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01/04/2025 08:00
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LE CREUSOT : Il doit répondre de violences sur sa mère et est condamné à ne plus la revoir... pendant 2 ans

Cet homme souffre d’une psychose. Il reçoit un traitement adapté et le prend, du coup ça devrait aller. Rien ne va, et pour cause : il se drogue au cannabis, le toxique obère l’efficacité du traitement, et alors « il déraille ».
Ce 31 mars, il doit répondre, à l’audience de comparutions immédiates, de violence sans incapacité, sur sa mère, au cours de l’année 2024.  « Sa mère n’appelle (les secours, ndla) qu’au paroxysme des crises », le reste du temps… Le reste du temps elle fait avec mais tout a pris fin début février, lorsque le fils, né en 1996 au Creusot, est placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître au domicile de sa mère ainsi que d’être en contact avec elle.
Ce 31 mars, il n’est pas là. L’interdiction d’accès au domicile où il vivait, le contraint à être hébergé mais au final il est hospitalisé à la demande d’un tiers, et ce lundi, il est toujours à l’isolement.
De surcroît, l’expert psychiatre a rendu son rapport qui conclut à l’abolition du discernement : « est atteint d’un trouble qui entrave le contrôle de ses actes, du fait de son intoxication ».
A l’audience, maître Faure-Revillet demande, parce que la mère le souhaite, qu’il n’y ait plus d’interdiction de contact : « Elle est seule à s’occuper de lui, elle est inquiète. »
« Il accepte des soins mais il prend du cannabis, rappelle la procureur. L’expert dit qu’il est dangereux pour lui-même et pour les autres. » Elle demande le maintien de l’homme « en hospitalisation complète », une interdiction de paraître chez sa mère pendant 3 ans et une interdiction de contact pendant 1 an, ainsi qu’une interdiction de porter une arme pendant 6 ans.
Le tribunal retient l’irresponsabilité pénale (avec tout ce que ça engage pour cet homme), ordonne une interdiction de paraître au domicile de sa mère pendant 2 ans, et celle de porter une arme pendant 2 ans également. Pas d’interdiction de contact avec celle qui, seule, s'occupe de lui.
FSA

« Quelle est l’influence du cannabis chez le patient psychotique?
Cette question semble en ce moment avoir la réponse la plus claire. Nombre d’études confirment qu’en cas de psychose existante, une consommation même minime de cannabis a des effets néfastes. Dans la phase aiguë, elle aggrave les symptômes psychotiques, à savoir les idées délirantes, les hallucinations et la désorganisation de la pensée. Elle augmente le risque d’actes hétéro-agressifs et auto-agressifs et réduit, voire fait disparaître l’effet thérapeutique des médicaments antipsychotiques. »
https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2006/...