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28/08/2020 03:16
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Stéphane Guiguet : «Plus d’isolation thermique et plus de photovoltaïque dans les lycées»

Dans une interview, le vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des Lycées, fait le point avant la rentrée scolaire. Il souligne les enjeux en matière d’investissements, mais aussi de fonctionnement dans les lycées avec le CORONAVIRUS qui rode, pas seulement pour les élèves, mais aussi pour les 3000 agents.
Elections régionales de 2021 : «Marie-Guite Dufay ? Une bonne candidate»
C’est la dernière rentrée scolaire de la mandature. Comment la Région l’a t-elle préparée ?
STEPHANE GUIGUET : «Il faut déjà rappeler que les Lycées ont évidemment été inclus dans le plan de relance qui repose sur la création d’emplois, avec aussi la transition écologique. C’était au cœur de notre projet au début de la mandature et cela a été accentué au dernier débat d’orientation budgétaire.
Les 400 millions mobilisés dans le plan de relance ont été permis grâce à la bonne santé financière de notre collectivité, qui nous permet de faire des emprunts. Avec la volonté d’être rapide, de favoriser l’emploi locale et de contribuer à la transition écologique.  Le plus compliqué c’est la rapidité d’exécution».

Concrètement sur quoi insistez-vous dans les Lycées ?
«Sur l’isolation thermique et sur le développement du photovoltaïque sur les toitures des établissements. Nous avons aussi la volonté de développer le nombre de stations hydrogène. Nous en avons déjà cinq, notamment à Joigny, Dole et Nevers. On va accélérer. Enfin, je rappelle que nous avons engagé la lutte contre le gaspillage alimentaire et nous voulons l’accentuer. On va soutenir l’investissement».

C’est-à-dire ?
«La ligne directrice, c’est de ne pas être en-dessous de 100 millions d’euros par an. La difficulté c’est la mise en œuvre, car nous avons beaucoup d’appels d’offres infructueux».

Avec la crise sanitaire, comment avez-vous préparé la rentrée ?
«On était en attente du protocole sanitaire et nous allons l’appliquer. Avec la volonté d’avoir une rentrée qui ressemble le plus possible à une rentrée normale. Même si ça sera avec des masques, avec une mise à disposition d’un stock de sécurité dans les lycée.  J’ai une inquiétude : Face au COVID, j’attends du Gouvernement de la clarté. Il faut partout le même protocole.
Je rappelle que nous avons aussi mis en place une tarification sociale au niveau de la restauration, qui peut aller jusqu’à 250 euros sur une année scolaire. Et au niveau numérique on prend en compte le travail à distance qui va exister plus qu’avant. Des dotations sont prévues.
Et puis nous avons aussi pris en compte que nous avons des agents vulnérables».

Comment cela se traduira ?
«Sur 3000 agents nous avons évidemment des personnes vulnérables. Et chacun comprendra que si c’est un chef de cuisine qui se trouve être un agent vulnérable, il convient de pouvoir réagir extrêmement rapidement ? Nous avons donc débloqué 1,4 million d’euros pour l’enveloppe de remplacement, avec jusqu’à 200 agents recrutés. C’est un plus à l’enveloppe habituelle dédiée aux remplacements, une enveloppe que nous portons à 5 millions d’euros.
L’objectif n’est pas de créer des emplois précaires. D’ailleurs c’est une proposition qui a été validée par les représentants du personnels.
Enfin nous avons pris en compte les nécessaires nettoyages des salles de cours, des dortoirs, des cuisines, des salles de restauration.
Il fallait aussi être en capacité de distribuer des masques, en deux jours, à nos 3000 agents».

Vous n’avez pas souhaité mener la liste pour les municipales à Mâcon. Pourquoi ?
«Déjà je suis persuadé que les partis doivent s’ouvrir sur la population. Deuxièmement, il faut arrêter avec le cumul des mandats et des indemnités.
Je suis vice-président d’une Région qui est grande et je n’avais pas la place pour mener une campagne. Mais j’étais prêt à m’investir. On a été mauvais sur Mâcon. Les électrices et les électeurs sont sensibles au principe de travailler ensemble pour l’avenir. La gauche a raté le coche à Mâcon. C’est pour cela que j’ai décidé de retravailler à la reconstruction de la gauche, mais pas seulement du PS. Je veux travailler pour l'ensemble de la gauche et en premier lieu évidemment pour le PS. Il faut agir sur la vie quotidienne des gens. On va s’inscrire dans le temps sur le social, la démocratie et l’écologie avec pour objectif d’être présents et actifs pour toutes les échéances électorales».

Souhaitez-vous que Marie-Guite Dufay se représente pour les prochaines élections régionales ?
«C’est à elle de le dire. Si elle souhaite être candidate, ça peut être une bonne candidate. Elle a su franchir le cap de la fusion. Elle a surtout choisi une politique qui a été validée par la crise. Avec la transition écologique et la fraternité affichées et portées dès le début. On voit qu’elle n’a pas eu tort».
Recueilli par Alain BOLLERY