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Le Creusot TGV : Les Gilets Jaunes, qui bloquaient la plateforme Lidl, ont été délogés par les gendarmes

26/11/2018 02:00Lu 5626 fois
Plus d’une centaine de gilets jaunes ont bloqué la plateforme logistique Lidl dimanche soir.Vers minuit ils ont été délogés par les gendarmes. Des gilets jaunes ont été interpellés par les forces de l’ordre. Le reportage photos et la vidéo de creusot-infos.
Alors que leurs collègues du Pont Jeanne Rose continuaient de manifester au bord de la RCEA par une présence forte d’une quarantaine de membres, sous le contrôle des gendarmes, ce sont les Gilets Jaunes qui depuis le 17 novembre manifestent au Magny à Montceau, ont pris la route de la gare de Creusot TGV, pour aller bloquer la plateforme Lidl, sur la zone Coriolis.
Une arrivée en masse, puisque sur le coup de 21 heures ce dimanche soir, ils étaient une bonne centaine rassemblés devant les grilles du plus gros entrepôt de France du groupe Lidl. Avec interdiction de rentrer et de sortir. Une situation sans véritable tension qui devait même voir les Gilets Jaunes autoriser les ensembles routiers à rentrer sur le premier parking, celui d’accès libre, pour faire demi-tour et repartir, sous les applaudissements. Des applaudissements marquant la satisfaction des gilets jaunes de voir les camions repartir avec leurs marchandises et/ou à vide.
Cela sous le regard des gendarmes du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) d’Autun, sous la direction du Commandant Gérard Devaraine. Peu avant Minuit ils devaient recevoir le renfort d’autres militaires, dont le PSIG de Chalon sur Saône. Cela alors même que peu de temps auparavant, Jérôme Gutton, préfet de Saône-et-Loire était venu en personne et sans chauffeur, se rendre compte de la situation, dans «un tour de Saône et Loire» des points de blocages.
L’intervention des militaires pour libérer l’accès et la sortie de la plateforme n’a pas donné lieu à de la violence. Elle s’est déroulée après deux sommations, avec ordre de dispersion, ce qui a été fait par les derniers gilets jaunes présents.
Les gendarmes ont procédé à plusieurs contrôles d’identité et deux «gilets jaunes» ont été interceptés et menottés par les gendarmes. Ils devaient être entendus pour, a-t-il été dit, «entrave à la liberté de travailler».
Alain BOLLERY