lundi 16 décembre 2019

Plus que quelques jours avant fermeture définitive*

Tout doit disparaître !!!

-50% sur tout le magasin

jusqu’à épuisement du stock

Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
Responsable de «Services Dispen», Saïd Haddoudi répond aux questions de creusot-infos sur une activité maintenance en plein développement. Il annonce 12 embauches en 2020.
Budget, emploi, chômage, pouvoir d’achat, réforme des retraites, grève à la SNCF… Rémy Rebeyrotte s’est prononcé sur une multitudes de sujets au cours d’un point presse.
Né au Creusot, Gilles Lagarde dont les parents sont à Saint-Jean de Trézy, occupe la fonction prestigieuse de Directeur de Cabinet du Président du Sénat, le 2ème personnage de l’Etat.
Gilles Lagarde a accordé une longue interview à creusot-infos. Il parle de sa fonction, du Président Larcher et du Sénat, mais aussi de la Saône-et-Loire et du Creusot.
Écouter, lire, voir
> Vie locale > St-Sernin du Bois

ST-SERNIN : Dans le cadre de "Week-end à la Page", la séquence "Paroles d'Auteurs" a interpellé ceux qui l'ont suivie !

01/12/2019 17:19Lu 1424 foisImprimer l’article
Succédant à la projection samedi soir du film "Amnésie de Nature", le second temps fort de "Week-end à la Page" proposé dimanche matin par l'OMC de Saint-Sernin fut encore un grand moment.
Épaulé par Françoise Sule, Claude Thomas pour le Centre de francophonie du Breuil avait la charge d'animer un temps de paroles et d'échanges avec Ying Chen, auteur canadienne et Sonia Chamkhi, auteur et réalisatrice tunisienne.
Bien sûr, avant les présentations, Claude Thomas est revenu brièvement sur les objectifs et les actions du Centre de francophonie : « Grâce à des relais, nous organisons les rencontres de la diversité ». Et dans ce sens, avec les deux auteurs invitées et citées, il est clair que la diversité présidait en très bonne place salle polyvalente dimanche matin.
Ying Chen a présenté ses oeuvres comme "La mémoire de l'eau" et "Lettres Chinoise". Et elle a expliqué ce qu'elle voulait dire dans ses romans : « Il y a des choses que j'ai du mal à dire, donc j'écris, j'ai passé ma vie à écrire sur mon pays, mes grands-parents...». Sur les "Lettres chinoises"  « Ce sont des échanges entre trois jeunes, c'est la vraie vie...».


La relation mère-fille, la révolte contre la tradition, Ying Chen a expliqué  tout cela dans un français parfait.
Et puis elle parle ensuite d'un autre roman "La solitude de la lenteur des montagnes" avant d'aborder un sujet qui la touche personnellement : les problèmes d'émigration : « Mes enfants sont Canadiens mais ils se rendent comptent qu'ils ne sont pas vraiment Canadiens... moi de mon côté je ne rentre jamais dans les communautés chinoises, si je veux voir des Chinois je vais en Chine, je rentre chez moi, les communautés ce n'est pas authentique...».
Et de poursuivre en parlant de son univers : « Je suis un être errant, la migration et l'écriture, pour moi c'est la même expérience, écrire c'est une migration, c'est un travail continuel...».
Vint ensuite un autre voyage, celui proposé cette fois par Sonia Chamkhi, avec des histoires sur les rapports familiaux que portent ses deux romans : Leila ou la femme de l'Aube" et "L'homme du Crépuscule". Des histoires de rencontres, d'amour et de révolte, de liberté retrouvée aussi, à travers une écriture basée sur les jeux d'opposition, notamment pour le premier roman. « Je me réinvente en écrivant, l'écriture permet de vivre une histoire différente, il y a du plaisir, on cherche...» dira Sonia avant d'expliquer ses différences entre se souvenir et se rappeler.
Autant de mots riches d'enseignements et d'expériences vécues, et qui assurément ne pouvaient laisser indifférente la petite assistance réunie à cette occasion pour un vrai moment d'émotion et de réflexion. Jean-Marc Hippolyte avait rappelé samedi dans son discours inaugural que les mots rapprochent les hommes, que les mots écrits permettent de s'ouvrir au monde de l'autre...». La preuve en a été apportée de belle manière par les deux intervenantes.
JCP