mardi 12 novembre 2019

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Ouverture exceptionnelle Lundi 11 Novembre midi

Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
Le leader de l’opposition, qui avait échoué de peu en 2014, sera bien à nouveau candidat. Sa liste et son projet seront dévoilés en janvier. Mais Charles Landre a déjà donné quelques pistes dans une interview à creusot-infos.
«Un projet neuf et des pratiques nouvelles»
«L’élection sera le statuquo ou innover»
«Il faut rendre la ville attractive»
«Les quartiers ont besoin d’une action humaine»
1er vice-président du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, en charge des transports, Michel Neugnot réagit au mouvement à la SNCF, revendiqué «droit de retrait» qui a privé de trains TER des milliers de voyageurs vendredi et qui s’est poursuivi…
«Tout est fait pour que la sécurité soit assurée»
«Sur un Dijon – Nevers pas question de supprimer les contrôleurs»
«Dans les Ardennes c’était un accident de la route»
«C’est un mauvais procès de dire qu’il y avait une situation d’insécurité faute de contrôleurs»
Dans une interview à creusot-infos il parle du Mondial au Japon, de l’équipe de France, du Top 14, du rugby trop violent et du Creusot.
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PARTI SOCIALISTE : Près de 80 militants socialistes pour encourager Olivier à être Faure

27/03/2018 08:00Lu 7124 foisImprimer l’article
Le Parti Socialiste n'est pas mort, en est convaincu et veut le démontrer. Au milieu des militants réunis au Creusot, Olivier Faure a tracé une ligne et n'a pas ménagé Benoît Hamon.
Il sait qu'il est au pied non pas d'une colline, mais d'un sommet de montagne. Olivier Faure l'assure, il n'avait pas spécialement prévu de devenir 1er secrétaire. «J'ai passé des semaines et des semaines à convaincre Najat Vallaud-Belkacem à se présenter. Mais elle n'a pas voulu. Alors comme je voulais qu'une nouvelle génération arrive à la tête du parti, je me suis résolu à me présenter»... Olivier Faure sera vendredi très officiellement désigné par les militants. Et le 8 avril prochain, au congrès du PS à Aubervilliers, il sera intronisé comme 1er secrétaire du Parti Socialiste.
Le garçon est bavard. Il n'a pas en permanence le sourire en étendard, ce qui ne l'empêche pas de sourire. Mais c'est plutôt la sobriété qui est sa marque de fabrique.


Après une longue conférence de presse (cliquez ici), Olivier Faure a donc pris la direction du Foyer de la Mouillelongue où l'attendaient près de 80 militants, dont Stéphane Guiguet, le futur ex secrétaire de la Fédé 71 qui sera remplacé par Violaine Gillet, mais aussi par David Marti, maire du Creusot, avec qui l'accolade a été longue et chaleureuse. Au cours de la soirée, après quelques mots d'accueil signés Sylvestre Coniau, David Marti et Jérôme Durain, Olivier Faure a repris l'essentiel des thématiques qu'il avait développées un peu plus tôt.

«Le Creusot village d'irréductibles»

«On a besoin d’un homme fort pour reconstruire le Parti Socialiste. Nous sommes heureux de t’accueillir dans la ville de toutes les énergies, qu’Uderzo aurait pu qualifier de village d'irréductibles socialistes», a lancé Sylvestre Coniau, secrétaire de la section PS du Creusot. Une section dont l'historique Albert Boudot s'est chargé de retracer l'histoire marquée par la victoire de la gauche en 1977 au Creusot. «Et quarante ans après on nous fait toujours confiance».

«La majorité des militants»

David Marti le Maire du Creusot croit en l'avenir : «La primaire s’est déroulée de la meilleure des façons et une majorité de militants se sont retrouvés autour d’un candidat et particulièrement dans cette fédération et dans plusieurs sections. Ce sont les bases de la reconstruction et de l'avenir»

Les marqueurs de Philippe Baumel

«Le vote des extrêmes a été amplifié par l’abstention. Parce que nous avons manqué de marqueurs. Celui du service public, par exemple. Sur la question des écoles, des hôpitaux. Nous avons besoin d'orientations majeures pour l’économie, pour l’industrie», a jugé Philippe Baumel.

Coucou revoilà Elodie

Elle avait été l'animatrice très engagée des troupes de Benoît Hamon en Saône-et-Loire et en Bourgogne. Depuis 9 mois elle avait un peu disparu des écrans radar. Mais la Montcellienne Elodie Vendramini est de retour. Et elle venu lancer un message à Olivier Faure : «Oui j'ai soutenu Benoît Hamon, mais je suis restée au PS», a-t-elle expliqué avant de lancer : «Nous devons débattre de sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Les courants du PS sont nés, parce qu’on n’était pas d’accord et qu’on a su toujours se rassembler. J’ai cru à une aventure et je crois en l’avenir».

Olivier Faure cogne sur Benoît Hamon

Le nouveau patron du PS n'a pas spécialement fait dans la tendresse devant les militants en ciblant clairement Benoît Hamon. Extraits...
«Edouard Philippe déroule le projet de la droite. Avec Fillon ou Juppé il aurait appliqué la même politique».
«Les Insoumis ne peuvent pas nous représenter. Quand le PS disparait, c’est toute la gauche qui disparait. Il y a des Français qui  étaient proches de nous et qui ont voté pour les Insoumis, pour En Marche, pour l’extrême droite et que nous devons retrouver. Je suis pour que l’on représente tout l’espace qui va de Mélenchon à Macron. Je veux que l’on retrouve ceux qui nous ont fait confiance pendant des décennies.Après le congrès, on aura une démarche pour nous réinventer. Je veux que l’on dise à quelles valeurs nous nous rattachons. Je veux qu’ils comprennent que nous n’avons pas changé, que nous avons une fidélité profonde à ce qu’est le Parti de Jean Jaurès».
«Le problème des politiques c’est qu’ils pensent qu’il faut toujours créer la surprise. Pour moi c’est l’inverse. Les gens doivent au contraire voir notre façon de penser, d’inventer, de répondre aux grandes crises. La surprise c’est bon pour le buzz».
«Il y a une présidente du MJS qui va vers Hamon, ce n’est pas surprenant. Ce qui l’est c’est le spectacle qu’ils organisent.
J’ai du mal à comprendre que Benoît Hamon, qui a déserté le navire, continue de tirer. Je ne comprends pas que l’on veuille rassembler la gauche et la fragmenter chaque fois davantage. Moi mon problème ce n’est pas les gens qui partent, mais ceux qui viennent».
«Il va falloir aller chercher l’ouvrier qui ne vient plus dans les réunions car il ne se sent plus à sa place. Venir en réunion, ce n’est pas un concours de l’ENA ! Notre principal échec ce n’est pas les 6% mais d’avoir laissé prospérer le FN à 33%».
Alain BOLLERY