
Arnaud Sanvert, Aurélien Dutremble, Eric Michoux et Eric Ciotti ont sorti l’artillerie lourde contre Sébastien Martin accusé d’attendre toutes les voix, dont celles de LFI.
34 minutes chrono… Presque aussi vite que la conférence de presse de Jordan Bardella, avant le 1er tour à Montceau les Mines… C’est une séquence plutôt courte qui a vu se tenir, ce mercredi après-midi, une conférence de presse de soutien à Arnaud Sanvert, le candidat du Rassemblement National, dans la législative partielle de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire, dont le second tour aura lieu ce dimanche.
Au contraire de la conférence de presse du patron du RB, celle d’Eric Ciotti, le porteur de l’union des droites, s’est voulue précise dans ses attaques. Sébastien Martin, qui sera opposé à Arnaud Sanvert, au second tour, en a pris pour son grade. Des tirs nourris pour accuser le candidat de la droite et du centre de tous les mots et notamment d’accepter les voix de LFI et de l’extrême gauche. Une chasse au Martin pêcheur de voix, en quelque sorte, même si cet oiseau est une espèce protégée.
C’est Arnaud Sanvert qui a ouvert le bal. «Ce rassemblement est important. Le 1er tour est passé, malgré une partition moindre, les électeurs m’ont porté au second tour. Il va se dérouler avec un candidat appelé à faire barrage. Avec donc le risque de faire élire un candidat méprisante t autosuffisant», a tacle le candidat du RN. Et de poursuivre : «Mon bilan est plus que correct mon travail a été reconnu.
Tout est possible et faisable, en respectant son mandat et les électeurs. Ils doivent se mobiliser pour un député connaissant le monde du travail réel. On n’a pas de leçons à recevoir de gens fondus dans le macronisme. Monsieur Martin, c’est le deuxième candidat d’Emmanuel Macron !»
Pour Aurélien Dutremble, le patron du Rassemblement National en Saône-et-Loire, «Arnaud est et sera un député de terrain. Un élu sincère qui rassemble beaucoup de monde et ressemble aux électeurs. Il est le seul à pouvoir les défendre. Il a empêché les nouveaux impôts et taxes du Gouvernement de Monsieur Barnier, qui était soutenu par Monsieur Martin. Celui-ci, s’il est élu soutiendra des hausses d’impôts. Arnaud Sanvert lui a soutenu les agriculteurs, redonné du pouvoir d’achat avec la baisse de 15% de la facture d’électricité pour 22 millions de Français.
Arnaud est le candidat du pouvoir d’achat, face au candidat des impôts.
On était les seuls à voter contre les amendements des écolos bobos. La droite était absente. Dimanche pas d’abstention, il faut aller voter».
C’est au tour d’Eric Michoux, député UDR de la Bresse, d’entrer en scène, avec un large sourire : «Je suis un peu le local. Je connais bien Arnaud Sanvert et Sébastien Martin. Arnaud est un homme d’engagement et de volonté. Il est présent. Lui il y est. Arnaud Sanvert sait ce que c’est le mot travail. Il le connait. Il travaillait pour la sécurité dans un Hôtel. Il a des valeurs vraies et simples. Il représente la France».
Le Député de la Bresse s’attaque alors à Sébastien Martin : «On dit qu’il est centre droit, mais non il est au centre. Il n’a pas voulu se faire décorer par quelqu’un de droite, mais par une centriste. Il est bien macronniste. Il essaye une magouille malsaine.
Seulement 6% des gens ont voté pour lui ; Ce n’est pas un raz de marée. Je le connais… il veut partir de l’agglomération. Mais elle va mal. Il dit les usines, les usines. Ca devrait créer de la richesse. Si c’était le cas, on n’aurait pas de mal à boucler les fins de mois de Chalon et de l’agglo. Si vous voulez un indicateur simple, regardez le prix du m2. On passe sous les 1000 euros du m2. Il n’y a pas beaucoup de villes».
Il est 16h21, c’est alors à Eric Ciotti, venu spécialement à Chalon sur Saône faire campagne. Le Niçois attaque : «Je connais l’attachement de Monsieur Sanvert à cette circonscription. Etre élu, c’est aussi être sur le terrain, aimer les gens.
Je suis venu porter le message de la clarté face aux alliances contre nature. Le 11 juin 2024, j’ai fait un choix. Celui de l’alliance, de l’union.
De briser le mur, le cordon sanitaire, celui de l’idéologie de gauche ; Dans un moment historique il faut s’unir. Ce qui nous réunit c’est l’amour de la France. C’est notre volonté de donner un avenir meilleur à la France».
Eric Ciotti poursuit : «Dans un moment de crise majeure, sociale, avec une crise de sécurité, Il faut s’unir, ceux qui aiment la France doivent s’unir. C’est pour cela que j’ai fait le choix de l’alliance avec Marine Le Pen. Seul choix pour éviter un déclin irréversible»
Et de dénoncer «ceux qui soutiennent le déclin de la France. Ils sont les apôtres du déclin, des représentants de la haute. J’ai vu que mes anciens amis demandaient une commission d’enquête sur LFI, mais ils ont accepté son soutien ; Quand c’est pour capter les voix, il n’y a plus danger. La coalition va de LFI à LR. Ils étaient tous ensemble contre nous. S’allier avec LFI c’était le choix de la honte. On a un choix de clarté derrière un candidat de valeur.
Tous ceux qui ont des convictions à droite, face aux déficits, face aux impôts les plus lourds au monde alors que le service public n’est plus assuré. Il y a aussi l’effondrement de notre éducation, de la justice, de nos forces de sécurité, alors que les Français payent toujours plus».
Et le Niçois d’accuser : «Les responsables ce sont les amis de Monsieur Hollande, jusqu’aux amis de LR. Nous cheminons vers la victoire et l’alternance. C’est cela qui va se jouer dimanche.
Arnaud Sanvert combattra les impôts, sera pour la défense des plus faibles.
On a évité l’augmentation des taxes sur l’électricité. On a fait plier le Gouvernement. Il faut s’attaquer aux dépenses d’immigration, on est le modèle le plus attractif d’Europe.
Il y a deux visions, un aiguillage décisif, avec la poursuite de l’effondrement français. J’appelle les électrices et les électeurs à se mobiliser. Cette partielle est au cœur des grands enjeux. On est aujourd’hui dans un médiocre bricolage.
Nous sommes pour la clarté avec Arnaud Sanvert. Ce qui nous guide, c’est l’amour de la France. Nous voulons donner une nouvelle espérance. Ce n’est pas la fin de l’histoire».
Interrogé sur un sondage favorable à Bruno Retailleau pour la Présidentielle, Eric Ciotti rappelle que Valérie Pécresse avait profité de la même chose et lance : «Je ne crois pas à l’avenir de ceux qui participent à un gouvernement de Monsieur Macron. Le macronisme est fini. Bruno Retailleau est l’otage de Monsieur Macron. Il a les pieds et les mains liés».
Le dernier tacle est pour Gilles Platret le Maire de Chalon sur Saône : «Il a fait le choix de participer à cette coalition macroniste en soutenant Monsieur Martin». L’épisode chasse est terminé, Eric Ciotti va rejoindre des militants.
Alain BOLLERY


