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> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
10/07/2021 03:17
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Ugo Bernalicis : «Oui il y a un risque pour Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir les 500 signatures»

Le Député du Nord de la France Insoumise se livre dans une interview à creusot-infos, au sujet des enjeux pour Jean-Luc Mélenchon et ses troupes d’ici la Présidentielle et les Législatives. Ugo Bernalicis est venu faire campagne à Thil sur Arroux.
Ce n’est forcément parce qu’il aime la Saône-et-Loire qu’Ugo Bernalicis, député de la 2ème circonscription du Nord a décidé de venir lancer la campagne de la France Insoumise à Thil sur Arroux, pour les Présidentielles et les législatives de 2022, comme il l’avait fait en venant pour les Européennes. Il aime la Saône-et-Loire, mais c’est aussi pour lui l’occasion de voir ses parents établis dans le Sud Morvan.
Mais le Député du Nord ne vient pas en vacances. Il va tenir un discours très militant, comme il s’en explique dans une interview à creusot-infos.

Quel message venez-vous délivrer aux militants ?
UGO BERNALICIS : «Déjà ce n’est pas un rassemblement des militants de Saône-et-Loire, mais un rassemblement interdépartemental. Mon message est clair : On est à 100% dans la campagne présidentielle. Il faut se mobiliser dès ce mois de juillet. Cela après des élections régionales et départementales qui ont été marquées par une abstention extraordinairement élevée…»


Et alors ?
«Une des conditions d’un succès de Jean-Luc Mélenchon c’est la participation de l’électorat populaire, de notre électorat. Seule une campagne militante ramènera nos concitoyens aux urnes».

Que comptez-vous faire ?
«Déjà sur le terrain, partout, il faut demander à nos sympathisants de vérifier s’ils sont bien inscrits sur les listes électorales. Ensuite il faudra dire et convaincre que voter à la Présidentielle se sera pour changer et appliquer notre programme. Il s’appelle «L’avenir en commun» pour 2022, comme il portait déjà ce même nom pour les Présidentielles de 2017. Ce sera d’ailleurs le sens de notre Université d’été qui aura lieu à Valence, dans la Drôme, du 26 au 29 août. Nos objectifs sont très clairs !»

Lesquels ?
«Si nous remportons la Présidentielle on augmentera le SMIC de façon significative. Pour le partage des richesses nous établirons 14 tranches pour l’impôt sur le revenu. Les impôts baisseront pour ceux qui gagnent moins de 4000 euros et ils augmenteront pour ceux qui gagnent plus de 4000 euros. Ce sont là des choses concrètes. Il faudra appliquer notre programme».

Pour cela il vous une majorité, alors que nombre de vos candidats aux législatives de 2017 ont plus ou moins disparu du paysage…
«Ce n’est pas vrai partout. Mais oui nous voulons anticiper les législatives. Dès le début de l’année 2022 il faut que nos candidats soient connus. Pour cela, nous devons nous mettre au travail tout de suite. Faire émerge des figures dès la rentrée de septembre. C’est la vie militante d’un parti que d’anticiper les rendez-vous électoraux. C’est pourquoi nous nous retrouvons entre militants en ce début du mois de juillet, pour se remettre dans l’action».

Pour les Présidentielles de 2017, Jean-Luc Mélenchon avaient bénéficié des parrainages et donc des signatures du PCF qui cette fois-ci aura un candidat. Jean-Luc Mélenchon aura-t-il ses 500 signatures pour pouvoir être candidat ?
«On est en train de s’organiser pour les avoir. On sait que ce ne sera pas facile. On a trente conseillers régionaux dans le pays. Quelques maires ont gagné des villes. C’est vrai qu’avec la candidature de Fabien Roussel il y a des signatures que l’on n’aura pas. Mais j’en suis convaincu, des signatures de communistes iront à notre candidat, iront à Jean-Luc Mélenchon. Aujourd’hui on n’a pas ces 500 signatures. Alors oui il va falloir aller les chercher. Car oui, il y a un risque pour Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir les 500 signatures. Mais je suis persuadé qu’il y a des conseillers régionaux qui ne sont pas de la France Insoumise qui nous apporteront leur soutien».

François Ruffin n’a jamais caché sa proximité avec le Parti Communiste…
«Il apportera sa signature à Jean-Luc comme l’ensemble des parlementaires de la France Insoumise. On compte bien aussi avoir des soutiens du côté du PCF et des non inscrits. Je rappelle d’ailleurs que parrainer ne veut pas dire soutenir. Je rappelle que l’on avait proposé une loi pour qu’un candidat puisse aussi s’appuyer sur 150.000 citoyens. Cela a été rejeté par Macron et ses troupes».

Il y a aussi le NPA et Philippe Poutoux…
«On a discuté avec eux. Nous avons été sur de mêmes listes aux Régionales. Ils sont partis pour être candidats. La gauche, les partis de gauche parlent tous d’union, mais les candidatures se multiplient partout. Cela ne va pas dans le bon sens»
Recueilli par 
Alain BOLLERY


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