
Secrétaire générale de L’arc, elle s’évertue à dénicher et découvrir des spectacles qui séduiront le public.
Elle est née à Strasbourg, mais elle a grandi à Briançon, Le Mans et Lille. C’est d’ailleurs dans la capitale historique du Nord qu’Amélie Dahmani-Moussa a fait «Sciences Po», avec la chance de pouvoir intégrer le premier Master Culture.
Et c’est ainsi qu’elle a fait ses premières armes au sein de la scène nationale «Le Tandem» qui rayonne sur Arras et Douai… «J’étais en charge des projets de territoire», se souvient la jeune femme.
Et puis parce qu’il faut savoir faire évoluer une carrière, elle a décidé de venir au Creusot, pour devenir Secrétaire générale de L’arc. «J’ai vu une annonce, je suis venue visiter, j’ai rencontré Cécile Bertin».
Quitter le Nord où elle avait ses amis, ses habitudes, elle avoue que cela a été «un choix cornélien». Mais elle a voulu se lancer dans une nouvelle aventure, un nouveau défi professionnel et donc culture. Amélie a évidemment intégré le comité de direction de L’arc, où elle est plus spécialement en charge du développement du projet. «J’assure la coordination du pôle public, de la billetterie, de la communication et des relations avec le public.
Elle est dans sa 3ème saison à L’arc au Creusot. «Je suis très contente de L’arc en Vadrouille», dit Amélie qui a aussi en charge ce qui concerne le cirque.
Alors que la culture a de moins en moins d’argent, elle remarque qu’au Creusot c’est moins difficile qu’ailleurs, comme par exemple au Mans, où les subventions de certaines collectivités ont baissé. Pour la scène nationale du Creusot, la Région, le Département et la ville du Creusot, ont maintenu leurs engagements financiers.
Son bail au Creusot, Amélie ne lui fixe pas de limite. «Il faut rester pour approfondir», dit-elle dans un grand sourire. Elle est comme engagée dans un marathon. Un travail de longue haleine au service du public. Même si elle est heureuse quand le public souscrit aux choix de programmation qui ont été faits, Amélie Dahmani-Moussa n’aime pas trop regarder derrière. Elle préfère se projeter dans l’avenir.
Avec, par exemple, deux rendez-vous à venir : «Je crois que dehors c’est le printemps» (27 et 28 mars), «pour ressentir des émotions fortes», assure-t-elle. Amélie encourage aussi à aller voir «Trois contes et quelques» (28 et 29 Mai) , avec une assurance : «Rire aux éclats». Résolument positive, Amélie Dahmani-Moussa assure encore que la saison 2026-2027 à L’arc est déjà bien arrêtée. Entendez à plus de 60% environ. Mais il faudra encore attendre pour en connaitre tous les contours.
Alain BOLLERY
