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> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
03/04/2026 11:53
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : Le marché du travail s'est dégradé en 2025

L'INSEE livre sa synthèse économique régionale annuelle. Si l’économie française a profité de la reprise européenne en 2025, le recul de l’emploi salarié s’est confirmé en Bourgogne-Franche-Comté.
Les incertitudes politiques n’ont pas affaibli outre mesure l’activité économique de la France en 2025, bien que l’inflation soit ravivée et la croissance fragilisée début 2026. Dans la région, le ralentissement de l’activité économique, amorcé en 2024, s’est confirmé en 2025.

Les effectifs ont diminué dans la quasi-totalité des secteurs. L’intérim et la construction perdent encore des effectifs. L’emploi dans l’industrie poursuit sa lente érosion. Le taux de chômage a augmenté sur un an ainsi que le nombre de défaillances d’entreprises. Toutefois le recours des entreprises à l’activité partielle a été moins fréquent.

L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente

En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. L’économie française profite de la reprise européenne, malgré les incertitudes politiques. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit 0,2 point en dessous de 2024. Au quatrième trimestre 2025, elle a ralenti : +0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre.

En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2,0 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à la mi-année.

Le marché du travail national profiterait peu de cette croissance. En 2025, l’emploi salarié a baissé légèrement et continuerait de baisser d’ici juin 2026. Le taux de chômage s’établit à 7,9 % au quatrième trimestre 2025, +0,2 point par rapport au troisième trimestre. Il atteindrait 8,1 % mi-2026.

En 2025, le recul de l’emploi salarié s’est confirmé dans la région

En Bourgogne-Franche-Comté, la dynamique économique est moins favorable. Dans la région, après plus de deux ans de quasi-stabilité, le repli de l’emploi salarié amorcé fin 2024 s’est confirmé en 2025 dans un environnement économique peu dynamique. Ainsi, l’activité économique de la région, mesurée par les heures rémunérées, s’est replié dans la grande majorité des secteurs. Elle se situe en dessous de son niveau d’un an auparavant (-0,9 %). Sur l’année, seul le nombre d’heures rémunérées dans l’industrie est resté stable.

Avec 988 900 emplois fin 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, les effectifs salariés se sont repliés de 0,6 % en un an, malgré une quasi-stabilité sur le dernier trimestre. En France, l’emploi demeure inférieur de 0,2 % à son niveau enregistré un an plus tôt. Cette tendance confirme la dégradation progressive du climat de l’emploi depuis 2023, qui reste d’actualité début 2026.

L’emploi du secteur privé a diminué nettement dans la région comme au niveau national, avec respectivement -0,8 % et -0,3 % sur l’année. Tous les grands sous-secteurs ont perdu des effectifs, de -0,5 % pour les services marchands à -2,8 % pour l’intérim. L’emploi public régional s’est stabilisé après deux années de hausse et ne compense désormais plus les pertes enregistrées dans le secteur privé. En France, il continue de progresser (+0,2 %).

Dans ce contexte, tous les départements de la région ont perdu des emplois locaux en 2025, de -0,3 % en Saône-et-Loire à -1,4 % dans le Territoire de Belfort (encadré 1). Les départements de l’est de la région sont les plus touchés. Toutefois les emplois frontaliers de leurs résidents sont toujours en progression, +0,5 % sur un an, moins prononcée cependant qu’en 2024. Leur nombre atteint 48 300 fin 2025.

L’emploi frontalier a reculé dans l’industrie, notamment dans l’horlogerie (-1,5 %) où travaillent 8 400 personnes. À l’inverse, il est en hausse d’environ 2,0 % dans le tertiaire et le commerce. Ces deux secteurs cumulent 26 300 frontaliers de Bourgogne-Franche-Comté. Moins sensible aux fluctuations économiques, le secteur de la santé suisse poursuit sa forte progression, avec une croissance de 6,1 % des emplois frontaliers.

L’emploi s’est replié dans le tertiaire, marchand comme non marchand

En 2025, les effectifs du secteur tertiaire ont nettement baissé. Le tertiaire marchand hors intérim était stable en 2024 et le non marchand progressait légèrement. Malgré une embellie au deuxième trimestre 2025, l’intérim a continué de perdre des effectifs. Cette baisse est toutefois moins importante que durant les deux années précédentes. L’emploi industriel continue sa lente érosion et a perdu 0,9 % de ses effectifs en 2025. Les pertes sont particulièrement marquées dans la fabrication de matériels de transport (-3,2 %) et dans la fabrication d’autres produits industriels (-1,6 %). À l’inverse l’industrie agro-alimentaire a été dynamique et gagne toujours des effectifs depuis mi-2023.

Au sein du tertiaire non marchand, seules les activités pour la santé humaine ont vu leurs emplois progresser en 2025. Côté marchand, seul l’hébergement-restauration a gagné des effectifs (+0,8 %). Ce secteur a pu profiter cette année d’une embellie nationale de fréquentation touristique portée notamment par la clientèle étrangère durant l’été. Dans la région, le nombre de nuitées dans l’hôtellerie demeure toutefois en dessous du niveau d’avant la crise sanitaire. La fréquentation dans les campings a été quant à elle au plus haut depuis six ans.

Enfin, l’emploi agricole a progressé de 3 % en 2025. Cette évolution s’inscrit dans des dynamiques de filières agricoles contrastées (encadré 2).

L’atonie des mises en chantier pèse sur l’emploi dans la construction

Malgré une amélioration mi-2025, le secteur de la construction (bâtiments, rénovations et travaux publics) a perdu au final 1,2 % de ses effectifs durant l’année. Dans les activités immobilières, l’emploi a été stable sur l’année grâce au rebond du second semestre.

Après deux années de fort recul, la construction de logements en Bourgogne-Franche-Comté montre des signes de reprise depuis l’été 2025. Ainsi, sur l’ensemble de l’année, 10 200 nouveaux logements ont été autorisés, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente. Cette dynamique est plus marquée pour les logements collectifs (+41 %) que pour la construction individuelle (+13 %).

Cette reprise des autorisations tarde cependant à se concrétiser sur les mises en chantier. En effet, 7 300 logements ont été mis en chantier en 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, soit seulement une centaine de plus qu’en 2024. En France métropolitaine, la reprise des mises en chantier a été plus vive (+7 %). Dans la région, les mises en chantier de maisons individuelles, notamment par lotissement, maintiennent l’activité. Celles de logements collectifs sont toujours en berne (-4 %). Sur ce segment, une reprise est cependant observée au dernier trimestre 2025.

Cette morosité est également perceptible sur le marché de la promotion immobilière. En 2025, les opérations commerciales d’au moins cinq logements ont débouché sur moins de 1 100 ventes, soit -8,6 % sur un an. Dans ce contexte, le prix moyen est stable à 3 690 €/m2 et les promoteurs font preuve de frilosité : ils ont commercialisé moins de 1 000 logements, moitié moins que la moyenne 2015-2023.

Le marché du travail s’est dégradé

Fin 2025, le taux de chômage s’établit à 7,1 % de la population active en Bourgogne-Franche-Comté, contre 7,9 % en France. Il est en hausse, dans la région comme au niveau national, de 0,6 point par rapport à 2024. Le taux de chômage a augmenté sensiblement cette année dans la totalité des départements de la région, de 0,6 à 0,8 point. Le Jura reste le département le plus épargné de la région, suivi de la Côte-d’Or. Seuls l’Yonne et le Territoire de Belfort affichent des taux égaux ou supérieurs au taux national.

De même, la hausse du chômage a concerné l’intégralité des zones d’emploi de Bourgogne-Franche-Comté. La zone d’emploi de Montbéliard a enregistré la plus forte progression annuelle (+1,7 point). Elle a également le taux de chômage le plus élevé de la région (11,8 %). À l’inverse, la zone d’emploi de Beaune demeure la moins exposée de la région avec un taux de chômage de 4,4 %. La dégradation du marché du travail s’observe également avec la hausse du nombre d’inscrits à France Travail, amplifiée toutefois par l’entrée en vigueur de la loi pour le plein emploi (encadré 3).

La hausse du chômage sur l’année s’est accompagnée de celle du nombre de défaillances d’entreprises. Les défaillances ont atteint ainsi un niveau élevé par rapport aux dix dernières années. Elles ont progressé au même rythme en Bourgogne-Franche-Comté qu’au niveau national, soit +3,5 %. Cette tendance est toutefois en net ralentissement par rapport aux années précédentes. De plus, le nombre d’emplois menacés dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire est en diminution.

En 2025, le recours à l’activité partielle a continué de baisser dans la région. Près de 960 000 heures ont été indemnisées (données provisoires) contre 1,8 millions en 2024. Le nombre de salariés placés en activité partielle a également diminué (2 800 en moyenne par mois contre 5 700 en 2024). La réglementation a réintroduit l’activité partielle de longue durée (APLD) dans le courant de l’année, mais uniquement pour les entreprises dont la baisse d’activité ne compromet pas leur pérennité (APLD rebond). Ce nouveau dispositif a concerné 18 % des heures indemnisées en 2025.

Les créations d’entreprises, quant à elles, ont atteint un nouveau record en 2025. Avec + 5,4 %, la hausse est particulièrement soutenue dans la région. Cette dynamique est toujours portée par les immatriculations de micro-entreprises qui représentent les deux tiers des 35 100 créations.

Encadré 1 - Une baisse départementale de l’emploi souvent liée à la structure économique locale

En Côte-d’Or, l’emploi a diminué de 0,4 % en 2025, essentiellement dans les services aux entreprises, secteur clé pour ce département. L’intérim recule plus fortement qu’à l’échelle régionale. En revanche, l’industrie résiste grâce à sa diversité, et à des gains dans l’agroalimentaire et les activités de réparation et installations de machines.

Le Doubs affiche une perte de 0,9 %. L’industrie, très dépendante de l’automobile, tire les effectifs vers le bas, entraînant des pertes dans les autres secteurs. Les services, notamment dans l’action sociale et l’hébergement médico-social, affichent un recul plus marqué que dans la région. L’intérim chute fortement en particulier dans le secteur des services. Par ailleurs, le travail frontalier marque le pas.

Le Jura enregistre la même dégradation (-0,9 %), principalement dans les services hors intérim et le commerce. L’industrie recule également, notamment dans la fabrication de meubles et les activités de réparation et installation de machines. Traditionnel moteur, l’agroalimentaire stagne.

La Nièvre, malgré une baisse globale de 0,7 %, se distingue par une hausse dans les services, portée par les services administratifs et de soutien. L’industrie reste fragilisée et l’intérim baisse davantage que dans l’ensemble de la région.

En Haute-Saône (-0,8 %), l’industrie recule fortement, surtout dans le bois-papier. Les services hors intérim diminuent aussi. La construction se stabilise enfin et l’intérim progresse, compensant partiellement les pertes d’emplois permanents.

La Saône-et-Loire affiche le recul le plus faible (-0,3 %), portée par une industrie en croissance, notamment dans l’agroalimentaire et la métallurgie.

Dans l’Yonne, la croissance de l’emploi dans l’hébergement-restauration limite la baisse des effectifs salariés (-0,5 %). L’intérim progresse également, à rebours de la tendance régionale, soutenant l’industrie et le commerce.

Enfin, le Territoire de Belfort subit une baisse de 1,4 %, imputable à l’industrie, notamment la fabrication de matériels de transport. Les services progressent nettement et l’intérim augmente, amortissant une partie des pertes.

Encadré 2 - Un bilan agricole régional marqué par la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine en fin d’année et par une deuxième année difficile pour les céréaliers

L’année 2025 reste une année de tension sur les prix des céréales. Dans un contexte de forte concurrence internationale, le prix du blé s’est replié à 180 € la tonne, soit une baisse d’un quart comparée à la moyenne 2020-2025. Dans le même temps, la production de céréales à paille a été en forte hausse et atteindrait 38 millions de tonnes.

Côté viticulture, la production progresserait de 9 % par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, les viticulteurs font face à une baisse tendancielle de la consommation et à un recul des exportations de vins de Bourgogne vers les États-Unis, leur principal client. La demande en vins rouges baisse fortement y compris sur le marché national. En revanche, les ventes de vins blancs et les crémants demeurent en croissance mais pour certaines appellations, telles les Régionales Mâcon, en consentant des baisses de prix.

L’élevage bovin a été fortement perturbé en fin d’année par l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Pour les bovins viande, la production diminue toujours plus vite que la consommation, entraînant une flambée des cours : +40 % en un an pour les bovins destinés à l’engraissement et +30 % pour ceux à abattre. La production de lait de vache, sur onze mois, est restée quant à elle stable par rapport à la moyenne triennale, et les prix ont progressé de 6 %. Les tendances à la baisse des livraisons pour le lait standard et à la hausse pour celui du « Massif du Jura » se poursuivent.

Encadré 3 - L’entrée en vigueur de la loi pour le plein emploi a entraîné une hausse mécanique des inscrits à France Travail

La politique de l’emploi de l’État a connu une évolution importante en 2025 avec l’entrée en vigueur de la loi du 18 décembre pour le plein emploi. Cette loi rend automatique, auprès de France Travail, l’inscription des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), des jeunes accompagnés par les missions locales en contrat d’engagement jeune (CEJ) ou en parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA), ainsi que des personnes en situation de handicap accompagnées par Cap emploi. L’ensemble de ces publics bénéficie d’un accompagnement rénové destiné à améliorer leurs chances de retour à l’emploi.

La loi introduit également un nouveau régime de sanction et de contrôle pour augmenter l’implication des bénéficiaires dans leur parcours. Enfin, elle crée le réseau public pour l’emploi afin de mieux coordonner les actions de France Travail, des missions locales, des Cap emploi et des conseils départementaux.

L’inscription automatique des bénéficiaires du RSA et des jeunes en CEJ ou PACEA ainsi que le nouveau régime de sanction a entraîné une rupture de série au 1er janvier 2025 dans les statistiques de la demande d’emploi.

Encadré 4 - Partenariats

Cette note de conjoncture est réalisée en partenariat avec la Draaf de Bourgogne-Franche-Comté, la Dreal de Bourgogne-Franche-Comté, la Dreets de Bourgogne-Franche-Comté, l’Urssaf de Bourgogne et l’Urssaf de Franche-Comté.

Bénédicte Piffaut (Insee), Laurent Barralis (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), Florent Maire (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), Lionel Durand, Émilie Vivas (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), Jeanne-Clémence Andrey (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Bourgogne), Isabelle Wehr (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de Franche-Comté)

Communiqué




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