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> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
05/07/2023 03:16
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David Marti après la réunion à l’Elysée : «Comment travailler ensemble ? Il faut de la simplification pour aides les Maires à avancer !».

Le Maire du Creusot, interrogé par creusot-infos, détaille ce qu’il a dit au Président de la République et réagit aux propos qu’Emmanuel Macron a tenus devant 300 maires. Volontairement critique, le Maire du Creusot dit «attendre des actes et des résultats»
On ne pouvait pas le rater ! Ce mardi 4 juillet, David Marti, était au premier rang des 300 maires que le Président de la République avait invités à venir le rencontrer et sans le dire, «vider leur sac» après avoir beaucoup subi des violences urbaines en moins d’une semaine. Ce que certains ont qualifié de «thérapie de groupe» a permis au Président de la République de mesurer la détresse ce ceux que l’on appelle, dans chaque commune, le «1er magistrat» et qui sont de fait les représentants de l’Etat et donc les garants de la République.
Ils sont le plus souvent en première ligne quand il y a des problèmes, comme on a pu le voir ces derniers jours.

Certains en ont gros sur la patate et n’ont pas manqué de le dire à Emmanuel Macron. Ne soyons dupe de rien. La politique était évidemment présente et des Maires ont usé de quelques artifices – rien à voir avec ceux tirés par les fauteurs de troubles – pour faire avancer leurs idées au service de leurs partis.
On dira que c’est le jeu politique. Mais derrières des joutes de circonstance, il y a une réalité. David Marti, que nous avons joint à sa sortie de l’Elysée, avant qu’il ne file sur le plateau de BFM, répondant à l’invitation d’Yves Calvi, pour l’émission 3D, s’est exprimé sans langue de bois. Assis pile face au Président de la République il a prolongé ce qu’il avait déclaré, lundi, à la mi-journée, à l’occasion du rassemblement organisé devant l’Hôtel de Ville du Creusot.
En insistant sur plusieurs points et en ajoutant d’autres. Ainsi au sujet de la défense et de la place de la République, David Marti a suggéré un travail collectif. «J’ai évoqué le plan Borloo dont les préconisations n’ont pas été prises en compte». Le Maire du Creusot appelle à faire confiance et à laisser du temps aux travailleurs sociaux, «plutôt que de leur demander sans cesse des fiches projet. Car sur le terrain, on travaille avec de l’humain».
David Marti a aussi dit au Président de la République de constater que «les 40 propositions de France Urbaine en matière de sécurité, n’ont pas été prises en compte. Idem pour les 30 propositions pour les polices municipales. Et je lui ai dit que les élus attendent sur ces sujets, sur ces propositions, des décisions du Gouvernement».
Concernant les réponses apportées par le Président de la République aux interpellations directes des élus, David Marti, «j’ai noté qu’il a la volonté que soient apportées des réponses durables. Il a souligné le rôle des réseaux sociaux, pour regretter qu’au contraire de 2005, «les grands frères» n’ont pas pesé. Il a dit que les élus ne doivent pas accepter les violences. Mais les élus sont démunis face à la violence exprimée sur les réseaux sociaux. Et encore plus quand ils constatent que leurs plaintes ne sont finalement pas suivies par la justice. J’ai d’ailleurs pu le mesurer».
Concernant la possibilité de sanctionner les familles, pour le Maire du Creusot, «ce n’est pas aussi simple». Et de poursuivre : «Les Maires ont plutôt bien accueilli l’idée d’une loi pour que les collectivités ne payent pas la facture des dégâts des violences urbaines, sur les bâtiments publics, avec un fond de 20 millions d’euros».
David Marti, qui ne veut pas faire de procès d’intention, comme d’autres Maires, attend maintenant du concret et que les Préfets mettent en musique la parole présidentielle. Mais il va au-delà : «On attend des actes et des résultats. La vraie question, c’est comment travailler ensemble ? Il faut de la simplification pour aides les Maires à avancer !».
Alain BOLLERY