
La jeune femme redonne bien plus que le sourire.
Celles et ceux qui commencer à côtoyer le monde du silence, c’est-à-dire à mal entendre, à se rapprocher de celle ou de celui qui parlent, ou à faire répéter de plus en plus souvent les mots et les phrases, s’écartent progressivement de la vie. Consciemment ou pas, elles et ils se mettent en retrait.
Ils ne sont pas sourds, mais commencent à être mal-entendants… Ils comprennent qu’il faut parfois crier pour que mamie ou papy comprennent, mais ont du mal à admettre que oui, ils ont besoin d’être appareillés pour retrouver tout ce qui fait le bonheur de la vie.
Audioprothésiste de formation, Natacha Doua remet de la joie et du bonheur dans les oreilles. Elle intervient au Creusot pour Audika, les mardi, mercredi et jeudi, à Chalon sur Saône le lundi et à Montceau les Mines le vendredi.
La jeune femme, qui a effectué ses années collège et lycée à Lyon, est attachée à la région du Creusot où réside son papa, Fabrice Doua, retraité d’Alstom et bien connu dans le monde du foot.
«Je voulais travailler dans le domaine de la santé, être utile», explique Natacha. Après avoir effctué deux stages de trois jours auprès d’audioprothésistes, et après une année de médecine à Lyon, elle a compris que c’est ce métier qu’elle voulait faire… Il lui a fallu attendre un an pour être admise, par tirage au sort, à une école de formation en Belgique.
Quand on lui demande ce qu’elle aime, Natacha Doua, dit sans hésiter : «c’est la relation avec les patients et leur suivi». Forcément elle apprécie aussi l’approche technique et technologique de son métier qu’elle a débuté à Saint-Etienne, avant de revenir au pays. Tout simplement en répondant à une offre d’Audika, après avoir travailler pour un autre spécialiste dans la Loire.
Très attentive, elle s’émerveille toujours de mesurer le bien fou que les patients éprouvent en retrouvant une bonne audition. «Oui c’est vrai, on change la vie des gens». Récemment, elle a été marquée par une retraitée de 91 ans, amenée par une amie qui avait été mal appareillée. «On a tout repris et elle a senti tout de suite le changement ; Elle était heureuse. Et moi aussi, car sincèrement on est content quand on voit les gens retrouver le sourire, parce qu’à nouveau ils entendent correctement». Dans un grand sourire, Natacha dit aussi le bonheur qu’elle a eu d’appareiller sa grand-mère…
L’audioprothésiste parlent aussi des enfants : «Mon plus jeune patient avant 10 ans et son problème d’audition était génétique».
Parce qu’elle se veut professionnelle, Natacha lance aussi un appel à destination de celles et ceux qui utilisent trop souvent des casques ou des oreillettes pour écouter de la musique : «Il ne faut pas en absuer. Ne jamais se coucher et s’endormir avec. Non il ne faut pas d’écouteurs la nuit !»
La jeune femme adepte de sport en salle ou elle pratique musculation et fitness, s’est aussi lancée dans la course à pied. Avec un objectif le 28 mars : Le semi-marathon de la côte chalonnaise. Elle écoutera alors son corps pour ne pas se mettre dans le rouge !
Alain BOLLERY
