
Le Député européen, dans une interview vidéo, explique pourquoi la semaine est décisive au parlement européen, à Strasbourg, au sujet du Mercosur. Il tacle aussi le Rassemblement National.
De retour au Parlement européen depuis plusieurs semaines, Jérémy Decerle a retrouvé une assemblée qu’il connait bien. Avant de retourner à Strasbourg, il se confie dans une interview vidéo. Pour expliquer pourquoi la semaine est décisive au sujet du Mercosur :
«Au parlement européen nous allons voter la saisine de la cour de justice européenne, qui permettrait de suspendre l’accord sur le Mercosur. Je me bats pour aller chercher un maximum de voix. Il faut batailler».
L’élu de Saône-et-Loire, qui est éleveur charolais, s’en prend aussi aux politiques qui lancent des accusations sur les plateaux télé ou à la radio : «Je suis agacé d’avoir entendu, la semaine dernière sur les plateaux télé, que la situation c’est à cause de la France. Alors que la France s’est opposée à la signature de cet accord. Et elle n’était pas tant isolée que cela. Il y avait l’Irlande, la Pologne, la HongRie, l’Autriche qui ont aussi voté contre l’accord. Ce sont d’autres pays qui ont choisi de valider cet accord. J’aimerai que la France politique fasse front commun. Il faut qu’on soit en équipe».
Et d’assurer : «Il faut montrer au monde paysan qu’on veut trouver des solutions», avant d’ajouter : «Si on trouvait des avantages au Mercosur en Saône-et-Loire, on le saurait. La Saône-et-Loire, terre agricole par excellence, aurait à perdre, car il n’y a pas de réciprocité dans les normes».
Jérémy Decerle tacle enfin le Rassemblement National qui a vu le Député Aurélien Dutremble l’accuser d’être un «fossoyeur de l’agriculture». Le parlementaire européen assène : «Je n’ai pas de leçons à recevoir des élus du Rassemblement National. Quand on me traite de fosseyeur de l’agriculture, qu’on me montre ce qu’ils ont fait. Ca ne sert à rien de s’apitoyer sur les agriculteurs. Il faut les laisser travailler et leur faire un peu plus confiance».
Alain BOLLERY