Recherche
Pour votre publicité sur
Creusot-infos, un seul numéro
06 62 80 46 68
POUR JOINDRE CREUSOT-INFOS
alain.bollery@orange.fr (à privilégier)
SMS et MMS au 06 98 82 18 88
> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE
04/02/2021 09:00
4266 lectures

EDITO : Les soignants, les caissières et les autres

Il n’y avait pas que des femmes en première ligne…

La présentation du rapport sur l’égalité hommes/femmes, lundi soir, au conseil municipal du Creusot, a vu Laëtitia Martinez, la conseillère déléguée à l’égalité des droits, évoquer la crise sanitaire, pour expliquer que des femmes avaient été en première ligne. Elle a ainsi parlé des soignantes et des caissières.
S’il est louable d’avoir eu une pensée pour elles, il est sans doute aventureux d’effectuer des classements aux mérites. Déjà parce qu’il y a des soignants qui eux aussi ont été en première ligne. Des infirmiers, des aides-soignants. Il y a aussi dans les magasins des caissiers. Sans compter les employés qui mettent en rayon et qui sont tout aussi bien des femmes et des hommes.
Et puis pourquoi sur le thème de l’égalité ne pas parler des ramasseurs de poubelles ? Ils ont continué de collecter nos ordures ménagères et ils étaient bien en première ligne. Comme l’étaient aussi les agents de CMR qui font du tri sélectif encore plus poussé sur les tapis et qui voient des masques usagers défiler, certains portant forcément les miasmes du CORONAVIRUS, qui n’est ni masculin ni féminin.En fait à vouloir classer obligatoirement les gens par catégories et par sexes, les promoteurs d’un féminisme exacerbé sont contre-productifs. Leurs discours sont de nature à dresser les uns contre les autres, les unes contre les autres.
Il n’y a pas d’un côté les femmes qui seraient maltraités et de l’autre les hommes qui auraient tous les avantages.
Le regard porté sur l’égalité femmes/hommes ne doit pas être seulement avec des chiffres, avec des revendications exclusivement quand il y a plus d’hommes que de femmes dans une profession.
Il y a certaines professions où l’on trouve majoritairement des femmes, comme l’enseignement en maternelle, en primaire, en collège et même au lycée. Les infirmières bien sûr, les sages femmes. Faut-il s’en offusquer ? Car oui dans certaines professions on trouve majoritairement des hommes, comme dans certaines fonctions dans l’industrie, parce qu’il est convenu que les métiers sont difficiles. On voit de jeunes femmes choisir de travailler dans l’industrie et on voit de plusieurs de femmes ingénieures. C’est bien. Mais faut-il pour autant qu’on arrive à l’égalité, à la parité ? Pas forcément. Plutôt que de vouloir des quotas égalitaires partout laissons un peu beaucoup faire les choses. Le drame du féminisme c’est qu’il porte un regard revendicatif uniquement sur certaines catégories. Et pas sur d’autres. Ce qui contribue à ce que cela ne passe pas dans la population. C’est aussi simple que cela.
Alain BOLLERY