
Le nucléaire civil est sur une vague porteuse. Le Creusot est l’épicentre de la reprise. Les investissements sont là. Les embauches aussi. Au service de la souveraineté nationale, comme le met en avant David Marti.

C’est une belle visite qui a été effectuée, jeudi matin, sur trois des sites de Framatome au Creusot. On peut même dire quatre, puisque la conférence de presse a eu lieu au Campus, c’est-à-dire juste à côté de l’Alto.
La visite s’est ensuite poursuivie dans l’atelier historique de Framatome pour découvrir les travaux de Génie Civil dans la grande travée qui va accueillir les fabrications des internes de cuves, comme cela avait été annoncé à l’occasion de la visite d’Agnès Pannier Runacher. Dans l’atelier ce sont 23 pièces forgées en inox qui seront façonnées, sur la base de la fabrication d’un EPR tous les 18 mois. Sébastien Guinot a précisé que ce sont 50 personnes qui vont être recrutées, dont certaines en interne. Le plus gros équipement sera une machine de 50 mètres de longueur, 25 de large et de 16 mètres de hauteur !
Deuxième étape, les ateliers que l’on appelle encore «Creusot Mécanique» là où on investit aussi dans de gros équipements pour façonner les viroles, dont creusot-infos avait rendu compte d’une inauguration (lire notre article).
Enfin la visite s’est terminée par le centre technique et son extension que nous avons présentée mercredi sur creusot-infos (lire notre article).
Une petite visite d’une matinée pour souligner la grandeur des investissements lancés ou en cours… 100 millions pour les internes de cuve… 20 millions déjà pour l’extension du centre technique… 120 millions c’est la somme qui a été mise en-avant… Mais ce sont quand même et aussi 30 millions d’euros qui ont été engagés à Creusot Méca… Au total, on arrive donc à 150 millions d’euros…
Des investissements énormes au service de l’ambition de la souveraineté énergétique de la France pour ce qui concerne la production d’électricité nucléaire décarbonée. Il est toujours utile de le rappeler.
Lors du point presse, David Marti, a souligné combien il est important de montrer le lien entre les millions engagés et la réalité physique des investissements. Chaque jour qui passe voit Le Creisot devenir encore plus la capitale de la relance du nucléaire civil. Ce qui induit que Le Creisot a changé de statut au niveau national, pour ne pas dire européen.
Dans les Ministères, on ne regarde plus Le Creusot. Il n’y a plus une forme de condescendance ou de mépris comme cela a pu exister, mais du respect. «On est sur quelque chose d’exceptionnel et de durable avec une grande portée économique», souligne David Marti. Et de mettre en relief : «C’est ici au Creusot que l’on va garantir la souveraineté nationale, maîtrisée et d’envergure».
Le Maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine a aussi délivré un message politique en taclant ceux qui voudraient opposer Framatome à Jimmy, qui va fabriquer des micro réacteurs sur la zone TGV «On a besoin des deux, et il n’y a aucune concurrence». Il a en fait dénoncé des réactions politiciennes peu en phase avec les réalités.
Laurent Gless, le directeur de Framatome au Creusot a souligné la montée en puissance de l’établissement qui va arriver à 500 salariés, soit deux fois plus qu’il y a quelques années. Il a aussi souligné combien entre Framatome, EDF, la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, l’Etat et la Région», tout le monde tire dans le même sens.
Il a aussi insisté sur les besoins en personnels, et la nécessité de préparer les générations futures.
Christian Bonneau a lui mis en relief l’importance stratégique du centre technique qui va atteindre rapidement les 200 salariés, sur les 300 en Saône et Loire. Il a aussi dit aussi que le centre technique va continuer de grandir et de s’étendre.
Jean-Claude Lagrange, a lui été catégorique : «Ce qui profite au nucléaire, profite à tout le monde».
Alain BOLLERY


























