mercredi 14 novembre 2018

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Questions à...

Exclusif

C’est un visiteur de marque qui, dimanche après-midi, a découvert l’exposition «Pierre Soulages, Le Creusot» à L’arc.
Président de l’institut national de la recherche agronomique, Philippe Mauguin s’est confié à «creusot-infos».
Le champion Alain Bernard s'est confié dans une interview à creusot-infos. Pour parler du complexe aquatique du Creusot, mais pas seulement.
«Pour moi c'est important d'aller au contact des jeunes».
«Pour PARIS 2024 je n'ai pas peur, mais je suis inquiet».
«Je vais échanger avec la Ministre pour parler des projets».
C’est officiel, le conseiller régional de Bourgogne - Franche-Comté et Président des Amis de la Rose à Frangy, quitte lui aussi le Parti Socialiste pour créer un autre parti avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, qu’il accueillera en Saône-et-Loire en novembre.
Denis Lamard s’explique dans une interview à creusot-infos.
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NECROLOGIE : Le monde de l’agriculture en deuil avec la brutale disparition de Nicolas Durand

10/06/2018 03:18Lu 10437 foisImprimer l’article
Il dirigeait l’Exploitant Agricole de Saône-et-Loire.
La nouvelle de la brutale et tragique disparition de Nicolas Durand a été reçue avec violence par la grande famille de l’agriculture et de l’élevage en Saône-et-Loire. Nicolas Durand a été arraché à la vie et à l’affection de siens, par un arrêt cardiaque, alors qu’il sortait de ses bureaux et de son travail, vendredi en fin de journée, à Mâcon.
Les secours dépêchés sur place n’ont rien pu faire. Leurs efforts ont été vains. Nicolas Durand avait 52 ans, il était marié et père de deux jeunes filles adolescentes. Nos pensées émues et pleines de tristesse vont d’abord  à son épouse et à ses filles. Mais aussi à sa famille, à ses collègues de travail, à qui nous pensons, le cœur gros…
Nicolas Durand, originaire du Nord, était le Rédacteur de Chef de L’Exploitant Agricole de Saône-et-loire, cet hebdomadaire qui est à l’agriculture ce que le Journal L’Equipe est aux sportifs, c’est-à-dire un journal de référence.
Journaliste de talent, Nicolas Durand n’avait pas mis longtemps à se faire un nom dans le monde agricole en Saône-et-Loire. Il avait l’œil expert et on retiendra d’abord de lui qu’il était un formidable ambassadeur pour ce département, et surtout pour ses productions agricoles et donc ses agriculteurs.
Sollicité par la profession, il n’avait pas hésité à accepter la mission de l’intérim à la direction de la FDSEA de Saône-et-Loire, pendant deux années, tout en conservant un œil sur L’Exploitant.
Nicolas Durand était un homme engagé qui n’hésitait pas à dire les choses. creusot-infos avait ainsi publié, avec son accord, son très détonnant «coup de gueule» contre un restaurant à Mâcon, dont au travers d’un repas en famille, il avait découvert avec stupéfaction et colère, qu’il n’avait aucune viande d’origine «Saône-et-Loire» à sa carte.
«Franchement, comment peut-on être un restaurant de viande, ici à Mâcon, et ne pas avoir de Charolais de Saône-et-Loire à sa carte, alors qu’on est dans le berceau de la race. C’est insensé et scandaleux», avait-il tonné quand creusot-infos l’avait sollicité sur le sujet. Chacun retrouvera ci-dessous son «coup de gueule» qui restera dans l’histoire.
Car il était comme cela Nicolas Durand. Un homme entier, avec un cœur gros comme ça. C’est lui qui avec Bernard Lacour avait eu l’audace d’inviter Pierre Rabhi, pour une soirée anniversaire de L’Exploitant, à L’arc au Creusot, en avril 2015. Pour l’occasion, il avait souhaité s’associer avec creusot-infos et avec la presse web du département, pour faire la promo de l’événement. Celui-ci avait fait salle comble et il avait fallu refuser du monde.
De même, il y a tout juste un an, c’est toujours avec les médias web du département, qu’il avait monté un grand rendez-vous, où les candidats aux législatives avaient été tous invités à venir parler agriculture.
Très récemment, il nous avait dit sa colère quant à la perspective de voir peut être la profession agricole s’engager avec un groupe de presse pour la création de «Trophées de l’agriculture», le pendant des trophées de l’économie. «Au prix que ça va coûter ça va faire cher la photo dans le journal», nous avait-il confié, estimant que le seul objectif de l’opération serait de «mettre de l’argent dans la caisse d’une banque !»
On ne sait pas ce qu’il adviendra. Mais si ces trophées sont créés, alors que leurs organisateurs se dispensent de rendre hommage à Nicolas Durand, qui ne l’aurait pas accepté.
Comme il n’acceptait pas la condescendance avec laquelle des confrères pouvaient le regarder, et même lui manquer de politesse car il était le représentant de la presse agricole, avec ce que cela de péjoratif peut avoir.
Et pourtant, Nicolas Durand est à classer au rang de ces journalistes qui auront le plus milité pour la défense du patrimoine et de l’ADN agricoles de la Saône-et-Loire, dont il était l’un des meilleurs ambassadeurs.
Alors oui il va nous manquer. Oui il va manquer à ce département et à ses professionnels de l’agriculture. Et cela nous fait d’autant plus mal qu’il y a beaucoup d’injustice à voir partir aussi brutalement un homme aussi jeune, aussi sympathique, aussi confraternel.
Comme tout le monde, il avait évidemment des défauts, mais ils étaient masquées par l’immensité de ses qualités.
A son épouse Agnès qui s’était engagée pour devenir une professionnelle de l’expertise agricole avec des drones, à ses deux filles, à sa famille, à ses collègues de travail, à tous ses amis, nous présentons nos très sincères et très attristées condoléances.
Reposes en paix l’ami. Nous conserverons à jamais ton amitié, ton sourire, et nous citerons toujours en exemple ton professionnalisme.
A.B.

Le coup de gueule de 

Nicolas Durand de début août 2017 :

Grosse colère en se rendant dans l’enseigne de restauration Hippopotamus à Mâcon, mais ailleurs au sein des autres restaurants de l’enseigne, le constat serait bien évidemment le même…
L’enseigne spécialisée dans le service de viandes grillées se place volontairement sur un niveau de gamme (et de prix) différent de son concurrent Buffalo Grill. Au-dessus, cela s’entend. Reste que si il y a quelques années, l’enseigne avait fini par se convertir à la viande d’origine française, chassez le naturel et il revient au galop : désormais les viandes servies ne sont plus françaises, ou très à la marge pour, notamment, les steaks hachés ou la côte de bœuf limousine… à un prix très confortable !
Les origines des viandes servies sont affichées à l’entrée du restaurant comme la loi les y oblige (voir photo ci-dessous). De la lecture de ce document, on sort ébahi, pour ne pas dire attristé, voire même en colère froide. C'est en effet scandaleux de lire l'origine des viandes : Belgique, Royaume-Uni, Pologne, Allemagne, Pays-Bas, Irlande et même Roumanie !
Mais franchement, de qui se moque-t-on dans le département du berceau de la viande charolaise ? Sans doute, les commerciaux, les acheteurs de Hippopotamus n’ont-ils pas trouvé les outils à même de fournir toutes les demandes qualitatives et quantitatives de leurs restaurants, mais au moins auraient-ils dû s’assurer de la provenance pour les restaurants de notre département… Bien sûr pas au prix auquel ils payent la viande d’importation !
N. D.
Nota bene : ce triste constat intervient alors que l’ambiance commerciale reste tendue avec une consommation estivale bien loin des attentes des éleveurs et des abatteurs et qui, surtout, se montre insuffisante pour absorber le nombre d’animaux de races à viande disponibles sur le marché. Et on sait tous que cette situation est aggravée par le comportement scandaleux des opérateurs qui ne jouent pas la préférence française et qui continuent leurs importations pour servir la RHF et les restaurants des zones de vacances… Pour des touristes à la recherche de la gastronomie française sans doute…