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25/02/2024 03:18
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Jérémy Decerle : «Si le Président de la République n’était pas venu au salon, que se serait-il passé ?»

Le Député européen et éleveur Jérémy Decerle était dans le cercle rapproché avec le Président de la République, samedi au salon de l’agriculture. Dans une interview réalisée samedi soir, il revient sur cette journée particulière, accuse le Rassemblement National et démonte les raccourcis trop faciles. De toute évidence le parlementaire européen est remonté.
22h30 samedi 24 février au soir. La pression est enfin retombée au salon de l’agriculture. Après avoir été dépêché sur le plateau de BFM, Jérémy Decerle est de retour à la porte de Versailles. Pour retrouver ses amis éleveurs et continuer d’échanger avec eux et d'autres (notre photo avec un éleveur de brebis corse). Il répond cependant à nos questions.
 
Comment avez-vous vécu votre journée, au salon de l’agriculture, avec le Président Emmanuel Macron ?
JEREMIE DECERLE : «Pas très bien, avec une ambiance très lourde. Une ambiance qui n’était pas propice à la construction, sans laquelle pourtant rien ne peut se faire. Il y a de la pression. Les agriculteurs attendent beaucoup. A juste titre d’ailleurs. Et je ne suis pas mal à l’aise avec les revendications du monde agricole. Mais la manière employée ce samedi n’est pas très très sérieuse. C’est le moins que l’on puisse dire».

 
Que voulez-vous dire ?
«C’est trop facile de tirer dans les pattes, juste pour le plaisir. Le Rassemblement National nous tire dans les pattes, et on sait très bien que cette manifestation et les débordements venaient de l’extrême droite en particulier, mais aussi d’autres extrêmes, puisque des black bloc sont parvenus à s’introduire pour tenter de créer le chaos. Mais ils n’ont rien à voir avec l’agriculture et ils n’en connaissent rien ou pas grand-chose.
Il ne faut être dupe de rien par rapport à ce qui s’est passé. On cherche plus à trouver un coupable que trouver une solution. Ce n’est pas comme cela que l’on avance. J’ai entendu beaucoup de chose tout au long de la journée, dans les médias… Mais si le Président de la République n’était pas venu au salon, que se serait-il passé ? Je vous le dis : On l’aurait accusé de se débiner. Ce jeu là n’est pas bien».
 
Vous avez été avec lui pendant sa visite à la porte de Versailles. Qu’en retirez-vous ?
«Il me semble d’abord utile de préciser que je n’ai pas pris part au repas. Mais preuve de sen engagement, Emmanuel Macron a d’abord été deux heures en tête. Il a discuté, échangé, encore et toujours. Il n’a jamais refusé le dialogue. Il était dans la construction. Alors quand sur BFM, où j’ai été invité, j’ai entendu que notre Président était venu faire le show, je ne suis pas d’accord, mais absolument pas. Ou alors, avant lui, tous les autres Présidents de la République, aussi, ont fait le show. Non, il n’était pas là pour faire le show, mais pour écouter les agriculteurs et essayer de construire. Avec des avancées».
 
Lesquelles ?
«Déjà sur le sujet des prix plancher, pour faire évoluer la législation européenne. . Sur la simplification. Ce qu’il faut retenir, c’est que notre Président de la République est au travail. Il a pris du temps avec les agriculteurs qu’il a rencontrés».
Recueilli par Alain BOLLERY