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> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
16/10/2021 11:10
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LE CREUSOT : Julien Odoul a déposé une gerbe devant les grilles du Lycée Léon Blum, en hommage à Samuel Paty, mais pas que…

Le leader du Rassemblement National en Bourgogne – Franche-Comté, venu au Creusot avec une dizaine d’élus, s’en est pris à l’ancienne direction de l’établissement, mais aussi au Sous-Préfet d’Autun.
Porte-parole de Marine Le Pen et «patron» du Rassemblement National au Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté Julien Odoul n’a pas choisi par hasard le Lycée Léon Blum, au Creusot, pour honorer la mémoire de Samuel Paty, pile un an après sa décapitation devant un Collège de Conflans Sainte-Honorine.
Si parmi la cinquantaine de Lycées en Bourgogne – Franche-Comté, le Rassemblement National a choisi celui du Creusot pour se rassembler ce samedi matin c’est, a dit Julien Odoul, «parce qu’il y a un an, dans une note, la direction de l’établissement, avait choisi de rendre facultative la minute de silence». Elle avait été observée le jour de la rentrée après les vacances de Toussaint.

Au Lycée Léon Blum, tous les élèves y avaient pris part, en présence du Maire David Marti et de deux Sénateurs, Jérôme Durain et Fabien Genet.
Il y a un an, ce sont des enseignants du lycée, avaient pointé la note diffusée par la direction du lycée, avant qu’un syndicat d’enseignant s’en empare et lance la polémique. Cela avant que les choses soient vite réajustées…
Un an après, des élus à la région du Doubs, du Jura, de Côte-d’Or, de l’Yonne et donc de Saône-et-Loire (*) entouraient Julien Odoul arrivé tout sourire, gerbe à la main, sur laquelle est écrit, sur des rubans tricolores : «Honneur à Samuel Paty, hussard de la République, victime de l’islamisme et de la lâcheté des élites», avec l’oubli de l’accent circonflexe, sur le a de lâcheté…
Une gerbe composée de fleurs bleues, blanches et rouges… Ce qui n’étonnera personne. Le discours de Julien Odoul s’est articulé autour des gammes classiquement répétées par le Rassemblement National. «Nous souhaitons rendre hommage à Samuel Paty, tué par un islamiste qui n’aurait jamais dû être sur notre territoire. Samuel Paty qui a été lâché, abandonné, trahi par son administration et par un système politique, celui de la bien-pensance, qui accuse d’islamophobie toute personne qui défend les valeurs de la République. Samuel Paty avait la volonté de transmettre. Il a été tué parce qu’il voulait transmettre. Des Samuel Paty il y en a des milliers dans nos établissements scolaires, des professeurs qui enseignent les programmes de notre République. Etre Français, c’est pouvoir critiquer les religions, la Shoa, l’histoire des religions».
Et Julien Odoul de poursuivre : «Pourquoi ce lycée du Creusot ? Parce qu’il a été le théâtre d’une trahison. Le Proviseur avait indiqué que l’hommage était rendu facultatif. Pour le Rassemblement National, il n’y aura jamais aucune raison de reculer. Nous déclarons la guerre à l’islamisme. Nous avons vu le déplacement, ici, d’un Sous-Préfet qui a parlé de l’obscurantisme mais pas de l’islamisme. C’est le «pas de vague» et c’est une trahison»
Le leader du Rassemblement National a ensuite évoqué «les esprits perdus» de certains jeunes en réaction à la décapitation de Samuel Paty.
Il a ensuite dit que les élus du Rassemblement National auraient voulu participer, vendredi, aux hommages qui ont été rendus dans les établissements scolaires, «car nous sommes soucieux de la sécurité et des atteintes à la laïcité dans trop de lycées».
Alain BOLLERY

(*) Julien Odoul (Yonne), Olivier Damien (Saône-et-Loire), Aurelien Dutremble (Saône-et-Loire), Valérie Graby (Jura), Dominique Bourgois (Cote-d'Or), Nathalie Fritsch (Doubs), René Lioret (Côte-d'Or), Thomas Lutz (Doubs), Géraldine Grangier (Doubs), Mélanie Fortier (Côte-d'Or), Valérie Deloge (Saône-et-Loire).