
L’ancien Premier Ministre, venu soutenir David Marti, a tenu un point presse. Pour défendre une ligne politique aux antipodes de celle de La France Insoumise et évidemment du Rassemblement National.
«David Marti est un ami, qui a fait un travail exceptionnel, reconnu bien loin du Creusot ; Il a une vision pour la commune, avec une dynamique économique et il travaille avec les organisations syndicales ; Il est pour le développement des servies publics, dans la proximité avec les habitants». Ce sont les premiers mots que Bernard Cazeneuve a tenus, ce jeudi soir, au cours d’un point presse à l’ALTO, où il était la tête d’affiche du dernier meeting de campagne du Maire du Creusot.
Et l’ancien Premier Ministre est rapidement entré dans le vif du sujet. C’est-à-dire partager ses convictions politiques : «Le public est dévoré par le dégagisme, avec l’extrême gauche et l’extrême droite. Il y a nécessité de créer les conditions d’une politique de gauche, sur des valeurs en partage, les valeurs de la république.
Le rassemblement ici au Creusot se fait autour des clartés. Ici avec un large rassemblement. Avoir des maires qui ont rassemblent est fondamental contre le dégagime».
«La violence verbale amène la violence physique»
Bernard Cazeneuve cite Mendes France, Jaurès. Il dénonce «l’antisémitisme, le communautarisme». Et il est catégorique : «La violence verbale amène la violence physique». Et de poursuivre : «Sur ces combats, j’ai été un peu seul, mais David a touiours été un soutien, il incarne la solidité».
Face au dégagisme, l’ancien Premier Ministre en appelle à la clarté à gauche, au parti socialiste, «avec des discours clairs». Il n’est pas question pour lui de soutenir des listes de gauche, avec des candidats estampillés LFI. «Et en ce sens David Marti est localement la figure la plus emblématique, de la gauche qui rassemble».
L’ancien Premier Ministre enchaîne : «Je suis un combattant pour une gauche de Gouvernement. J’appelle le Parti Socialiste, plutôt que d’hésiter à ouvrir les fenêtres et rassembler tous les enfants dans la maison !»
Nucléaire : «Nos choix nous exposent moins que d’autres»
Cela n’étonnera personne, il défend évidemment le nucléaire, car il le rappelle : «il faut produire pour repartir . Croire en la production, au travail, à l’entreprise, qui crée. On ne peut pas produire dans un contexte de réchauffement climatique, si on n’est pas résolument engagé dans la décarbonnation. Le nucléaire c’est la décarbonnation. 70% de notre énergie est nucléaire et il faut moderniser notre parc nucléaire. On a donc besoin de Framatome. Il faut décarbonner.
Il faut moderniser le parc nucléaire. Nos choix nous exposent moins que d’autres. L’Allemagne a tourné le dos au nucléaire et s’est jetée dans les bras des russes pour le gaz. Mais avec la crise, l’Allemagne s’est retrouvée fort dépourvue. On a eu raison il y a 12/15 ans. Va t on nous le reprocher ? Le nucléaire, c’est toute une chaine».
David Marti ajoute : «Ici on a eu raison avant les autres. Je disais souvent que tout bon écologiste devrait être pro nucléaire. Je rappelle qu’en 2016 on parlait de fermer la forge. On y a toujours cru. Bernard Fontana a eu une vision. Se préparer pour produire les besoins en EPR. On a travaillé et on y a cru ensemble. Le Creusot va devenir la plus grosse forge du monde. Le besoin est tel que même Framatome n’arrivera pas à produire tous les réacteurs dans le monde».
Alain BOLLERY
