


Notre précédent article (21/04) :

E. X., 45 ans, poursuivi pour avoir le 15 avril dernier, au Creusot, poignardé Sultane, la chienne boxer de sa fille, puis l’avoir jetée par le balcon de son appartement, n’a pas été jugé ce lundi 20 avril à l’audience de comparution immédiate. On le dit tout net, tant ce jugement a été annoncé partout, y compris et surtout sur les réseaux sociaux où à grands cris on réclame, comme à chaque fois, les pires châtiments à l’encontre de cet homme, au nom de l’amour, toujours.

«Je regarde la télé, j’attends que le temps passe»

Damien Varlet évoquera la parution sur creusot-infos d’un communiqué de la SPA du Creusot, qui donne les initiales du prénom et du nom du prévenu, le qualifiant d’« ignoble tortionnaire ». Il n’est pourtant pas question de torture dans cette affaire, il est question d’un homme qui fut dans l’armée de ses 18 à ses 20 ans.
« On gardait les bases aériennes. » Ensuite il a bossé en usine, puis il est devenu plâtrier-peintre. Il ne travaille plus parce qu’il n’a plus son permis, dit-il. Il perçoit l’ASS. Il a 4 enfants, il est séparé de leur mère depuis assez longtemps. Que fait-il de son temps ? lui demande la présidente Verger. « Je regarde la télé, j’attends que le temps passe. – En buvant de l’alcool, complète la présidente. – Pas tous les jours, précise le prévenu. »

«Dans un état second», «il est immobile, hagard»

Le 15 avril en fin de journée, son alcoolémie était encore supérieure à 2 grammes. Le prévenu a été placé en détention provisoire à Dijon, il n’est pas physiquement à l’audience. En cette période d’état d’urgence sanitaire, on évite les extractions, les déplacements, il comparaît donc en visio. Son avocat demande d’emblée une expertise psychiatrique, qu’il motive en 3 points. Premier point : son client fut hospitalisé 13 jours en 2015 au centre hospitalier spécialisé de Sevrey, « on l’aurait diagnostiqué sociopathe ».
Second point : le comportement du prévenu. « Il ne se rappelle de rien, alors certes il avait bu, mais l’alcool n’explique pas tout. » Enfin : les policiers l’ont décrit comme étant « dans un état second » lorsqu’il l’ont trouvé « immobile, hagard ».

Expertise psychiatrique

Quatre avocats sont présents pour les associations qui veulent se constituer parties civiles. Maître Chavance observe que « monsieur semble tout à fait conscient de ses actes, il est sorti de son internement de 13 jours sans traitement ni suivi ». Charles Prost, vice-procureur, va dans ce sens.
« Son amnésie est sélective, condamné à 2 reprises pour des actes de cruauté envers un animal, en 2010 et en 2015, il ne se rappelle que de 2010. Quant aux faits du 15 avril, il avait commencé à nettoyer. » Le tribunal décide de faire droit à la demande d’expertise, il doit dès lors statuer sur le maintien en détention du prévenu ou son placement sous contrôle judiciaire.

«J’ai toujours aimé les couteaux»

L’homme a pris pas mal de drogues au cours de sa vie, mais « c’est terminé, je touche plus à rien. J’ai arrêté la méthadone, là, ce mois ». Il en prenait depuis 10 ans, mais « j’en avais marre de ne plus prendre d’héroïne et d’être dépendant à ça. Je ne suis pas pour les produits chimiques, madame. » Il dit qu’il ne prenait plus qu’1 mg de méthadone par jour. Quoi d’autre ? Le prévenu a « toujours aimé les couteaux. J’en avais une dizaine, rangés dans une boîte qui ferme à clé. »

Il encourt 4 ans de prison

Le parquet requiert son maintien en détention, « il est en état de récidive légale, il encourt 4 ans (l’état de récidive légale double la peine encourue, ici, 2 ans). Le prévenu aurait menacé de mort un témoin, « il ne faut aucun contact avec ce monsieur ». « Il a 6 condamnations, développe le vice-procureur : des atteintes graves à la personne et à des animaux, et des infractions liées à ses addictions. Il faut le juger détenu. »

«Ce qu’il a fait est grave, mais ça ne mérite pas l’incarcération»

« J’ai la trouille, commence maître Varlet. J’ai peur que la vie d’un chien l’emporte sur la vie d’un homme. » L’avocat plaide un placement sous contrôle judiciaire. Son client vit seul, a un logement, et ne possède pas d’animal. « Sultane, c’était le chien de sa fille, elle lui avait confié à cause du confinement. Ce qu’il (le prévenu) a fait, est grave, mais ça ne mérite pas l’incarcération. Il ne conteste rien sur ses actes. » L’avocat évoque les insultes et les qualificatifs déplacés dont X est inondé par les amis des animaux, « ce n’est pas du droit ».
On note au passage que non seulement ce n’est pas du droit, mais que dans ce qu’on a lu en commentaires sur les réseaux, certains enfreignent les lois, au nom de la justice, bien sûr. Ce type de fait-divers, hyper violent et très choquant, précipite immanquablement une frange de gens, sans doute débordés par leurs émotions, dans des formes un peu délirantes de réactions.

Le cran de sa fille

Dans la salle vide de tout public se tient une jeune femme. C’est la fille du prévenu. Celle dont on dit que le chien était le sien. C’est à la fois vrai (il était à son nom), et faux (son père l’avait offert à l’un de ses frères, un frère handicapé). On a parlé un peu avec elle pendant le délibéré. Cette courageuse est venue à l’audience avec un cabas dans lequel elle avait préparé des effets pour son père. Elle avait lu qu’il était au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand, mais il est en fait à Dijon, elle va repartir avec son cabas.
Courageuse : la douleur du sort atroce qu’a connu cette chienne, la douleur que son propre père l’ait tuée, le souci pour son frère qui apprendra cette perte un jour, et puis le cran dont elle a fait preuve. Elle a nettoyé l’appartement.
« Les forces de l’ordre m’ont bien dit que je n’étais pas obligée de le faire, et même que ce n’était pas à moi de le faire, que c’était trop dur. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas laisser ça comme ça, j’ai pensé aux voisins, aux odeurs que ça allait dégager. »
X. sera jugé fin juin. D’ici là un expert psychiatre le rencontrera. Le tribunal ordonne son maintien en détention. S’il ne boit pas d’alcool tous les jours, le prévenu a reconnu sans difficulté que « parfois, c’était violent ». Le 15 avril, ça a été très violent.
Florence Saint-Arroman

Lire notre précédent article :
C’est une véritable scène d’horreur qui a eu lieu ce mercredi 15 avril après midi à la cité de la Charmille au Creusot. Une scène de cruauté, qui a vu un homme tuer son chien de plusieurs coups de couteau et le jeter par la fenêtre de son appartement situé au 3ème étage.
Les sapeurs pompiers du Creusot sont intervenus de même que les Policiers sous les ordres du Commandant Didier Thibaudin. L’homme qui était dans un état second, sans doute à cause d’une consommation excessive d’alcool et/ou de stupéfiants, a été transporté à l’Hôtel Dieu pour des examens. L'homme, particulièrement alcoolisé, avec un taux sans doute de plusieurs grammes, avait glissé sur le sang de son chien et s'était blessé à la tête. Une fois sorti de l'Hôtel-Dieu et après avoir fait l'objet de soins, il a été placé en garde à vue. Et il a été présenté, ce vendredi matin, au Parquet de Chalon sur Saône, qui a décidé de le placer en détention provisoire, à Varennes le Grand, dans l'attente de son jugement, lundi en comparution immédiate... La note devrait être salée. Des associations de protection des animaux pourraient se porter partie civile.
A.B.

Communiqué de la SPA du Creusot :
«Elle s'appelait SULTANE
C'était une jeune et jolie petite chienne croisée boxer.
Elle avait plein d'amour à donner à celui qu'elle considérait comme son maître et son ami.
Elle avait l'espoir légitime de vivre beaucoup de belles années.
Le répugnant personnage l'a poignardée de plusieurs coups de couteau avant de la défenestrer du 3ème étage de son immeuble de la rue de la charmille.
E.D. passera en comparution immédiate lundi prochain devant le TGI de Chalon.
Selon nos informations, l'ignoble tortionnaire, défavorablement connu des services de police, serait un récidiviste, déjà condamné pour des faits de cruauté et barbarie sur des animaux domestiques.
Bien entendu la SPA de la région creusotine, la SPA de Montceau, la confédération nationale de défense de l'animal ainsi que l'association cœur sur pattes se sont d'ores et déjà portées partie civile.
Espérons que la justice condamnera le méprisable individu à la peine maximale prévue par la loi (2ans de prison et 30000€ d'amende) et le privera ad vitam du droit de posséder un animal domestique«.