
De passage sur le salon de l’agriculture à Paris, le Député de Saône-et-Loire, avec à ses côtés Tiébault Hubert, s’est exprimé sur l’exonération fiscale à 75% pour la transmission des exploitations viticoles. Il a notamment taclé les Insoumis dont le vote favorisait LVMH et les autres géants de la finance, contre les familles de vignerons.
On dit que l’argent peut monter à la tête… Mais il peut aussi faire tourner des têtes. C’est en tout cas ce que Benjamin Dirx, député de Saône-et-Loire, a mis en lumière, lundi après-midi. De passage au salon de l’agriculture, sur le pavillon des vins, et avant de participer à l’inauguration officielle du stand la Saône-et-Loire, il a tenu un point presse, en présence de Thiébault Huber, président de la Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne.
Sujet numéro un : L’élévation du plafond, jusqu’à 20 millions d’euros, de l’exonération fiscale à 75%, pour la transmission du foncier viticole. Un niveau d’exonération qui, pour faire simple, permet des transmissions dans la famille, aux enfants, des domaines viticoles. Pour éviter de voir des grands groupes sortir les chéquiers et les dizaines de millions d’euros pour acquérir les meilleurs domaines viticoles, comme le groupe LVMH l’a fait récemment en signant un chèque de 15 millions d’euros pour un peu plus d’un hectare, très précisément 1,3 hectare. Ce qui fait cher du cep de vigne !
«Il faut bien comprendre qu’auparavant, pour les transmissions, les exonérations à 75% étaient de maximum 500.000 euros. Un chiffre qui n’est plus en rapport avec les réalités économiques. Aujourd’hui avec la réévaluation portée à 20 millions d’euros, 95% des exploitants, c’est-à-dire des domaines viticiles, peuvent entrer dans le dispositif !»
Benjamin Dirx se défend quand certains pourraient dire que c’est une disposition fiscale anti-LVMH. Il préfère souligner que c’est «d’abord et surtout pour protéger nos viticulteurs et ainsi éviter que des grands groupes financiers mettent la main sur les domaines». Et ce d’autant plus que l’exonération à 20 millions d’euros est sujette à un engagement pour 18 ans… De quoi couper court aux spéculations financières.
Le Député de la 1ère circonscription de Saône-et-Loire s’amuse quand il constate que «seuls les Insoumis ont voté contre. Car en votant contre leur position était finalement de favoriser les plus riches. De permettre aux plus riches de devenir un peu plus riches». Très très loin, donc, de la doctrine officielle.
Benjamin Dirx ne manque pas souligner les soutiens précieux de François Patriat et de Jean-Baptiste Lemoine qui ont soutenu le nouveau dispositif fiscal.
Cela avant de voir le parlementaire de Saôn-et-Loire se féliciter, aussi, de voir le maintien de l’exonération fiscale pour les emplois saisonnier. «Cela concerne 50 à 55.000 personnes en Bourgogne, dont 45.000 uniquement pour les vendanges», précise Thiébault Huber. «L’exonération fiscale est pérennisée et c’est très bien pour tout le monde», appuie Benjamin Dirx. Il se félicite aussi au retour du dispositif, de 2022 pour le GNR. Enfin, il est très très heureux de voir l’agriculture élevée au rang d’intérêt général, «car c’est mieux pour protéger un bien commun».
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)


