Le Ministre de l’Industrie a été omniprésent pendant les quatre jours du salon professionnel dédié aux entreprises industrielles, au Parc des Expos de Villepinte. Avec des entreprises de Saône-et-Loire et de Côte-d’Or. Sébastien Martin se confie dans une interview vidéo.
Il a crevé l’écran ! Difficile de trouver un exposant qui entre lundi et jeudi n’a pas vu passer Sébastien Martin, le Ministre de l’Industrie. Difficile, car il a parcouru toutes les allées et surtout il est allé à la rencontre des entrepreneurs, de ces chefs de PME venus au salon professionnel Global Industrie, au Parc des Expositions de Villepinte, près de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Les entrepreneurs qui le souhaitaient ont même pu échanger avec le Ministre. Pour beaucoup, comme pour le Sébastien Martin, avec son statut de Ministre, il s’agissait d’une première. Il a notamment pu mesurer la forte mobilisation de la CCI de Bourgogne - Franche-Comté qui était en première ligne et qui a mobilisé des entreprises. Avec un constat : On trouve de plus en plus de robots. Ce qui est logique. Les avances technologiques permettent tout à la fois de gagner en efficacité et en productivité. Mais aussi de ne plus confier à l’homme - ou à la femme - des fonctions difficiles.
Pour chaque entreprise qui était présente, il s’agissait évidemment de démontrer son savoir faire, pour dans l’absolu gagner des clients et des marchés. Les PME constituent un vivier très très actif. Elles sont enviées dans d’autres pays. Pour preuve, dans un monde de plus en plus mondialisé, où le «made in France» demeure une référence, nous avons pu voir comment la Chine est capable d’aller chercher des marchés et/ou des entreprises. Avec par exemple des «ambassadrices» chinoises qui débarquent sur un stand pour proposer des services ou des prestations, forcément moins chers, et évidemment réalisées de l’autre côté de la grande muraille. C’est assez surprenant à voir et cela démontre le bien fondé de la défense de notre industrie. C’est justement ce à quoi Sébastien Martin s’emploie et pendant quatre jours il a mouillé la chemise. Avec le souci de convaincre un maximum d’entrepreneurs sur le défi de la décarbonation. Avec aussi le souci de séduire les jeunes. Jeudi matin, il s’est ainsi exprimé devant un groupe de jeunes qui sont en lycée professionnel, pour leur faire passer deux messages : «N’ayez pas peur d’aller travailler dans l’industrie»… «Regardez aussi ce que vous pourrez faire dans une entreprise, avec la réalité virtuelle», proposée par nombre d’industriels. Cette année Global Industrie a battu son record de fréquentation, avec en prime près de 8000 jeunes. Preuve que l’industrie est à nouveau tendance dans notre pays. Et ce n’est pas Sébastien Martin qui s’en plaindra. Bien au contraire.
Alain BOLLERY (Photos Alain BOLLERY)
Benjamin Capli
Directeur R&D BSE Electronic (Le Creusot) «L’année dernière on avait participé à Global Industrie à Lyon. On a eu beaucoup de contacts collaboratifs, notamment avec des fournisseurs potentiels. Je peux dire que l’on a eu une dizaine de très bons contacts». L’entreprise BSE est spécialisée dans la fabrication de cartes électroniques.
Philippe Roussel
Directeur de Bourgogne Précision Mécanique (Longvic) «Nous avons 13 salariés, nous réalisons un chiffre d’affaires de 1,7 million d’euros. Nous travaillons à 100% en sous-traitance, notamment pour l’entreprise Parker. On produit pour eux des pièces pour des moteurs électriques, par exemple pour le médical. Nous travaillons toutes les matières, jusqu’au titane. Nous investissons près de 300.000 euros par an. Nous réalisons des usinages complexes. On travaille aussi pour le CEA. Le bilan du salon est bon avec six très bons contacts. Nous avons notamment été approché par SAFRAN».
GeoffrOy Guise
Directeur de Metic (Chalon sur Saône et Louhans), ACSM (Le Creusot) et Meca (Chalon sur Saône) «C’est notre premier salon et donc notre premier Global Industrie. C’est important pour nous de pouvoir montrer ce que l’on fait et ce que l’on sait faire, pour conquérir de nouveaux marchés. Notre dernière belle réalisation, avec 4000 heures de travail, est un outillage pour des éoliennes, et il est parti en Namibie. C’est un outillage qui va permettre de monter les éoliennes».
Fanny Garcia (au centre) et Nathalie Aubry (à droite) ont animé le stand de la CCI de Bourgogne - Franche-Comté... C'était le dernier salon pour NathalieL'Italie avait une grosse présence