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> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
04/11/2021 03:17
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Nicolas Soret : «Le nucléaire est une énergie qui a des vertus et qui est décarbonée, elle est donc nécessaire et utile»

Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge du développement économique, Nicolas Soret était mercredi dans la Communauté Urbaine. Il se confie dans une interview.



Il a pris la suite de Jean-Claude Lagrange, à la vice-présidence du développement économique, et c’est en compagnie de ce dernier que mercredi Nicolas Soret est passé par la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau. Sa visite l’a conduit du Mecateam Cluster au site technopolitain au Creusot, en passant par Metalliance et ATS, avant un échange avec David Marti, maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine. Nicolas Soret a découvert le chantier du site technopolitain pour lequel la Région intervient financièrement. Mais aussi la barre de Jaurès pour la démolition de laquelle le Conseil Régional a voté un crédit. Nicolas Soret a répondu aux questions de creusot-infos.


Vous êtes passé par le site du Mecateam Cluster à Montceau. Que représente-t-il à vos yeux ?
NICOLAS SORET : «C’est un atout d’excellence au service de la région et du territoire. Ce qui est vraiment marquant, c’est que ce sont des PME qui se sont structurées pour trouver des solutions, pour construire leur avenir. Avec des formations, certes. Mais aussi en reconstruisant des chantiers, en réalisant des voies de chemin de fer.
Très clairement et très concrètement, démonstration a été faite qu’il faut encourager la création de collectifs. Cela permet d’innover, et même de baisser des coûts, ce qui est très important pour des PME».

Au sein de votre majorité, on ne peut pas dire que tout le monde est d’accord sur la question du nucléaire. Quelle est votre position ?
«Le Conseil Régional soutient la sidérurgie et la métallurgie qui tiennent une place importante sur la Région, notamment pour tout ce qui concerne la formation. Le nucléaire en fait partie. Le nucléaire en Bourgogne – Franche-Comté c’est le fruit de l’histoire industrielle. Je n’ai pas de difficultés avec cela. Le nucléaire est une énergie qui a des vertus et qui est décarbonée, elle est donc nécessaire et utile. Et elle contribue à notre autonomie énergétique. Mais elle ne doit pas être la seule et il faut évidemment considérer les énergies renouvelables».

Vous avez découvert le site technopolitain au Creusot qui va accueillir une école d’ingénieurs. La Région doit-elle être plus conquérante pour justement faire venir des formations d’ingénieurs ?
«On a toujours intérêt à viser l’excellence en matière de formation. Oui on a intérêt pour l’enseignement supérieur et évidemment pour des écoles d’ingénieurs. Oui il faut être capable de proposer un maximum de formations et de filières de haut niveau. Car il faut bien avoir à l’esprit que des jeunes, aujourd’hui encore, se privent d’études supérieures car elles sont trop loin et inaccessibles financièrement».

Quelles sont vos ambitions pour ce début de mandat ?
«Déjà nous devons réussir la sortie de crise et elle n’est pas terminée. Les entreprises n’ont pas toutes commencé à rembourser leur PGE. On a évité la catastrophe, même si cela a été au prix du quoi qu’il en coûte… La croissance est revenue plus rapidement que cela avait été envisagé».

Quel a été le rôle de la Région ?
«Il ne faut jamais oublier que si l’Etat a été à la manœuvre, la Région a mis autant pour un contrat d’un milliard deux cents millions. La Région avait d’abord engagé 110 millions d’euros d’urgence. Puis 435 millions ont été votés pour toute l’économie. Il est important de rappeler que des dossiers peuvent être déposés jusqu’au 31 décembre,  pour des décisions au plus tard en juin 2022 ; et pour des exécutions jusqu’en juin 2023».

Votre dossier le plus urgent ?
«Les filières qui sont en tension et en danger. C’est le cas de l’automobile. Ses difficultés sont conjoncturelles, avec par exemple les grosses tensions sur les composants électroniques. Mais il y a aussi la question de la rupture avec les moteurs thermiques qui sera beaucoup plus rapide que cela était encore imaginé il y a quelques trimestres. C’est pour cela que la Région doit soutenir des filières, comme l’hydrogène.
Mais un des enjeux de ce début de mandat, c’est aussi les filières comme l’hydrogène…»

C’est-à-dire ?
«C’est le sens du fond régional territorialisé, pour pouvoir, par exemple, s’intéresser à l’économie des commerces et de l’artisanat. Ce soutien il doit se faire avec les intercommunalités. C’est le bon échelon pour maintenir le lien avec tous les territoires de la Bourgogne – Franche-Comté».
Recueilli par Alain BOLLERY