
François Chirico, un retraité de la commune, est l’auteur de ce miracle. Cet ancien chaudronnier a réussi l’exploit de restaurer les deux statues. Une oeuvre saluée, vendredi soir, par le Père Godefroy de Suremain qui est venu bénir les deux statues, à quelques jours de Noël.

Notre vidéo et notre reportage photos.
Cela n’a pas été une grande réception, mais un grand moment de joie et de bonheur, ce vendredi 19 décembre, en fin d’après-midi, en l’église Notre Dame de l’Assomption de Montcenis.
Une église où les statues du Sacré Coeur et de Notre Dame de Lisieux avaient été vandalisées, brisées en partie ou en totalité, au sol, le 5 novembre dernier, en pleine journée, par une inconnue (
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Ce qui avait suscité beaucoup d’émotions bien au-delà des frontières de la Saône-et-Loire et de la Bourgogne.
Un émerveillement
«J’avais eu beaucoup de propositions pour remplacer les statues», a expliqué le Père Godefroy de Suremain, devant des paroissiens qui se sont rassemblés, vendredi soir, en l’église de Montcenis, en présence du Maire de Montcenis, Thierry Buisson.
Devant les statues restaurées, le Père de Suremain a fait part de son «émerveillement» et salué François Chirico.
«C’est un vrai miracle de Noël !» s’est félicité le Père Godefroy de Suremain.
Pour remercier François Chirico il lui a remis un livre sur la Cathédrale d’Autun, sous les applaudissements.
3 semaines de travail
Le retraité restaurateur a expliqué qu’il a consacré deux bonnes heures par jour, pendant trois semaines, pour restaurer les deux statues, encore plus belles et plus resplendissantes aujourd’hui.
Le Père de Suremain, à l’initiative du rassemblement, a ensuite béni les deux statues, miraculeusement restaurées au regard des dégâts qu’elles avaient subi… Celle du Sacré Coeur avait en effet été retrouvée, si l’on peut dire, en mille morceaux.
Un chaudronnier aux mains d’or
François Chirico peut légitimement être extrêmement fier de son travail et de sa patience qui, conjugués, ont permis la restauration des deux statues.
Monticinois de toujours, François Chirico dont les parents étaient originaires de Calabre en Italie et qui étaient venus travailler au Creusot, avait débuté une carrière de chaudronnier à Creusot-Loire en 1978. Et c’est à NFM qu’il a terminé sa carrière professionnelle.
Un plâtre plus lourd…
Il ne manque pas de préciser qu’il a ramené les statues dans l’église de Montcenis le 6 décembre, deux jours avant la célébration de la Fête de l’immaculée conception, que l’on appelle aussi fête des lumières à Lyon.
Il explique qu’il a passé beaucoup de temps pour refaire les visages et les yeux et qu’il n’a jamais retrouvé le pouce de la main droite du Sacré Coeur qu’il a donc reconstitué.
«Le plâtre de la statue du Sacré Coeur était plus lourd que celui de la statue de Sainte-Thérèse de Lisieux», souligne-t-il en précisant que cette dernière pesait plus de 20 kilos. Comme les paroissiens pourront le constater, le retraité aux mains d’or a aussi refait les couleurs des deux statues. Cela alors même que la statue de Sainte-Thérèse était uniforme jusqu’à ce qu’elle soit vandalisée.
Un éclat exceptionnel
Celle du Sacré Coeur offre aujourd’hui un éclat pour le moins exceptionnel… «Elle brille comme si elle était neuve», remarque une fidèle. Elle l’est un peu beaucoup, puisqu’elle était en mille morceaux. François Chirico l’a reconstituée comme un puzzle avec un maîtrise rare, digne des plus grands professionnels de la restauration.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)















