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SAONE-ET-LOIRE : Un accord a été trouvé pour le financement de la RCEA

28/06/2018 18:32Lu 6223 fois
Marie-Guite Dufay, le préfet et André Accary l'on annoncé : la Route Centre Europe Atlantique sera financée à hauteur de 202 millions pour l’Etat, 58 millions pour la Région, 58 pour le département et 10 pour la CUCM. Les travaux de mise à deux fois deux voies seront achevés en 2024.
«La victoire que nous venons d’obtenir sur la RCEA montre que cette attitude, qui conjugue exigence à l’égard de l’Etat et sens des responsabilités, est la seule efficace». C'est en ces termes que, ce jeudi à l'occasion de la session plénière du Conseil Régional, la présidente Marie-Guite Dufay a confirmé ce qu'elle annonçait ce mercredi en conférence de presse : un accord pour le financement de la RCEA.

«L'exigence, c'est celle que les élus régionaux et départementaux avaient manifesté lors de la venue de la ministre des transports en Saône-et-Loire le 11 janvier dernier en assurant à l’Etat qu’il fallait avancer le calendrier des travaux sur cet axe accidentogène. Sens des responsabilités, car la Région prendra toute sa part dans l’accélération des travaux de la RCEA.»

Six ans de gagnés


«Je peux en effet vous annoncer aujourd’hui qu’un accord avec l’Etat, le département et les autres collectivités a enfin été trouvé afin de sécuriser entièrement cet axe accidentogène à l’horizon 2024.»

La lettre du préfet de Région qui confirme cet engagement a été reçue ce jeudi. «Je tiens à remercier très vivement le président du département de Saône-et-Loire, très actif sur le sujet, et Michel Neugnot qui a fait un intense travail de conviction auprès des services de l’Etat. La mobilisation a donc payé, puisque les travaux seront terminés en 2024 au lieu de 2030. Nous gagnons au moins 6 ans. Il y aura des avances de l’Etat permettant d’alléger les investissements des collectivités, étalées sur 8 ans alors que les travaux sont habituellement étalés sur 4 ans».  

La part de la CUCM sera de 10 millions d'euros


Au final, les participations seront de 202 millions pour l’Etat, 58 millions pour la Région, 58 pour le département, 10 pour la CUCM, «et une intervention que je salue des autres collectivités infra-départementales qui sont au long de cet axe» a conclut Marie-Guite Dufay.
Le préfet, Bernard Schmeltz, qui était présent au Conseil Régional pour présenter le rapport d'activités des services de l'Etat dans la région aux élus, a confirmé l'information.

Sur Facebook, André Accary, le président du département de Saône-et-Loire, s'est aussi exprimé à ce sujet :

«Le vieux serpent de mer RCEA qui dure depuis plus de 40 ans voit enfin le bout du tunnel et ce, grâce à une mobilisation unanime des élus, d'abord du Département de Saône-et-Loire, toutes sensibilités politiques confondues, que j'avais invité à signer un courrier pour sensibiliser la ministre des transports à faire activer le dossier.
Notre annonce début juin de mettre 10M€ supplémentaires sur la table dès cette année a permis de faire bouger les lignes. Je tiens à remercier le nouveau Préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté et de la Côte d'Or d’avoir réuni vendredi dernier le Département, la Région Bourgogne-Franche-Comté et la Communauté Urbaine le Creusot Montceau pour finaliser notre proposition de financement à l'Etat : 40% au lieu des 17% de départ.
La ministre des Transports Elisabeth Borne a fait savoir cet après midi que l'Etat acceptait notre offre pour que la RCEA soit en 2x2 voies partout d'ici à 2024.
Un soulagement pour nous tous et surtout une excellente nouvelle pour tous les usagers de cet axe!»
N.R.


Notre article du 25 juin :


Le dossier de la Route Centre Europe Atlantique n’appelle pas des coups de poker. Et quand il a annoncé qu’il ferait voter, ce lundi 25 juin, une enveloppe de 10 millions d’euros supplémentaires pour booster la mise à deux fois deux foies de la RCEA (Route Centre Europe Atlantique) sur ses branches Nord et Sud, André Accary plus coup de poker, avait surtout mis la pression sur les services de l’Etat. Il ne les avait pas mis au pied du mur mais c’était tout comme. Alors c’est non sans plaisir, que ce lundi matin, il a effectué une annoncé en forme de bonne nouvelle : «Je voudrai vous donner une information importante concernant la RCEA, après une négociation qui a eu lieu vendredi à la préfecture de Région.
Cela part d’une rencontre avec le Président de la République, avec le 23 octobre une réunion de l’ensemble des élus concernés, pour alerter le Président de la République, à qui j’ai envoyé un courrier le 6 novembre, courrier co-signé par les élus de ce département.
Le 11 janvier il y a eu une rencontre avec la Ministre des Transports où plusieurs élus ont pu évoquer ce dossier.
Le 1er février est sorti un rapport souhaitant une accélération, à condition que les collectivités locales participent de façon plus importante.
De Mars à Mai, un rapport de la cour des comptes préconise une mise à plat et une reprise du dossier.
Le 5 juin, avec Sébastien Martin, les élus du canton de Charolles, sur un tronçon qui reste à 2 fois 1 voie, du côté de Beaubery, et qui n’était pas prévu pour passer à 2x2 voies, nous avons décidé de doubler notre participation annuelle, à condition de ramener le calendrier à un délai raisonnable. Celui de l’Allier qui prévoit une fin de chantier fin 2021.
On a décidé ensemble de mettre des actes face aux paroles, avec 10 millions d’euros immédiatement, et de doubler notre participation annuelle de 2,5 à 5 millions d’euros.
La Ministre a mandaté le Préfet de Région pour nous réunir. Nous nous sommes rendus vendredi avec Sébastien Martin, Fabien Genet, Michel Neugnot, au rendez-vous organisé par le Préfet de Région. L’Etat a annoncé sa participation financière et le calendrier. Pour raccourcir le calendrier et les conditions financières. Il n’est pas exclu que j’interrompe la session pour donner une information de la Ministre. Je pense avoir cette réponse ici ou demain. Avec aussi une participation de la CCM.
L’objectif est simple : Sortir enfin de ce dossier. On va passer de 17,5 à 40% pour terminer, pour avoir tous les travaux engagés d’ici 2023 . Car quand les travaux sont engagés on est sûr qu’ils se terminent. Si c’est le cas, on aura gagné une belle bataille.
Je remercie le nouveau Préfet de Région, l’ensemble des élus de cette assemblée, pour que l’on soit tous autour de la table. Avec le même objectif. Je suis optimiste et on aura gagné ensemble. On connaitra peut être enfin la fin du dossier.
On ne peut plus supporter la parole non tenue, les vies perdues, l’image nationale de ce titre de «route de la mort», un développement économique freiné. Je rappelle toujours que c’est en 1967 qu’a eu lieu la première réunion. Cela fait quand même 51 ans. Je n’oublie pas que j’avais dit qu’au vu de la vitesse des travaux, je ne serai pas là pour voir leur fin. Peut être qu’on sera tous là. Si on n’accélère pas, on prend le risque de voir le dernier chantier ne pas s’engager.
Je rappelle que le département n’a pas à financer cette grande route nationale».

Evelyne Couillerot :
«On aurait pu souhaiter plus de l’Etat»

«Les vies n’ont pas de prix. Il s’agit vous l’avez dit d’engager dès juillet les deux dernières phases. C’est un chantier de priorité nationale. Le rapport de la Cour des Comptes n’est pas neutre. ?Il faut s’interroger sur la soutenabilité de l’engagement des collectivités. Y compris pour notre département, avec 40% qui seront amenés par les collectivités, soit 10% de l’investissement sur un mandat. Je tiens aussi à saluer le caractère national de cette route, la dernière nationale. On aurait pu souhaiter que l’Etat soit d’avantage au rendez-vous.
Vous évoquez l’accélération. L’Etat envisage de venir aider les collectivités, mais ça sera quand même léger. Notamment pour ce que le Communauté Urbaine devra abonder.
Tout est bon à prendre. Dans les précédentes conventions, la Communauté Urbaine, la CAMVAL étaient venus abonder. Il serait bien que chaque intercommunalité intervienne pour la part qui la concerne. C’est une des conditions de réussite à trouver.
Il faudra exiger de l’Etat qu’il y ait une véritable réalité dans les travaux engagés, car une inscription budgétaire ne fait pas toujours les travaux, avec une garantie d’exécution dans les dates que vous avez évoquées».

André Accary :
«C’est un effort colossal»

André Accary devait «remercier» Evelyne Couillerot. Et d’expliquer : «Si la Saône-et-Loire a annoncé vouloir mettre 10 millions, c’est pour impulser, pour avoir un calendrier tenu dans des délais acceptables. Ces travaux de RCEA c’est un serpent de mer, avec des travaux qui n’étaient pas programmés. Car un jour tout allait s’arrêter.
Ce qu’on demande d’urgence en juillet, c’est l’engagement des études. Je vais surveiller mon téléphone pendant ces 48 heures.
Le but de notre engagement était aussi de soulager la Communauté Urbaine. C’est un effort colossal. Pour faire avancer il faut mettre l’argent sur la table. On a appui la cour des comptes qui a apporté de l’eau à notre moulin».

Fabien Genet :
«Je n’exclue pas un
engagement du Grand Charolais»

«Nous sommes à un moment clef de l’histoire. La RCEA c’était un peu comme la ligne d’horizon, quand on s’en approchait, elle s’éloignait. Ce dossier demeure d’une tragique actualité. Le 14 juin un accident très grave a eu lieu dans l’Allier avec des blessés graves. Et quelques jours auparavant un accident a fait deux morts et des blessés graves dans l’Allier. Il est impératif de trouver des solutions.
Nous avons une ligne d’horizon fixée à 2022 – 2023. Ca semble éloigné, mais si on veut pouvoir livrer la totalité des travaux à cet horizon, il faut prendre les décisions maintenant ; La Cour des Comptes a noté les retards qui ont été pris. L’argument a été de poids et nous l’avons utilisé pour faire levier. Il faut trouver une solution. Le manque de consensus a sans doute affaibli nos positions. Mais notre unité affichée, face à une Ministre nous disant que rien n’était possible, nous avions dit que tout n’avait pas été tenté. Au Premier Ministre à Autun, nous avions aussi dit le besoin de priorité. L’Etat s’est déjà engagé sur 192 millions qu’il concentrera à cette deuxième phase remaniée.
Il restera trois grosses opérations, à savoir les deux viaducs et la traversée de Montceau. Il faudra que sur cette phase deux permettront d’engager les études pour ces opérations.
Si les communautés de communes n’ont pas été associées, c’est qu’elles n’ont pas les mêmes dotations. Elles n’ont pas les mêmes surfaces financières de la CCM, le Grand Chalon ou la CAMVAL. Je n’exclue pas qu’on puisse le faire au niveau de la Communauté de communes du Grand Charolais, notamment au regard du viaduc de Charolles. Si on veut obtenir, c’est maintenant que ça se joue».

Sébastien Martin :
«Il y aura des choix à faire»

«La réponse de l’Etat me semble exemplaire. Le train ne repassera pas. C’est le premier arbitrage rendu par le Gouvernement. Le courrier reçu du Ministère a été rédigé sous la pression. Monsieur Quinet a été un acteur essentiel. Et enfin, alors que le Gouvernement avait annoncé qu’il ne rendrait aucun arbitrage, on a un engagement.
Le budget annuel pour les routes qui est de 30 millions d’euros, va devoir nous voir monter à 8,5 millions uniquement sur la RCEA. Il y aura des choix à faire. C’est l’élu chalonnais qui vous le dit, partout on nous demande que les travaux avancent, pour que ce ne soit plus un axe de deuil. On nous dit une conclusion au plus tard en 2024. On en aura la confirmation dans les 48 heures. Il faut que les premiers travaux de la phase deux démarrent dès 2019 et non pas 2020».

Josiane Corneloup
«Je suis intervenue dans l’hémicycle pour un raccourcissement des travaux. A la suite de l’annonce du département, j’ai à nouveau sollicité la Ministre et je souhaite une issue favorable».

Jean-Luc Fonteray :
«La date clef c’était le refus de concession»

«On se réjouit de l’avancée de ce dossier. Notre collègue Fabien Genet parlait de date clef, mais s’il y en a une, c’est le refus de la concession et des péages. On sera sur le même délai que l’Allier, avec la gratuité. La prise de conscience tout le monde l’a eue en voyant les travaux de ces dernières années. Nos populations ont pris conscience, car c’est compris par nos habitants, de l’importance des travaux. Nous nous réjouissons de cette unanimité. C’est une très bonne chose»

André Accary :
«L’écureuil va distribuer des noisettes»
«La gratuité ne sera pas pour le contribuable. Ce sera un effort financier de l’ensemble des habitants du département. Oui je suis satisfait, car nous sommes ressortis avec beaucoup d’optimisme de Dijon. Il faut savoir faire abstraction des débats qui ont eu lieu. Ce qui compte c’est qu’enfin on voit la fin du tunnel et des drames insupportables. Certes l’effort sera important. Au final, avec nos économies réalisées, l’écureuil va distribuer des noisettes pour la RCEA. J’en profite Monsieur Fonteray pour vous souhaiter un bon anniversaire, Vous êtes né l’année du nouveau franc, ce qui est bien pour le Président de la Commission des Finances».
Alain BOLLERY

Notre article du 5 juin dernier :
C’est l’info du jour de ce mardi 5 juin 2018. André Accary, à l’occasion d’un point presse tenu à Beaubery, sur la RN79, à savoir la branche Sud de la RCEA (Route Centre Europe Atlantique) sur l’axe Mâcon – Charolles – Paray le Monial – Moulins – Montluçon, vient d’effectuer une annonce fracassante.
Alors que la Cour des Comptes a pointé la vitesse d’escargot de l’Etat dans la mise à deux fois deux voies de la RCEA dans sa traversée de la Saône-et-Loire, André Accary annonce : «A l’occasion de la session du mois de juin, je ferai voter un crédit de 10 millions d’euros qui seront versés immédiatement. Ils viendront en complément des 2,5 millions d’euros de contribution annuelle du département au chantier. Ces 10 millions d’euros doivent servir d’accélérateur pour la mise à deux fois deux voies. Je ne veux pas que l’on attende 2030 pour la fin des travaux. Il faut viser 2022 ou 2023. Les 10 millions doivent servir à financer les études des deux dernières phases – deux et trois - pour lancer les travaux au plus vite».
Mais ce n’est pas tout, André Accary annonce aussi qu’à partir de 2019 la Saône-et-Loire doublera sa contribution annuelle pour la porter de 2,5 à 5 millions. Au total d’ici 2023 ce sont 25 millions d’euros supplémentaires que le département de Saône-et-Loire est prêt à mobiliser pour la mise à deux fois deux voies de la célèbre et sinistre RCEA connue pour ses accidents mortels.
L’annonce du Président André Accary a un double objectif. Bien évidemment d’accélérer les choses. Mais surtout de contraindre l’Etat à faire de même. «Quand j’ai interpellé le Président de la République ou dernièrement à Autun le Premier Ministre, ils se sont montrés réceptifs et attentifs. Mais les paroles c’est bien. Les actes c’est mieux».
En décodé, André Accary met l’Etat au pied du mur. Mais il espère aussi des effets d’entraînement. «J’en ai parlé à Michel Neugnot le 1er vice-président de la Région. Il m’a dit bravo. J’ose espérer que la Région Bourgogne – Franche-Comté va aussi y aller de son coup de pouce. Il ne faut plus parler d’une fin des travaux en 2030, mais il faut viser 2023. On en a besoin pour la sécurité de tous les usagers».
Alain BOLLERY

Communiqué :

Accélérons, non pas sur, mais pour la RCEA !

Le Département prend aujourd'hui une nouvelle initiative pour renforcer son implication financière dans le dossier de la mise en deux fois deux voies de la RCEA. Cette bonne nouvelle, conforme aux engagements pris à Bourbon-Lancy,  va permettre au Gouvernement de conforter la priorité 1 donnée à cet axe au plan national par les travaux du Conseil d’Orientation des Infrastructures présidé par Philippe DURON.
Elle montre la convergence concrète des acteurs sur ce sujet crucial pour la sécurité et la desserte des territoires de l’ouest du département. Objectif: finir l’essentiel de la mise en gabarit le plus vite possible alors que le dossier est ouvert depuis des décennies. Les travaux actuels, très importants, doivent s’inscrire dans la continuité.
Le sujet a été abordé vendredi dernier directement avec le Premier Ministre en Sous-Préfecture d'Autun.
Remy Rebeyrotte, Député de Saône-et-Loire