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> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
09/06/2021 03:18
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EDITO : Cette gifle est une claque pour notre société à la violence à la haine galopantes 

La classe politique a réagi et condamné la gifle portée au Président de la République. C’est bien le moins. Mais maintenant on fait quoi.
L’attaque portée mardi après-midi contre le Président de la République est extrêmement grave. Elle vient s’ajouter à d’autres actes tout aussi condamnables. En 2017, Manuel Valls avait lui aussi reçu une gifle alors qu’il faisait campagne pour les primaires de la gauche. Fin juin 2011, Nicolas Sarkozy avait été empoigné par sa veste. En février 2012 François Hollande s’était lui fait enfariné… Mais l’attaque la plus violente est bien celle du 14 juillet 2002 quand un individu avait carrément tiré au fusil contre Jacques Chirac. Si Maxime Brunerie, l’auteur du coup de feu, avait été condamné à de la prison ferme… Celui qui avait attrapé Nicolas Sarkozy par la veste avait lui hérité de six mois de prison avec sursis.

Il est évidemment trop tôt pour savoir ce à quoi l’auteur de la gifle contre Emmanuel Macron sera condamné, mais ce que l’on sait c’est qu’il y a un impératif besoin d’envoyer des signaux forts. Et pas seulement à celles et ceux qui, dans leur petit coin, parce qu’ils détestent Emmanuel Macron, se sont réjouis de ce qui s’est passé dans la Drôme.
On est à ce niveau ce, au stade du «dégagisme» qui a fleuri dans les esprits. Car il ne faut pas s’y tromper, en première ligne de celles et ceux qui se sont indignés, on retrouve celles et ceux qui manient les mots avec violence. Y compris et d’abord sur les réseaux de la haine.
Sous couvert d’une liberté d’expression, dont on se demande bien ce qu’elle vient faire, pour justifier la violence et la haine galopantes, on laisse se propager le pire et le mal.
Il est quand même incroyable aujourd’hui dans notre société que vous puissiez être verbalisé pour un stationnement gênant ou dépassé, et qu’à côté de cela on puisse assister à cette montée inexorable de la haine sur les réseaux numériques. En toute impunité.
Car oui, aujourd’hui, bien malheureusement, il y une forme d’impunité. Elle est le ferment de la violence qui a été exercée contre le Président de la République. Mardi, tout le monde s’est indigné. Mais demain ? Après demain ? Sur les chaines d’informations en continu, à la radio, dans certains médias – pas tous heureusement – vous allez avoir des personnes pour expliquer le pourquoi du comment. Pour finalement essayer de faire comprendre qu’il y avait une justification dans cet acte. Idéal pour faire de l’audience, entretenir la polémique, la faire gonfler.
A-t-on oublié les attentats du 11 septembre 2001 dont on fêtera le 20ème anniversaire dans trois mois ? A-t-on oublié que sur certains médias, entretenus avec notre redevance, il y avait eu des journalistes et éditorialistes pour expliquer et justifier les attaques contre les Etats-Unis d’Amérique. Mais c’était juste le début de la 3ème guerre mondiale qui est bien partie pour être une guerre de 100 ans.
Vous direz quel rapport avec la gifle au Président de la République ? A priori aucun. Sauf que cette gifle s’inscrit dans une séquence de banalisation de violences, en dépit des réactions ulcérées qu’elle suscite.
Les combats c’est dans les urnes qu’ils doivent avoir lieu. Pas ailleurs. La meilleure arme contre ce que l’on n’aime pas, que l’on n’approuve pas, c’est le bulletin de vote. Que personne ne l’oublie.
Alain BOLLERY



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