
L'académie prévoit de supprimer 81 ETP (équivalents temps plein), dont 22 en Saône-et-Loire
Communiqué de presse du Rectorat de Dijon :L’adoption
définitive du projet de loi de finances pour 2026 entérine les moyens
alloués à l’Éducation nationale et confirme la priorité donnée à la
jeunesse et à l’avenir, avec une hausse budgétaire de 200 millions
d’euros et la création de près de 5 900 emplois supplémentaires par
rapport à 2025. Ces moyens vont permettre de déployer les mesures
préparées pour la rentrée scolaire 2026.
UN ENCADREMENT DES ÉLÈVES À UN NIVEAU HISTORIQUE DANS LE 1er DEGRÉ
La
France fait face à une baisse démographique durable : le système
éducatif aura perdu un million d’élèves entre 2019 et 2029. Pour la
seule rentrée 2026, les écoles publiques accueilleront près de 150 000
élèves de moins. Le ministère fait le choix de ne pas supprimer de
postes proportionnellement à cette baisse, et d’améliorer les conditions
d’enseignement au bénéfice de l’apprentissage des élèves :
• le nombre moyen d’élèves par classe atteindra 21 dans les écoles publiques, soit son plus bas niveau historique ;
• le taux d’encadrement (nombre de professeurs pour 100 élèves)
continue de progresser pour s’établir à 6,24 à la rentrée 2026, contre
5,46 en 2017, confirmant la place de la France parmi les pays de l’OCDE
où cet indicateur progresse le plus vite.
UNE AMBITION FORTE POUR L’ÉCOLE INCLUSIVE ET LA SANTÉ SCOLAIRE
Conformément
aux engagements du Premier ministre, l’effort en faveur des élèves en
situation de handicap engagé depuis plusieurs années s’amplifie. Le
budget pour 2026 prévoit la création nette de 2 000 postes dédiés à
l’école inclusive.
Pour mieux accompagner les élèves et veiller à
leur bien-être, 300 emplois supplémentaires de psychologues de
l'Éducation nationale, d’infirmiers et d’assistants de service social
seront également créés.
MISE EN PLACE DE LA RÉFORME DE LA FORMATION DES FUTURS PROFESSEURS
Ce
budget permet également de concrétiser la réforme de la formation
initiale des enseignants à hauteur d’environ 8 000 emplois. Dès ce mois
de mars 2026, les titulaires d’une licence pourront se présenter aux
concours de recrutement et les lauréats bénéficieront d’une rémunération
pendant leurs deux années de formation.
DES MOYENS POUR L’ÉGALITÉ DES CHANCES ET L’ÉQUITÉ TERRITORIALE
La
répartition des moyens veille à l'équité entre les territoires,
notamment en poursuivant le rééquilibrage des emplois entre les
académies pour assurer une répartition la plus équitable possible des
moyens. Le ministère poursuit par ailleurs le déploiement des classes de
toute petite section dans les quartiers prioritaires de la politique de
la ville.
DANS L’ACADEMIE DE DIJON
Une diminution forte du nombre d’élèves prévue pour la rentrée 2026 :
Constat 2025
• 1er degré (public) : - 2 921 élèves (- 2.5%) par rapport à 2024
• 2nd degré (public) : - 745 collégiens et lycéens
• 52 élèves supplémentaires dans les dispositifs ULIS et UEEA
Prévisions 2026-2027
• 1er degré (public) : - 2 769 élèves (soit -2.4%)
(- 1 596 élèves en préélémentaire (-3,9%) et - 1 214 élèves en élémentaire (- 1,7 %)).
• Dispositifs ULIS et UEEA + 41 élèves supplémentaires prévus.
• 2nd degré (public) : - 1 379 élèves (soit -1,3%) :
- 916 élèves pour le 1er cycle (collège)
- 308 élèves pour le cycle général et technologique ➢ - 103 élèves pour le cycle professionnel
- 52 élèves en post-Bac
En prévisions, les 4 départements perdraient des effectifs à la rentrée 2026 :
412 élèves (-1,2%) en Côte-d’Or ➢ 178 élèves (-1,5%) dans la Nièvre ➢ 478 (-1,3%) en Saône-et-Loire
311 élèves (-1,5%) dans l’Yonne
DANS LE PREMIER DEGRE
Répartition des moyens d’enseignement à la rentrée 2026 : - 81 ETP
- 33 ETP (Côte-d’Or), - 5 ETP (Nièvre), - 22 ETP (Saône-et-Loire), - 21 ETP (Yonne)
Un budget conçu selon les priorités nationales déclinées dans le contexte et les orientations académiques :
Une
augmentation du taux d’encadrement (P/E) à la rentrée 2026 : Taux
d’encadrement (nombre moyen de postes de professeurs pour 100 élèves)
P/E académique prévisionnel : 6.62 (contre 6.53 constaté en 2025)
P/E
prévisionnel par département : Côte-d’Or : 6.45 (+0.08), Nièvre : 7,08
(+0.09), Saône-et-Loire : 6.49 (+0.08), Yonne : 6.86 (+0.13)
La poursuite de l’engagement pour une école inclusive :
• 5 créations d’ULIS supplémentaires, soit 3 en Côte-d’Or et 2
dans l’Yonne. (15 ULIS 1er degré sont déployées à la rentrée 2025) ;
• poursuite du déploiement des PAS, avec le financement de 26
postes de coordonnateurs (17 en Saône-et-Loire et 9 dans l’Yonne ;
• 2 décharges de 0.5 ETP pour accompagner les enfants de familles
itinérantes et du voyage (EFIV) dans les départements de Côte-d’Or et de
la Nièvre, avant un déploiement prévu en Saône-et-Loire et dans l’Yonne
à la rentrée 2027.
La prise en compte de la diversité des territoires :
• prise en compte de la difficulté scolaire et sociale (IPS) dans la répartition des mesures scolaires,
• un effort équivalent à 32 ETP pour soutenir le maintien des classes uniques dans les territoires ruraux.
La
mise en place de la réforme de la formation initiale des enseignants
avec la création de 6 emplois de PEMF (professeurs d’école maîtres
formateurs).
DANS LE SECOND DEGRE, une diminution des moyens d’enseignement proche de l’effet démographique : - 83 ETP
Ces moyens d’enseignement permettront :
• la priorité toujours portée à l'école inclusive pour permettre à
tous de suivre une scolarité épanouie. Création de 6 ULIS
supplémentaires : 5 en collèges (2 en Côte-d'Or, 2 en Saône-et-Loire et 1
dans l'Yonne) et 1 au lycée (Niepce Balleure en Saône-et-Loire) ;
• le renforcement important des dispositifs d’accueil des élèves
allophones, avec 5 ouvertures d’UPE2A en collèges : Aumenier Michot
(58), Albert Camus (89), et en lycées : Le Castel (21), Jean Rostand
(58), René Cassin (71) et plusieurs adaptations de dispositifs existants
: collèges Centre (71), Mallarmé (89) et lycée Jeannette Guyot (71) ;
• l’augmentation substantielle de la marge d'autonomie dans les
collèges. Au total, 244 ETP sont dédiés à l'accompagnement des
collégiens pour consolider et approfondir leurs apprentissages ;
• le maintien d'une allocation progressive des moyens généralisée
dans les lycées. Au total, 33 ETP (idem rentrée 25) viennent soutenir
les marges qualitatives des lycées.