
À l’approche de la mobilisation annoncée des sapeurs-pompiers professionnels, le Syndicat des Sapeurs-Pompiers Volontaires de France (SSPVF) souhaite rappeler une réalité trop souvent oubliée : les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des effectifs, mais leurs représentants syndicaux n’ont été associés ni à la construction de cette mobilisation, ni à la définition de ses revendications.
Après le ministère de l’Intérieur, c’est aujourd’hui l’intersyndicale des professionnels qui ne dialogue pas avec nous, tout en donnant parfois le sentiment de parler au nom de l’ensemble des sapeurs-pompiers.
Notre communiqué pose également clairement la question de la place de la FNSPF, association loi 1901 disposant d’une influence institutionnelle importante, mais qui ne peut être assimilée à une représentation syndicale des sapeurs-pompiers volontaires.
Nous y répondons également aux propos du lieutenant-colonel Éric Brocardi concernant une éventuelle mobilisation des volontaires. Notre position est sans ambiguïté : le SSPVF n’appellera pas les sapeurs-pompiers volontaires à déposer leurs bips. La population ne sera jamais notre moyen de pression.
En revanche, nous mettons aujourd’hui sur la table nos propres revendications : financement et gouvernance des SDIS, maintien du secours de proximité, conditions d’engagement, sanitaires dans les centres de secours, fin des représailles liées aux disponibilités, représentation des SPV dans les instances de décision, droits syndicaux et participation aux élections professionnelles.
Le sujet dépasse donc largement la seule mobilisation de septembre : c’est désormais la représentation de près de 200 000 sapeurs-pompiers volontaires et l’avenir même du modèle français de secours qui sont posés.


