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01/12/2023 13:25
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Patrick Martin, le patron du MEDEF, a ses racines familiales en Saône et Loire

Il était en visite, jeudi à l’entreprise Michelin à Blanzy, où il a donné une conférence de presse, après avoir reçu la copie d’un acte de naissance…
On ne sait pas si Fabien Rossignol, le président du MEDEF de Saône et Loire, l’a fait exprès… Mais en proposant de l’emmener visiter l’usine Michelin de Blanzy, à son président national, Patrick Martin, il a tapé dans le mille.
Sascha Kettler, le directeur de Michelin à Blanzy, lui a en effet remis une copie du certificat de naissance de son grand père, né à Blanzy, le 5 avril 1871. Patrick Martin, très heureux, n’a pas manqué de préciser que sa grand-mère était quant à elle originaire de Neuvy Grandchamp.
Autre cadeau reçu par le Président du MEDEF : Une paire de chaussettes offerte par le patron de l’entreprise Monnet.
Un cadeau adéquat en rapport avec sa visite de l’entreprise Michelin, puisque ne dit-on pas d’une voiture qu’elle est chaussée de bons pneus, quand elle a des Michelin !
Trêve de plaisanterie en venant dans la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, le Président du MEDEF aurait pu rencontrer un homonyme, à savoir Patrick Martin, secrétaire de l’union locale CGT passé par Alstom… On ne sait s’ils ont un lien de parenté, mais ils ont quand même un lien avec le monde de l’entreprise et de l’industrie. Peut être que le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot pourrait dire si Patrick Martin du MEDEF est cousin avec Patrick Martin de la CGT…
En tout cas, celui du MEDEF, qui en venant au Creusot en 1985, avait découvert la désindustrialisation, a confié que les cadres de l’ex Creusot Loire, lui avait certifié que leurs maisons ne valaient plus rien… Quatre décennies plus tard, les choses ont bien changé !
Si nous effectuons ce rappel historique, c’est que le Président du MEDEF a assuré lors de la conférence de presse tenue chez Michelin - dont il a salué l’ancrage familial et provincial -, qu’un des enjeux de l’industrie, aujourd’hui, pour attirer des collaborateurs, c’est l’habitat. Et expliqué que des groupes reviennent à faire construire directement, pour assurer l’hébergement de leurs salariés. Ce qui a existé à une époque, ce qui a été contesté, et ce qui est aujourd’hui plus ou moins souhaité par des salariés en recherche d’un habitat de qualité. L’histoire est un éternel recommencement.
Interrogé par creusot-infos, au sujet des bourses accordées à des lycéens (cliquez ici pour lire notre article), pour lesquelles Joël Barre, délégué interministériel au «nouveau industriel», a souhaité que les grands groupes industriels s’investissent aux côtés de l’Etat, Patrick Martin a d’abord souligné le fort engagement sur l’apprentissage, «avec des partenariats exemplaires», pour affirmer : «Les entreprises sont donc mobilisées sur la question».
Le MEDEF souhaite qu’elles soient associées à la constitution de la carte des formations, «pour mieux anticiper les besoins et donc mieux orienter les jeunes», en sachant que les trois quarts des emplois sont dans l’industrie.
Il a aussi insisté sur l’enjeu de l’accueil de tous les stagiaires, le plus souvent au mois de juin, sans compter les stages des collégiens ! Il a enfin laissé à la libre appréciation des entreprises le choix de financer et d’attribuer des bourses, pour susciter des vocations, en soulignant que cela existe déjà.
Concernant l’environnement et la transition écologique, Patrick Martin plaide pour bonne synthèse, en ne manquant pas de mettre en avant que la consommation énergétique des entreprises a baissé de 12%. Tout en pointant le risque pour la France de vouloir être plus verte que les autres pays. «Oui le risque c’est d’être en avance !» affirme Patrick Martin, estimant que cela peut défavoriser les entreprises françaises toutes confrontées à la mondialisation et à ce qui se fait ailleurs, notamment en Chine et en Inde.
Il a enfin plaidé pour une bonne prise en compte de l’inclusion et du handicap, tout en estimant qu’il y a des efforts considérables à assumer.
Alain BOLLERY