
Sage-femme à la Maternité de l’Hôtel-Dieu au Creusot, elle accompagne et vit les émotions avec passion.
Elle est née à Saint-Avold en Lorraine, mais c’est à Autun, qu’elle a grandi. Autun d’où était originaire son grand-père maternel et où ses parents étaient venus s’installer dans la maison familiale.
Fanchon De Almeida, née Casadamont, a vite voulu embrasser une carrière professionnelle dans les métiers de la santé. Après le Collège de la Châtaigneraie, puis le Lycée Bonaparte à Autun, Fanchon a pris la direction de Dijon pour faire médecine, pour en 2ème année intégrer l’école de sages femmes. «J’avais envie de travailler dans la santé et j’ai préféré m’occuper des femmes en bonne santé. Plus précisément de celles qui mettent au monde. Quand elle parle des naissance, on sent pointer de l’émotion dans la voix… «A chaque accouchement je suis émue, car ce sont des instants privilégiés très émouvants. Au fil des jours et des semaines, on rencontre des couples très attachants. Je sais pourquoi je fais ce métier…» dit la jeune femme.
Elle parle d’amies et de parents pour qui elle était de service quand elles ont accouchée. «C’était encore plus fort»
Ce n’est pas par hasard que Fanchon a choisi la Maternité de l’Hôtel-Dieu au Creusot. «C’est une maternité à taille humaine. On est une petite équipe. Ca renforce les liens. Quand on fait le métier de sage femme, c’est un bon compromis. Moi j’aime le contact. Et c’est ici plus fort qu’à Dijon où j’ai fait des stages. D’ailleurs les étudiants de Dijon qui viennent en stage chez nous saluent toutes la bonne ambiance. Au Creusot il y a un esprit d’équipe. Quand j’ai accouché de ma fille, c’était Anaïs et Tamara qui étaient de service et j’en ai été très heureuse».
Fanchon est d’ailleurs très proche d’Anaïs qui l’a convaincu de faire de la course à pied… Jusqu’à aller faire le semi-marathon de Paris ce 8 mars. «Malheureusement Anaïs s’est blessée, alors mon mari va courir avec moi !» explique Fanchon dans un grand sourire. Un sourire qui est dans son ADN. Ainsi en plein COVID, alors que les masques étaient obligatoires, que la morosité pesante était pesante, les jeunes parents appréciaient le sourire qui jaillissait de son regard… Elle ne se force pas. Il est naturel. «Mais je dis aussi qu’on est là dans une maternité pour des moments heureux. Alors il faut laisser nos petits soucis de côté». Positive toujours !
Alain BOLLERY