La préfète de la Nièvre rappelle que les éleveurs peuvent bénéficier
d'«une aide jusqu’à 80 % pour l’acquisition d’un moyen de protection des
troupeaux».
Communiqué de la préfète de la Nièvre du 26 mars 2026 :
Suite à des évolutions de la réglementation relative à la gestion de la prédation du loup qui entrent en vigueur à compter de ce 1er avril 2026, Fabienne DECOTTIGNIES, préfète de la Nièvre, a réuni, ce jour, les membres du comité loup départemental afin de présenter les nouvelles règles qui visent à faciliter la défense des élevages tout en assurant le maintien de l’espèce en bon état de conversation.
Avec la collaboration de Jean-Paul CELET, préfet référent « loup » et la participation de Virginie PUCELLE, directrice régionale de l’OFB, ce comité a permis de rappeler le contexte de la prédation dans la Nièvre qui a été le département le plus durement touché de la région Bourgogne-Franche-Comté en 2025, et de présenter les nouvelles règles qui découlent de la mise en œuvre des arrêtés du 23 février et du décret du 24 février 2026.
Les nouveautés :
- l’augmentation du taux de prélèvement annuel autorisé en France, passant de 19 % (192 loups) à 21 % (227 loups) avec une possibilité d’être porté à 23 % (248 loups) sur décision de la préfète coordinatrice du plan national Loup, préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes ;
- la possibilité pour un éleveur (titulaire d’un permis de chasse valide ou qui fait appel à un tiers également titulaire du permis de chasse valide) de défendre son élevage, que ce dernier soit protégé ou non, en effectuant un tir de défense et selon un régime déclaratif ne nécessitant plus une autorisation préfectorale. Ce système déclaratif est valable pour les exploitations situées dans les communes classées en cercle 1 et 2, soit 251 communes du département. Pour les 58 communes restantes situées en cercle 3, un arrêté préfectoral reste nécessaire si la prédation à laquelle sont confrontés les éleveurs se poursuit après la mise en œuvre préalable de tirs d’effarouchement.
Au cours de cette réunion, la préfète a insisté sur la nécessité de poursuivre et d’intensifier la démarche de protection des troupeaux qui a pu être effectuée par plus d’une trentaine d’éleveurs nivernais en 2025, en bénéficiant de l’appel à projets relatif à la protection des élevages qui permet une aide jusqu’à 80 % pour l’acquisition d’un moyen de protection (clôtures électrifiés, chiens de protection).
En effet, la protection reste la meilleure solution pour réduire le nombre d’attaques et devient une condition obligatoire pour que les éleveurs bénéficient de l’appui des lieutenants de louveterie ou de la brigade grands prédateurs de l’Office français de la Biodiversité.
Enfin, le régime d’indemnisation évolue et l’indemnisation des dommages cessera à partir de la troisième attaque si l’éleveur n’a pas protégé son élevage ou commencé à le faire.
Ce changement de réglementation nécessite une large information auprès de la profession agricole, dont les principaux relais sont la chambre d’agriculture de la Nièvre et les organisations professionnelles agricoles.
La préfète de la Nièvre, vigilante à la qualité du dialogue avec le monde agricole, remercie les différents services de l’État qui se mobilisent dans la gestion de la prédation lupine au quotidien.