mercredi 28 juin 2017
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Philippe Baumel pas vraiment tendre avec Benoît Hamon

16/01/2017 18:34Lu 6087 foisImprimer l’article
A l’occasion de ses vœux à la presse, le Député Philippe Baumel a ciblé Benoît Hamon, mais aussi Charles Landre…
C’est ce lundi matin que Philippe Baumel a officiellement présenté ses vœux à la presse. Au lendemain du deuxième débat télévisé de la Primaire, après lequel il représentait Arnaud Montebourg dans des prolongations télévisuelles, le Député a évidemment mis en lumière ce qui selon lui plaide en faveur de l’ancien Ministre de l’Economie et du Redressement productif… Mais pas seulement. Philippe Baumel a aussi parlé des autres candidats en ciblant particulièrement Benoît Hamon accusé de faire preuve de légèreté.
Début de la campagne des législatives oblige, il a aussi visé Charles Landre, le leader de l’opposition au Creusot.

«François Hollande s’est trompé»

«Il n’y avait pas d’exigence de déchéance de la nationalité, et sur la loi travail François Hollande s’est trompé de méthode. Il a voulu imposé des choix que sa majorité ne voulait pas. Il s’est donc trompé».

«Arnaud incarne la fonction»

«Les deux premiers débats ont montré qu’Arnaud Montebourg défend et est reconnu pour des thématiques très identifiées, comme le «made in France», ou la 6ème République. Il a un ton juste et il incarne la fonction présidentielle. Il veut donner un cadre pour la France.
C’est par exemple 30 milliards d’investissements dans l’habitat, ce qui profiterait à tout le monde et créerait des emplois.
Arnaud Montebourg veut aussi agir sur la feuille de paye. La diminution de la CSG qu’il propose pour les personnes gagnant moins de 2000 euros, c’est l’équivalent d’un treizième mois et c’est donc du pouvoir d’achat en plus».

Feu sur Benoît Hamon

«Benoît Hamon a une forme de légèreté quand il avance l’idée d’un revenu universel. On ne peut quand même pas créer une mesure pour laquelle il faudrait doubler le budget de l’Etat. Mais surtout cette mesure nous mettrait à l’écart de la valeur travail. C’est ce qui identifie la plupart des Français. La proposition de Benoît Hamon ce serait une incitation pour se mettre en marge du travail».

«Oui au nucléaire»

«Comme Arnaud Montebourg, oui je suis favorable à l’énergie nucléaire, car elle est la plus décarbonisée. Les centrales à charbon sont sources de pollution, comme on le voit en Allemagne. Pour nos besoins énergétiques, nous avons besoin de nous structurer pour aller vers 50% d’énergies renouvelables. Je note qu’Arnaud Montebourg a confirmé son intérêt pour l’EPR. Pour ce qui concerne la centrale de Fessenheim, je reprendrai à mon compte les conclusions de l’ASN. Mais pour le moment, semble-t-il, rien ne justifie de la fermer».

«Défendre nos territoires»

«La défense de nos territoires passe par plusieurs mesures. Il faut être incitatifs pour que les internes en médecine effectuent leurs stages dans les déserts médicaux. Il faut également aider à l’installation des médecins dans ces déserts médicaux avec des mesures incitatives.
Je note qu’il faut revoir les conditions d’accès aux études de médecine. En France, 70% des candidats arrêtent au bout de la première année. En Belgique 50% poursuivent et vont jusqu’au bout, en étant aussi bien formés qu’en France. C’est la preuve que nos critères ne sont pas les bons.
Pour l’enseignement, il faut mieux flécher les zones difficiles, sans doute en offrant un accès à la retraite plus facile aux enseignants, avec expérience, qui les choisissent».

«Il faut se mobiliser»

Une participation à 3 millions donnera plus de poids au candidat qui sera désigné qu’une participation à 1,5 million. J’appelle donc à la mobilisation. Sur la circonscription, 32 bureaux seront ouverts. C’est deux fois plus que pour la primaire de la droite».

«Je connais la circonscription»

«Je suis candidat à un nouveau mandat dans une circonscription que je connais bien.
En matière de santé, non seulement l’Hôtel-Dieu n’a pas fermé comme l’avaient prédit certains, mais il bénéficie d’une embellie, notamment grâce aux implications d’André Billardon et de David Marti. L’Hôpital d’Autun est lui renforcé.
Contrairement à ce qu’avait dit Monsieur Landre, non seulement il n’y aura pas de fermeture à Mardor, mais 70 emplois vont être créés avec un accueil spécialisé qui en fera un des premiers de France et dont la gestion a été confiée à la Croix Rouge. Mardor restera le premier employeur du Couchois hors agriculture, cela alors même que de toute façon la Croix Rouge avait décidé de délocaliser à Chalon certaines spécialités. Pour l’avenir de Mardor, c’est un pari que je suis fier d’avoir gagné.
Au niveau de l’industrie, que ce soit avec SNCEMA, avec Alstom qui a bénéficié de la mobilisation de l’Etat, les résultats sont là avec de vraies perspectives d’avenir. Pour AREVA l’Etat a tenu ses engagements pour la recapitalisation et c’est ce qui a permis la confirmation des commandes des EPR anglais, avec d’autres à venir. Sur ces dossiers je suis intervenu directement auprès des Ministères».

2 candidats à droite : «Abondance de bien ne nuit pas»

«Il y a donc deux candidats déclarés à droite. Abondance de biens ne nuit pas. Mais la vérité, c’est que l’échiquier politique est complètement morcelé. Il faudra être précis sur ce que l’on a fait et sur ce que l’on ne veut pas faire. J’attends de la sincérité et de la cohérence.
Avec Monsieur Landre, on a un candidat qui semble de droite mais qui aux municipales expliquait qu’il n’était ni de droite ni de gauche. Pour l’Hôtel-Dieu, pour Mardor, il avait annoncé le pire.
Concernant Madame Amiot, je ne la connais pas, si ce n’est qu’elle a un ancrage territorial. Elle est victime de sexisme et pourtant elle est respectable.
Pour le rendez-vous législatif du mois de juin, le jeu est très ouvert. Je suis capable d’avoir été frondeur en partie. Mais c’était au nom de la fierté de ne pas trahir mes engagements, comme pour le CICE qui contrairement aux promesses n’a pas créé beaucoup d’emplois».

«Ce que l’Europe doit faire pour nos agriculteurs»

«Concernant les agriculteurs et les éleveurs, je veux rappeler le plan de soutien accordé en 2015. Mais cela ne suffit pas. Il faut que l’Europe aille vers plus de protection de nos éleveurs. C’est pareil pour l’acier. Monsieur Mittal a sonné l’alerte face aux aciers chinois. Il faut des mesures. Les américains taxent bien les aciers européens à 500%».

Recueilli par Alain BOLLERY