lundi 23 septembre 2019

Jeudi 26 Septembre

à l’Arche Cœur de Ville au Creusot, en partenariat avec la Ville, la Police Municipale, La Police Nationale et les pompiers

Édito
Les résultats des élections européennes ont confirmé qu’il convient de se méfier de plus en plus des sondages. Jean-Luc et Laurent faisaient la gueule dimanche soir, mais ils n’étaient pas les seuls.
Questions à...
Dans une longue interview, le Président de la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire parle sans langue de bois. Il dresse des constats, accuse, parle de l’avenir et de la question de l’eau.
Il dénonce la main des Etats-Unis derrière des associations agissantes.
«On a des agriculteurs sur les rotules et petit à petit ils se désespèrent»
«Désolé, mais un steak végétal, ce n’est pas une entrecôte»
«On met de l’eau potable dans les toilettes et on n’est pas capable de répondre à l’abreuvement de nos animaux»
Le lundi 9 septembre 2019 restera dans l’histoire pour l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec la première intervention chirurgicale réalisée avec le robot chirurgical, le 1er de Saône-et-Loire.
Le Docteur Jean-Philibert Combier a réagi dans une interview exclusive à creusot-infos.
«Le robot ne remplace pas le chirurgien. Il exécute ses gestes. C’est un progrès considérable»
«C’est capital pour recruter de jeunes médecins»
«Le Maire du Creusot a eu une vision d’avenir et de progrès sur ce dossier stratégique»
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées et de l’apprentissage, Stéphane Guiguet détaille l’implication de la Région en matière d’investissements, mais aussi pour «le pouvoir d’achat des lycéens et de leurs familles».
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RDV événement : Quand Le Creusot fait la promo à Paris de son expo Pierre Soulages

18/09/2018 03:17Lu 3012 foisImprimer l’article
Le 29 septembre Le Creusot sera la capitale de la couleur noire «sublimée» par Pierre Soulages. Avec une grande exposition à L’arc et un prolongement au pavillon de l’industrie.Ce rendez-vous événement a fait l’objet d’une présentation à Paris.
Le rendez-vous était place Saint-Germain des Près à Paris, à l’Hôtel de l’Industrie. La conférence de presse, comme c’est souvent le cas dans la capitale, s’est muée en une succession de rendez-vous particuliers. L’objet : L’exposition événement «Pierre Soulages Le Creusot» qui va faire de la cité du pilon la capitale de l’art abstrait et de la sublimation du noir, dans la force de ses nuances et de ses reflets.
Il y a forcément de la symbolique à voir Le Creusot ainsi s’apprêter à consacrer le noir, alors que trop longtemps la ville a souffert  à tort d’une réputation de ville noire. Au contraire, «Le Creusot est une ville baignée de lumière verte», comme l’a si bien écrit un de ses enfants, l’écrivain Christian Bobin.

Pourquoi Le Creusot ? Et pourquoi pas !


Alors, «Pourquoi Le Creusot ?» a-t-il été entendu depuis que le projet a été dévoilé. «Parce que !» est-il répondu comme un cri. «Et parce que Pierre Soulages a sublimé le noir», ajoute David Marti. Alors oui, pourquoi pas Le Creusot !
«Oui sans doute que c’est une forme d’inconscience d’avoir voulu le faire», ose avancer Laura Goedert, en charge des expositions à L’arc. Avec le Maire David Marti et Ivan Kharaba, directeur de l’Académie François Bourdon, ils se sont rendus à Paris pour faire la promotion de cette exposition événement. Le rendez-vous «Pierre Soulages Le Creusot» sera à la fois à L’arc pour les œuvres, et au pavillon de l’Industrie pour d’autres aspects, photographiques notamment, car le pavillon n’accueillera aucune toile, pour des questions d’humidité de l’air.
Le projet un peu fou est né au printemps et il a été expliqué que, finalement, il y a une certaine forme de logique à voir le très respecté artiste contemporain exposé au Creusot. «Les premières œuvres de Pierre Soulages étaient chez Schneider Electric qui a été créée au Creusot en 1837. Et Schneider a décidé de prêter quatre œuvres», ne manque pas de souligner Ivan Kharaba.

Le RDV raté de la Société Générale


«Nous avons d’abord sollicité les entreprises pour des prêts», a-t-il été précisé. Avec un grand regret : «La Société Générale n’a pas accepté, alors qu’elle a été créée par Eugène Schneider».
Schneider donc a accepté, mais aussi l’opérateur Orange et plein d’autres, dont la liste sera dévoilée quand l’expo sera inaugurée le 29 septembre. Sans doute que le fait que Le Creusot, ville moyenne par excellence, se lance dans un tel défi, a séduit au-delà des espérances. Pour le plus grand bonheur du Maire David Marti qui veut voir dans l’avènement de ce projet que les grandes expositions n’ont pas vocation à être dans les grandes villes.

Après Martigny


En cette année 2018, Le Creusot se retrouve ainsi au même rang que Martigny en Suisse, connue pour le meilleur alcool de poire au monde, la célèbre «Williamine», mais aussi pour sa fondation Pierre Gianadda qui a accueilli des œuvres de l’artiste cet été.
Pierre Soulages, au-delà des prêts des entreprises, a personnellement tenu à prêter deux œuvres qui sont dans son atelier parisien.
La grande exposition à L’arc sera aussi riche d’un «Goudron sur verre» de Soulages, créé en 1948, c’est-à-dire il y a soixante dix ans et prêté par le Musée de Saint-Etienne.

4 mètres pour la plus grande...


La plus grande des œuvres qui sera présentée au Creusot affichera 4 mètres par 2,22 mètres dans la salle d’exposition de L’arc qui a été refaite pour l’occasion.
«Cette exposition qui arrive est vraiment une fierté pour la ville et au Creusot tout le monde s’est impliqué. L’expo Pierre Soulages sera non seulement une invitation à découvrir Le Creusot ; Mais nous voulons aussi qu’elle serve à démocratiser l’accès à la culture», assène David Marti. Le prix d’entrée sera en ce sens particulièrement bas : 5 euros, c’est trois à quatre fois moins que pour les autres expos de l’artiste ailleurs en France et dans le monde.
Parmi les temps forts de l’exposition, l’actrice Clotilde Courau viendra faire part de son émotion devant l’œuvre de Pierre Soulages qui, quand on lui a parlé du Creusot, a fait le lien avec Georges Duby. L’historien a en effet eu un lien fort avec Le Creusot au moment de la création de l’Ecomusée. Comme quoi le monde est finalement petit.
Alain BOLLERY
(photo non contractuelle d'une œuvre de l'artiste)


Laura Goedert, Iva Kharaba et David Marti, à la conférence de presse à Paris (photos Alain BOLLERY)