Creusot-infos.com > Sports > Rugby

Pierre Doucet et Jean-Paul Pelloux, présidents du COCB

11/01/2017 03:17Lu 5297 fois
Les deux présidents du Club Olympique Creusot Bourgogne font le point dans une interview à creusot-infos.

«On avait des raisons d'être confiants, mais on a compté jusqu'à 19 blessés»
«Quand on est en retard sur le tableau de marche, tous les matches deviennent importants»
Aviez-vous raison d’être confiants avant le début du championnat ?
PD : «Oui on était confiants, car on avait des raisons d’être confiants, sans se voir plus beaux qu’on ne l’était, sans être en haut de l’affiche. On n’a d’ailleurs jamais dit ni annoncé que l’objectif était de monter cette saison. On sait qu’il faut du temps».

Les blessures sont elles une explication à une première partie de saison plutôt mitigée et plutôt décevante ?
PD : «Non pas tout, mais elles ont incontestablement pesé».
JPP : «Oui, avoir compté jusqu’à 19 blessés a pesé. Quand il manque des joueurs à des postes stratégiques, quand la concurrence ne peut pas s’exercer, cela sème le doute. Et encore plus quand des joueurs n’ont pas su saisir les opportunités».

Quels sont vos regrets après le premier acte du championnat ?
JPP : «Le revers contre Rumilly, car sans cette défaite, Le Creusot serait à la cinquième place. C’est rageant, car ce match était gagnable, mais il nous a manqué trop de ballons à la touche».
PD : «C’est arrivé 8 jours après ce triste match à Mézieux où on a cependant pris le point de bonus défensif. La défaite face à Rumilly a ajouté au doute».

Regrettez vous d’être dans une poule tournée sur Rhône-Alpes, plutôt que sur l’Ile de France ?
JPP : «Non, aucun regret. Je ne suis pas sûr que cela aurait changé les choses si on avait été dans une autre poule. Je reste confiant sur nos objectifs, à savoir la qualification, car elle est possible».

Comment l’obtenir ?
PD : «Déjà en gagnant tous nos matches à la maison et en allant chercher un résultat à l’extérieur. Et puis on a besoin de prendre plus de points de bonus. On en a un seul pour le moment. Gagner à Villefranche ce serait bien, mais on sait qu’il n’y aura pas de match facile. Si Villefranche bat Annecy, alors ils seront euphoriques. Ils joueront leur survie face à nous. Forcément ce sera compliqué. Il faudra être à la hauteur. Les joueurs sont prévenus».

Faut-il craindre Montmélian ?
JPP : «On a besoin de sortir un match référence, de montrer que l’on est à notre meilleur niveau avec une parabole de joueurs. On sera en effet pratiquement au complet. Seul Abbattista et les Dubois restent blessés».
PD : «Montmélian c’est un match clé, comme l’a été Annecy. Mais quand on est en retard sur le tableau de marche, tous les matches deviennent importants. Il faut noter qu’il peut y avoir une incertitude sur Montmélian à cause de la météo et de la neige qui est annoncée. Si on ne jouait pas dimanche, cela rendrait encore plus difficile le match contre Beaune».
JPP : «De toute façon, contre Beaune, je n’ai pas de doutes sur l’engagement de nos joueurs. Tous les derbys sont les mêmes. En fait, en ce mois de janvier on redémarre une nouvelle saison. Il faut trouver de la cadence…»

Vous êtes optimistes ?
PD : «Je pense que tout est possible. On peut se relancer et sur une grosse dynamique je pense sincèrement que l’on peut décrocher la qualification. Nous sommes confiants, mais dans une poule très ouverte, tout est possible».
JPP : «On a rencontré tout le monde, a eu des échanges avec les joueurs, les entraîneurs. La balle est maintenant dans le camp des joueurs. C’est à eux de faire la différence sur le terrain».

Comment se porte le club ?
JPP : «Nous avons lancé plusieurs chantiers, avec notamment une commissions emploi. Le club affaires a dépassé les 90% de son objectif en nombre d’adhérents. On sait qu’il faut se structurer encore plus et encore mieux au niveau des jeunes».
Recueilli par Alain BOLLERY