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> Etat Civil > Avis de décès
03/10/2021 03:17
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NÉCROLOGIE : Alain Veray, l'ami du COCB, des rugbymen et de tellement d'autres...

Jeune retraité de la Poste, il a été cruellement emporté.
Il y a des combats que l’on ne gagne pas. Le courage ne suffit pas toujours et quand on écrit cela au sujet de l’un des membres de la grande famille du rugby, on sait pourtant que dans ce sport le courage est une vertu cardinale.
Alain Veray, notre ami Alain, n’est plus. Il a été emporté cruellement, vendredi soir, par cette fichue maladie contre laquelle il s’est battu en sachant trop vite que c’était un combat perdu d’avance. Car il était lucide notre Alain...
C’est avec infiniment de tristesse que nous avons appris sa mort. On la redoutait. On savait que sa maladie, encore plus prédatrice que le loup, l’avait déjà condamné. Lui qui aimait tant le COCB, lui qui aimait tant l’ambiance du Parc des Sports, du vieux stade, n’aura pas eu le bonheur de revenir cette saison, alors que sa maison en était si proche. Pas la force car la maladie en avait décidé ainsi.

Il n’aura pas eu le bonheur de revivre et de revoir de ses yeux une victoire de son COCB et aura forcément vécu comme une grande désillusion celle enregistrée contre Metz. S’il avait été au bord du terrain, appareil photo à la main, il n’aurait pas été si étonné que cela, lui qui n’aimait pas les départs trop rapides et qui redoutait les retours de manivelle.
Alain Veray était un postier de profession. Il avait été de la grande administration postale avant qu’elle ne devienne une entreprise. Mais pour lui finalement peu importait la tutelle. Ce qui lui tenait à cœur, c’était le service au client, pardon à tous les clients.
Avant de les choyer, au bureau du Creusot ou à celui du Breuil, où il a terminé sa carrière, un large sourire aux lèvres, Alain Veray avait vécu la grande aventure des trains postaux. Ces trains où des petites mains comme l’on dit – mais les siennes étaient aussi grandes que son cœur – triaient le courrier alors que les locomotives filaient, traversant la France.
Ayant travaillé dans le Nord, où il avait gardé des amis, Alain Veray parlait le Chtit, sans doute mieux que le Creusotin.
Sa retraite venue, il s’était offert un nouvel appareil photo, car il aimait faire des photos de rugby, et encore plus des photos des jeunes du COCB. Et c’est avec plaisir et non sans fierté, mais bien discrètement, qu’il les adressait à creusot-infos. C’était sa mission bénévole à laquelle il s’était assigné. Sous le soleil ou sous la pluie. Toujours avec le sourire, toujours avec une bonne blague et des mots gentils.
Alain Veray était un travailleur de l’ombre. Un bénévole sans lesquels les associations et les clubs sportifs perdraient leur sens. Il était un homme de valeurs. Un homme dont on pouvait s’enorgueillir d’avoir sa confiance autant que son amitié.
Il était un supporter exemplaire de l’équipe du Creusot. Fier et heureux de ses succès. Triste et désolé de ses défaites. Mais sans jamais accabler. Il avait toujours les mots gentils. Il savait trouver du bonheur là où d’autres ne trouvent rien. Il fallait l’entendre lâcher fièrement «Oh mon bébé» quand son fils marquait un essai, pour mesurer ce qu’il avait dans les tripes et dans le cœur.
Il était l’ami de creusot-infos et sa présence nous manquait déjà en ce début de saison. Barbara, Rui, Christophe, moi-même et tant d’autres aimions son contact. Alors oui on se dit que la maladie est trop cruelle, qu’elle arrache à la vie des gens qui donnaient tant et qui avaient encore tant à donner.
Alain, notre ami, cher ami, tu ne méritais pas de partir aussi vite. Tu ne méritais pas de souffrir autant, toi qui était autant l’ami que l'ambassadeur du bien.
On n’oubliera pas ta joie de vivre, cette si belle joie de vivre dont tu étais une des incarnations. On n’oubliera pas que les dimanches de déplacement tu mettais le réveil pour aller supporter le COCB et faire des photos pour les partager, après un bon repas évidemment.
On n’oubliera pas le bonheur de tes yeux quand tu venais à l’Elan Chalon et que tu te délectais du bonheur de la jeune fille qui t’accompagnait. Car comment oublier quelqu’un de si bon que sa famille et ses enfants et plus proches amis pleurent depuis vendredi soir.
En ces circonstances si douloureuses et si tristes, creusot-infos présente ses très sincères condoléances, en premier lieu à sa famille, à ses enfants, et à toutes celles et tous ceux que la disparition d’Alain Veray affecte dans la grande famille du rugby, celle du COCB et bien au-delà. Et ça fait beaucoup, beaucoup de monde ! Salut l’ami. S’il existe un paradis pour les gens bien, on sait que les portes te sont grandes ouvertes. Mais cela ne suffit pas à atténuer notre tristesse.
A.B.