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04/09/2020 04:28
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : Gilles Platret, candidat des Républicains pour les élections régionales

Le président national du parti Les Républicains est venu adouber le «tandem» constitué par Gilles Platret, conseiller d'opposition sortant et maire de Chalon-sur-Saône, et Jean-Marie Sermier, député du Jura. Ce jeudi 3 septembre, ils ont lancé la campagne depuis Champdivers, dans le Jura.
Pas de suspense à Champdivers ce jeudi 3 septembre 2020. Depuis la dernière session du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté où l'élu de l'opposition avait laissé transparaître ses intentions en vue des élections régionales, on savait Gilles Platret dans les starting-blocks pour faire son annonce. Restait à envisager le contour de l’événement.

De son côté, Jean-Marie Sermier, député du Jura, était lui aussi intéressé par une candidature. L'été fut propice à la réflexion entre les deux Républicains qui ont choisi le traditionnel rendez-vous de rentrée du Jurassien pour dévoiler leurs intentions. En invité d'honneur, le président national des Républicains, Gilles Jacob, est venue apporter sa caution aux deux hommes qui ont contourné la commission d'investiture du parti présidée par Éric Ciotti.

Réunir la famille de la droite et du centre


En faisant le constat de la situation actuelle, Jean-Marie Sermier déplore que la majorité sortante soit «encore à traiter la fusion». Alors que les élections régionales se profilent en mars 2021, «la seule façon de l'emporter, c'est que notre famille, Les Républicains, l'UDI et l'ensemble de tous ceux qui se retrouvent dans la famille de la droite et du centre partent très rapidement réunis, c'est le gage de la réussite». D'où «une équipe commune» avec Gilles Platret.

Les deux Républicains se présentent comme «numéro un» et «numéro deux». Respectivement, Gilles Platret sera président de Région en cas d'élection et Jean-Marie Sermier, «leader pour la Franche-Comté». Il sera beaucoup question de la partie comtoise de la grande région durant la soirée. De toute évidence, Gilles Platret souhaite des gages de considération aux électeurs de l'est de la région.

Interrogé sur la parité, les deux hommes répondent que les «listes chabadabada» sont constituées au niveau départemental. Pour Jean-Marie Sermier, «au-delà de la parité, ce qui nous importe, c'est d'avoir autant d'hommes et de femmes qui s'engagent».

«Notre région est en train de se déclasser»


«Nous sommes les premiers en France à lancer une campagne pour les régionales» indique à son tour Gilles Platret car «il y avait urgence à présenter une situation clarifiée» : «c'est dans la concorde et l'unité que nous nous présentons devant vous».

Lui aussi fait un constat : «notre région ne va pas bien, elle est en train de se déclasser» en s'appuyant sur la faible attractivité. Ce qui «se se double de considérations économiques avec des pertes d'emplois salariés qui aboutissent à une perte de population». Et d'ajouter que la Bourgogne-Franche-Comté est «la seule région de France qui a perdu des habitants».

«C'est une politique d'alternance que nous souhaitons proposer aux Comtois et aux Bourguignons» lance le nouveau candidat. «Un des deux territoires se sent lésé par la fusion, et c'est la Franche-Comté» et d'arguer que «les Bourguignons n'ont pas le sentiment d'avoir beaucoup gagné». «Nous avons le sentiment que la Franche-Comté a été maltraitée depuis cinq ans» renchérit Gilles Platret qui envisage «de rétablir un équilibre entre les deux territoires» en commençant par modifier le nom et en remplaçant le trait d'union : «Bourgogne et Franche-Comté».

«On montrera qu'on a la confiance de nos compatriotes»


Pour sa part, Christian Jacob applaudit cet accord avant même que la commission d'investiture n'ait son mot à dire, au point de trouver la situation «facile». «On est dans une période de reconstruction de la droite et du centre» analyse-t-il au niveau national. «On se reconstruit en politique par le terrain, on l'a démontré aux municipales» déclare-t-il en calculant que les Républicains dirigent 60% des villes de plus de 30.000 habitants tandis 2% sont administrés par des maires LREM, 2% des maires EELV et 2% par des maires du Rassemblement National.

«Les enjeux des départementales, des régionales et des sénatoriales sont déterminants, (…) on montrera qu'on a la confiance de nos compatriotes» assure le président des Républicains. «Avec un tandem comme vous le lancez aujourd'hui et avec le soutiens de tous les élus du territoire la victoire sera au rendez-vous au printemps prochains» pronostique-t-il. Interrogé sur de potentielles autres candidatures, Christian Jacob balaie l'hypothèse : «celle ci s'impose naturellement».

De prochaines conventions départementales pour élaborer le programme


«Quand on veut gagner, il faut être en capacité de rassembler, on ne commence pas à se déchirer les uns les autres» rebondit Jean-Marie Sermier qui prend exemple sur François Sauvadet, président du groupe d'opposition Union des républicains de la droite et du centre. Si les «bonnes volontés» sont les bienvenues, en revanche, tout accord est exclu avec la majorité présidentielle.

Gilles Platret indique que ce 3 septembre, c'est une «démarche» qui est lancée. Il laissera le temps à chacun de prendre connaissance de la candidature avant d'élargir la liste des soutiens. Alain Joyandet, sénateur retenu en Haute-Saône, fait partie de ceux-là. Idem pour Marie Mercier en Saône-et-Loire. François-Xavier Dugourd, président de la fédération des Républicains de la Côte-d'Or, a lui-même conduit Christian Jacob depuis la gare de Dijon jusqu'à Champdivers. Josiane Corneloup, députée de Saône-et-Loire, approuve aussi cette union. Le maire de Belfort, Damien Meslot, a lui aussi fait le trajet.

Tout comme Yann Boucard (député du Territoire-de-Belfort), Marie-Christine Chauvin (sénatrice du Jura), Annie Genevard (députée du Doubs), Jacques Grosperrin (sénateur du Doubs), Christine Bouquin (présidente du conseil départemental du Doubs), Clément Pernot (président du conseil départemental du Jura), François Sauvadet (président du conseil départemental de la Côte-d'Or), Jean-Patrick Courtois (maire de Mâcon) et plusieurs conseillers régionaux sortants dont Pierre Bolze ou encore Éric Gentis. Des Dijonnais ont fait le déplacement comme Emmanuel Bichot, Caroline Jacquemard et Laurent Bourguignat,

Gilles Platret dressera la longue liste des excusés : Alain Joyandet, Marie Mercier, Arnaud Danjean, Rémi Delatte, Guillaume Larrivée, Anne-Catherine Loisier, Alain Houpert, Dominique Vérien, André Accary...

Après «l'été de l'union», Gilles Platret envisage «l'hiver du partage» afin d'établir un programme pour la fin d'année 2020. Des conventions départementales auront lieu sous la forme de journées de travail pour aller à la rencontre «des acteurs de terrain» et «recueillir les attentes de la population sur leur relations avec la Région et ce qu'ils attendent d'une Région performante».

Le candidat envisage un «double enjeu» du fait de l'épidémie de coronavirus : «faire en sorte que les contaminations se raréfient et que la sinistrose n'entraîne pas plus de morts à force de cloisonner les gens chez eux». D'ailleurs, à propos du meeting de Champdivers, Gilles Platret le promet : «il n'y aura pas de contamination ce soir».

Jean-Christophe Tardivon

Les punchlines de Gilles Platret lors de son lancement de campagne