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06/03/2023 03:18
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EDITO : Travailler pour le nucléaire n’est plus honteux

C’est une forme de révolution. Le nucléaire civil est de moins en moins décrié. Et du coup les salariés se sentent bien. De quoi susciter des vocations.
Il y a eu une époque, pas si lointaine, où les salariés d’AREVA, devenu Framatome, avaient parfois un peu de mal à dire où ils travaillaient. Travailler pour le numéro un de l’industrie nucléaire dans le monde, semblait pour certains comme une maladie honteuse.
Il est vrai que leur entreprise avait été maltraitée politiquement et médiatiquement. Mais la vite n’est faite que de cycles. La crise climatique que nous traversons a fondamentalement changé l’image de l’industrie nucléaire, autant que de l’énergie nucléaire.
Et désormais travailler dans le nucléaire n’est plus considéré comme honteux. Les discours changement, les attaques sont moins violentes. Elles sont seulement portées, aujourd’hui, que par des idéologues, que certains n’hésitent pas à qualifier de fondamentalistes.
Au fil des mois qui passent, il est devenu tendance de dire que finalement le nucléaire civil n’est pas si mal que cela, et qu’il vaut mieux produire de l’électricité nucléaire que de produire de l’électricité avec les énergies fossiles.
Certes tout le monde n’est pas convaincu. Mais la part de ceux qui le sont ne cesse d’augmenter. Au sein, du groupe Framatome, 88% des salariés se déclarent fiers d’être Framatome, ou plus précisément de travailler pour leur entreprise. Oui 88% qui n’ont pas honte ou plus honte de dire qu’il travailler pour l’industrie nucléaire. De quoi de susciter plus facilement de l’intérêt chez les jeunes. Car mine de rien, aujourd’hui, l’activité est bien celle qui offre le plus de garanties pour l’avenir. Et dans un monde tourmenté, ce n’est pas rien. Tant mieux, car le groupe Framatome va avoir besoin de bras pour relever tous les défis.
Alain BOLLERY 
(Photo Alain BOLLERY)