C'est la triste chronique d'une mort annoncée. Mais qui devra endosser la responsabilité de la mort atroce de ce petit chien ?
L'affaire commence avec le coup de fil d'une employée de l'association qui s'occupe des femmes victimes de violences conjugales : elle informe la SPA que l'ex-compagnon de l'une d'entre elles est interné en psychiatrie pour un temps indéterminé et qu'un petit chien est enfermé dans un appartement de la rue E. Cavell au Creusot depuis le 4 juin ! Il n'existerait qu'un seul jeu de clefs en possession de monsieur.
La SPA se rend immédiatement sur place accompagnée de la police et des pompiers mais il est impossible de pénétrer dans les lieux et personne ne veut (et ne peut au regard de la loi) forcer la porte ou casser un carreau.
Il est nécessaire pour cela d'obtenir l'autorisation du procureur de la République après dépôt d'une plainte en bonne et due forme. Combien de temps une telle procédure peut-elle demander ? Et combien de temps, par ces températures estivales un chien peut-il survivre sans s'hydrater ?
Par l'intermédiaire des infirmières du centre psychiatrique, la SPA a tenté de convaincre l'individu de prêter ses clefs mais il ne veut rien entendre . Aurait-il quelque chose à cacher ? Quoi qu'il en soit, chaque heure qui passe l'urgence se fait plus prégnante et l'inquiétude grandit chez les amis des animaux.
La SPA met tout en œuvre pour arriver à un dénouement heureux, mais il est clair que les procédures institutionnelles montrent en l'occurrence leur totale inefficacité, hélas…
Mais l’histoire a quand mème eu une fin plus heureuse : La dame victime de violence a pu récupérer les clefs auprès de son ex compagnon et s'est finalement engagée à prendre le chien en charge. Happy end. La SPA remercie la police du Creusot pour sa sollicitude et l'assistance qu'elle lui a apportée
La SPA de la région creusotine, refuge de Marmagne