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> Bourgogne Franche comte > BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE
28/01/2026 09:23
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : L'UNSA réagit aux annonces de suppressions de postes d'enseignants

En Bourgogne, pour la rentrée scolaire de septembre 2026, le ministère de l'Éducation nationale prévoit 185 suppressions de postes. En Franche-Comté, 132 postes en moins ont été annoncés.
Communiqué de l'UNSA éducation Bourgogne-Franche-Comté du 27 janvier 2026 :

L’académie de Dijon et celle de Besançon subissent une nouvelle fois une cure d’austérité sans précédent.

A la rentrée 2026, ce sont 95 postes de professeurs des écoles en moins en Bourgogne et 62 en moins en Franche-Comté qui ont été annoncés. Dans les collèges et lycées, la saignée se poursuit avec 90 postes supprimés dans l’académie de Dijon et 70 dans celle de Besançon. A cela s’ajoutent 4 postes d’administratifs ou techniques en établissement et 5 postes administratifs en service pour les deux académies et 1 poste de CPE supprimé dans l’académie de Besançon.

Ces chiffres ne sont pas anodins : ils traduisent une politique éducative qui privilégie la logique comptable au détriment de la qualité de l’enseignement et des conditions de travail des personnels. L’UNSA-Education BFC dénonce avec force cette absence de remise en cause d’une gestion purement budgétaire, qui sacrifie l’avenir de nos élèves, en particulier les plus fragiles, et la stabilité de nos établissements.

La baisse démographique ne peut justifier une telle hémorragie de moyens. Les besoins éducatifs ne se résument pas à des effectifs : ils incluent aussi la prise en charge des difficultés sociales, des fragilités culturelles, de la ruralité et l’accompagnement des élèves en difficultés. Supprimer des postes, c’est affaiblir l’Ecole, fragiliser un peu plus un pilier essentiel de notre pacte républicain.

À travers l’école, c’est l’avenir même des services publics qui se trouve remis en question. Affaiblir nos services publics, c’est fragiliser la cohésion sociale mais c’est aussi déstabiliser notre démocratie. Elle ne peut fonctionner sans institutions solides et dotées des moyens nécessaires pour remplir leurs missions.

Le budget alloué à l’Éducation nationale ne doit plus être envisagé comme une simple dépense à perte mais plutôt comme un investissement et comme l’a mis en exergue l’Institut des Politiques Publiques dans son étude « Taille des classes et inégalités territoriales : quelle stratégie face à la baisse démographique ? » : la réduction du nombre d’enseignants n’est pas une opération rentable sur le long terme, puisque pour 1 euro économisé sont perdus 9 euros pour la société.

D’autres pays européens ont fait des choix différents, à contre-courant des orientations libérales qui régissent nos sociétés. Cette trajectoire n’est donc pas une fatalité ! La baisse démographique pourrait être l’occasion d’améliorer les conditions d’enseignement (et donc d’apprentissage).

En effet, tous les métiers de l’éducation voient leurs conditions de travail se dégrader progressivement. La multiplication des missions, les injonctions contradictoires, la réduction des marges de manœuvre et le manque de reconnaissance finissent par peser lourdement sur les collectifs de travail.

Pourtant, à tous les étages, les personnels continuent d’assumer leurs missions avec un engagement exemplaire. Mais ce dévouement est sérieusement entamé par des conditions qui se dégradent faute de moyens et de politiques éducatives pérennes.

Agnès Fleury, secrétaire académique de l’UNSA Education Dijon
Quentin Bellet-Brissaud, secrétaire régional de l’UNSA Education BFC
Yvain Melet (21), Florent Moulinet (58), Nadège Buguet (71), Solange Silvan (89), secrétaires départementaux de l’UNSA Education Dijon


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