lundi 21 janvier 2019
Édito
La Présidente a choisi le réseau social, dénoncé pourtant pour la violence de ses commentaires, pour présenter ses vœux. C’est bien plus que paradoxal.
Questions à...
Le Député de Saône-et-Loire au cours d’une conférence de presse a parlé «gilets jaunes» mais aussi fait le point sur les engagements tenus du Gouvernement. ACTUALISE
Le vice-président du Conseil Régional se confie sur le budget économie de la Bourgogne-Franche-Comté, «au service de toutes les entreprises».
A l'occasion de la session plénière du Conseil Régional consacrée au vote du budget, la question des transports, le premier budget de la Région, a constitué une grande par des discussions. Et l'imbroglio autour de la hausse des tarifs des abonnements TER a masqué d'autres aspect de cette compétence. Le premier vice-président revient pour Infos-Dijon sur les grandes lignes du budget transports 2019 de la Bourgogne-Franche-Comté.
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Pyrale du buis : Pas d’alerte pour les vignes

24/08/2017 17:15Lu 1690 foisImprimer l’article
A l’occasion des réunions pré-vendanges, organisées ce jour par l’Union viticole de Saône-et-loire à Fuissé pour le secteur Mâconnais et à Buxy pour celui du Chalonnais Couchois, Benjamin Alban, technicien à la chambre d’Agriculture, est revenu sur l’invasion de pyrale du buis (cydalima perspectalis). A l’heure des vendanges, il a tenu à rassurer, cet insecte ne s’attaque pas aux vignes. Ouf car le millésime 2017 s’annonçe de qualité.
La Fredon Bourgogne, structure spécialisée dans la santé des végétaux, avait également fait ce même jour un état des lieux sur ce lépidoptère originaire d’Asie. Il est de plus en plus présent sur le territoire français depuis son arrivée en 2008 en Alsace, en provenance d’Allemagne. La chenille est très reconnaissable dans les massifs de buis. En nombre, elles engendrent de lourds dégâts sur ces massifs.
Il est bon de rappeler que cette chenille non urticante ne représente aucun danger pour l’homme ou pour les animaux. Verte à tête noire striée de bandes vertes foncées et quelques points noirs, cette chenille s’alimente du feuillage des buis. Depuis quelques semaines, cela entrain d’importants dépérissements des buis dans notre département.
Benjamin Alban expliquait alors son cycle biologique pour bien différencier chenilles et papillons. Le premier vol de papillons a eu lieu mi-juin. Depuis la période du 12 au 17 aout, les vols de pyrale du bios constituent donc la deuxième génération de l’année. La durée de vie des papillons étant de 12 à 15 jours, les experts prédisent que les populations de papillons devraient commencer à diminuer dans les prochains jours, avec une fin de vol prévu à la fin du mois. Une troisième et dernière génération devrait malheureusement voir éclore d’ici fin septembre. Actuellement, « les larves – nouvellement pondues - vont à nouveau consommer » des feuilles de buis. Ou ce qu’il en reste…
Faire taire les rumeurs…
« Pour faire taire les rumeurs », Benjamin Alban répétait qu’elles « ne s’attaquent ni aux feuilles, ni aux grappes de la vigne ». En effet, ces papillons sont mellifères et viennent sur différentes espèces végétales pour trouver des miellats, des nectars. « Ils aiment éventuellement les jus présents sur les baies de raisins mais c’est un insecte suceur. Il ne les pique pas en perforant leur baie ». Pas de crainte donc pour les vignes, les feuilles étant épargnées aussi. L’Alsace a connu des épisodes semblables il y a quelques années et la profession viticole n’a pas constaté d’impacts sur les vignes ni sur la qualité de la vendange.
Mais la vigilance reste de mise. Car une autre variété de pyrale, présente actuellement dans le Gard, la pyrale Cryptoblabes s’attaque elle à la vigne aussi.
Gare aux méthodes non sélectives
Des méthodes de lutte existent sur le marché et certaines visent les pontes (trichogrammes), les chenilles (bacille de Thuringe) ou les papillons à l’aide de piégeage par phéromones sexuelles. Les bassines d’eau savonneuse accompagnées d’une lampe sont très efficaces, mais absolument pas sélectives. Toutes sortes de papillons y sont piégées, y compris des espèces protégées, rappelle la Fredon Bourgogne.
Reste à trouver une solution collective pour « sauver » les buis de Saône-et-Loire…
Cédric Michelin
L’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire