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19/04/2021 18:00
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Régionales : Gilles Platret (Les Républicains) prône plus de volontarisme pour les éleveurs et les agriculteurs

Il s’est rendu dans une exploitation agricole à Saint-Bonnet de Joux où il a pu mesurer les difficultés d’un couple. Lui avec des charolais, elle avec des volailles. Le candidat des Républicains était bien accompagné. Gilles Platret a dénoncé le peu d’investissement de Marie-Guite Dufay pour l’agriculture et pointé la menace écologiste.
L’exploitation est dans la campagne verdoyante de Saint-Bonnet de Joux. Ici on entend les oiseaux, et on voit des hirondelles, signe que la ferme est bien tenue. Pascal Lorton est éleveur charolais, avec une centaine de vêlages à l’année. Son épouse Stéphanie s’est elle lancée dans les volailles Label Rouge – 8800 à l’année – en 2012, parce qu’ils avaient déjà du mal à joindre les deux bouts.
«Les volailles ont apporté un complément de revenus, mais là avec l’augmentation des matières premières, notre revenu baisse. Tout le monde a gardé sa marge jusqu’au distributeur. Comme toujours, il n’y a que la marge de l’éleveur qui baisse», lance Pascal Lorton, avec du dépit dans la voix, à Gilles Platret.

Dans le cadre d’une grande journée dédiée à toutes les pratiques agricoles en Saône-et-Loire, après le vin en début de matinée, et avant le dossier du loup à la mi-journée, la tête de liste des Républicains a souhaité échanger avec des éleveurs. Il est accompagné de Josiane Corneloup, la députée de la circonscription, de Jean-Marie Sermier, député du Jura avec qui il fait équipe, mais aussi d’André Accary, président du conseil départemental, de Fabien Genet, sénateur de Saône-et-Loire, et de Gérard Gordat, le régional de l’étape.

«Il faut entendre la colère»

«Avec la diminution probable des aides de la PAC, la région aura un rôle majeur. Il faut que les agriculteurs puissent vivre de leur travail», alerte Josiane Corneloup, en guise d’introduction.
A la Région, Gilles Platret veut des élus de combat. «Je peux témoigner que Gérald a toujours défendu l’agriculture et je sais combien elle souffre. Oui il faut regretter la casse qu’il y a eu à Dijon, mais il faut aussi entendre la colère de nos agriculteurs, car il souffre. Aujourd’hui il faut éviter les extrêmes. Celle de Julien Odoul. Et celle de la gauche avec les écolos. Car ne serait pas une bonne chose s’ils arrivaient au pouvoir».
Pendant le tour de l’exploitation, Pascal Lorton explique qu’il a décidé de faire lui même l’alimentation de son cheptel. Il a construit un bâtiment, couvert de panneaux photovoltaïques. «Mais je ne serai pas propriétaire de la toiture avant 30 ans, elle appartient à un investisseurs».
L’éleveur explique à Gilles Platret les difficultés du marché, les prix qui baissent. «Mes animaux profitent bien avec mes préparations, on a de la viande de qualité, mais les revenus ne sont pas là».
Devant cette situation, Gilles Platret est convaincu «que la région doit aider et faire plus pour son agriculture».

Le souvenir d'André Accary

Frédéric Borne, éleveur à Ecuisses est catégorique «Ce qui est important c’est de se repositionner sur le local et là la Région peut faire plus». Gérard Gordat remarque alors : «Aujourd’hui il n’y a pas assez d’approvisionnements en local dans les lycées bourguignons». Gilles Platret souligne lui : «A Chalon on sera à 80% à la fin du mandat».
Pour Christian Bajard, président de la FDSEA, il est très clair que «quand il y a une volonté collective c’est plus simple».
André Accary intervient alors pour rappeler que «la région a tout fait pour bloquer les prêts d’honneur que l’on voulait accorder aux agriculteurs pour la sécheresse. Et c’était quand même 13 millions d’euros». Un chiffre que Gérard Gordat reprend au vol : «La Région avait mis seulement  5 millions d’euros pour 8 départements».

«Un budget ce sont des choix. Et notre choix à nous c’est de soutenir des filières de qualité»

Frédéric Borne souligne «Il est très clair qu’en Bourgogne – Franche-Comté, on a parmi les plus petits budgets accordés à l’agriculture». Jean-Marc Sermier ajoute : «Il faut arrêter avec les conditions». Et Gilles Platret de dénoncer «les éco-conditionnalités». Le candidat poursuit : «Quand on nous dit qu’il n’y a pas d’argent, je réponds qu’un budget ce sont des choix. Et notre choix à nous c’est de soutenir des filières de qualité».
Frédéric Borne fait des comparaisons : «En Auvergne Rhône Alpes, ils consacrent 112 millions à l’agriculture, en Ile de France c’est 47 millions». Gilles Platret tacle : «nous en Bourgogne – Franche-Comté c’est 18 millions. Ce n’est évidemment pas suffisant»
Avant d’aller se pencher sur le dossier du loup, pour rebondir sur les interpellations sur les difficultés à monter des dossiers, Gilles Platret conclut : «En France, on est les champions du monde pour créer des contraintes».
Alain BOLLERY



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