vendredi 19 avril 2019

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Édito
Les faits très graves qui se sont produits lundi matin, ont révélé autant le manque de respect et de politesse, que cette violence qui n’en finit plus de s’incruster dans les têtes, dans les esprits et donc bien malheureusement dans les actes.
Questions à...
Le vice-président de la Région Bourgogne – Franche-Comté, en charge des lycées est catégorique : «On sait s’adapter, on sait être réactif et on peut voter un financement exceptionnel»
Elu lundi après-midi nouveau Président de la Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire, Bernard Lacour entend mener une présidence de combat. Pour défendre l’agriculture «contre les attaques menées par des minorités». C'est ce qu'il affirme dans une longue interview qu'il a accordée à creusot-infos.
«88% de la société française apprécie notre agriculture et ses agriculteurs et on entend que les minorités»
«L’agriculture française c’est la qualité et la traçabilité»
«L'engagement du conseil départemental a été vital»
«Dans la Communauté Le Creusot - Montceau, on va franchir un cap dans la gestion de l’eau».
Dans une longue interview à creusot-infos, le Député européen sortant, 3ème sur la liste «Les Républicains», n’est pas tendre avec le Président de la République.
«Ce Président est très tacticien et très habile»
«Le grand débat c’est quand même un aveu d’échec».
Alstom, Nadine Morano, Rachida Dati, référendum, immigration, l’élu bressan n’élude aucun sujet.
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Philippe Bucheret : «Pour assurer le développement de l'Hôtel-Dieu, on doit être dans une bonne gestion»

15/10/2018 08:15Lu 3335 foisImprimer l’article
Le directeur de l’Hôtel-Dieu du Creusot fait le point dans une longue interview. Il répond aux syndicats qui ont manifesté, fait le point sur le fonctionnement de l’établissement, dont l’activité se développe.
«Pour toutes nos équipes, il n’y aura jamais assez de patients».
«En Saône-et-Loire, les plus grandes difficultés ne se concentrent pas au Creusot»
«1,2 million d'euros d'investissements sont engagés»
Que répondez vous aux syndicats FO et CGT et aux salariés qui ont manifesté ?
PHILIPPE BUCHERET : «Je veux déjà rappeler que l’Hôtel-Dieu est dans une nouvelle dynamique de de développement. Tous les services de chirurgie et la dynamisation de l’activité médicale ont pour effet de voir l’activité progresse. Et je veux déjà saluer la confiance accordée par les Creusotins, mais aussi par les Montcelliens.
Que l’on soit bien clair : Pour nos équipes, toutes nos équipes, il n’y aura jamais assez de patients, car le groupe SOS, pour son établissement du Creusot, essaye d’apporter des réponses aux besoins du territoire, avec les autorisations dont il bénéficie. Nous sommes l’hôpital médico-chirurgical de la Communauté Urbaine. Et en ce sens nous travaillons en permanence…»

C’est-à-dire ?
«Nous avons engagé un travail de concertation avec le groupement hospitalier de territoire (*) en vue de créer les complémentarités et des liens de coopération utiles».

Et sur la question du projet de remplacement au bout de 4 jours ?
«Sur cette question, il n’y a pas de volonté de mal faire. Pour assurer le développement, il faut que cela s’inscrive dans une politique de gestion des ressources. Elle concerne l’environnement hospitalier et tout le monde sait que nous sommes dans un secteur d’activités encadré. On s’attache à rester dans les clous, avec un zéro reste à charge, comme le demandent les autorités de tutelle. Le développement, ce sont aussi des investissements. Il y a des mesures de gestion qui doivent être prises et qui sont prises. L’Hôtel-Dieu qui partait financièrement de loin n’est encore pas à l’équilibre, même s’il s’en approche. Et cet équilibre est nécessaire pour réaliser l’ensemble des investissements».

Quels sont-ils ?
«1,2 million d’euros engagés pour des travaux de réfection du plateau d’urgence et de soins continus. On en parlait depuis 1999 et ils se réalisent. Je m’excuse des désagréments occasionnés pour les patients.
Cela-dit, la gestion des remplacements liés à l’absentéisme, étant précisé que pour la maladie les données indiquées par le groupe SOS, sont de 4,5%, ce qui est la moyenne nationale, cette gestion répond à des mesures de gestion».

L’Hôtel-Dieu recrute-t-il ?
«Oui. Il recrute déjà parce qu’il y a un développement des activités, avec je le rappelle des créations de services. L’Hôtel-Dieu recrute sur le management, sur les équipes soignantes. Depuis 2016, ce sont 35 personnes qui nous ont rejoint. Et pour les médecins et les chirurgiens ce sont seize recrutements et quatre départs».

Avec quels objectif ?
«La stratégie de l’établissement n’est évidemment pas de dépenser plus que ce que le développement d’activités génère de recettes. Je rappelle que l’Hôtel-Dieu est un hôpital privé sans but lucratif qui ne tire ses ressources que de l’activité. Et nous ne voulons pas mettre l’établissement en difficultés, en faisant preuve d’efficience et d’une meilleure organisation.
Et puis, quand on regarde le paysage sanitaire en Saône-et-Loire, il ne me semble pas que les plus grandes difficultés se concentrent sur Le Creusot»

Est-il équipé pour les accueils de nuit de l’hélicoptère du SAMU ?
«L’Hôtel-Dieu est un établissement de proximité, de 1ère prise en charge, pour toutes les spécialités, outre la neurologie et la cardiologie pour lesquelles il faut un plateau technique spécifique. Pour les patients qui nécessitent le recours à transfert, l’Hôtel-Dieu est doté d’une plateforme héliport 24/24. Elle est équipée et aux normes pour la nuit et nous avons été récemment contrôlés. Cela permet des transferts rapides et en sécurité 24 heures sur 24. C’est actuellement la seule plateforme sur le Nord / Nord-Ouest de Saône-et-Loire».

Vers quels objectifs tendez-vous ?
«L’Hôtel-Dieu continuera d’améliorer sans cesse ses services. Je peux comprendre que l’on trouve que l’amélioration n’est pas assez rapide. Mais il y avait et il reste des choses à faire ; avec une forte mobilisation des agents, d’où une attention forte portée à la gestion. J’ajoute que progressivement une nouvelle signalétique va être déployée.
J’entends évidemment l’impatience et l’attente des personnels. Le développement doit se faire avec eux, mais tout ne peut pas se faire facilement. Nous sommes dans un environnement dans lequel on doit s’adapter à des orientations politiques de santé qui vont vers plus de coordination et d’optimisation. Cela revisite le fonctionnement et les repères historiques. Cela nécessitera de l’accompagnement et du temps».
Recueilli par Alain BOLLERY

(*) Chalon - Montceau - Autun