lundi 16 décembre 2019

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Édito
Les cheminots qui, vendredi, ont décidé de ne pas travailler ont délibérément pris en otage les usagers. Les conséquences de ce mouvement n’étaient pas acceptables.
Questions à...
Responsable de «Services Dispen», Saïd Haddoudi répond aux questions de creusot-infos sur une activité maintenance en plein développement. Il annonce 12 embauches en 2020.
Budget, emploi, chômage, pouvoir d’achat, réforme des retraites, grève à la SNCF… Rémy Rebeyrotte s’est prononcé sur une multitudes de sujets au cours d’un point presse.
Né au Creusot, Gilles Lagarde dont les parents sont à Saint-Jean de Trézy, occupe la fonction prestigieuse de Directeur de Cabinet du Président du Sénat, le 2ème personnage de l’Etat.
Gilles Lagarde a accordé une longue interview à creusot-infos. Il parle de sa fonction, du Président Larcher et du Sénat, mais aussi de la Saône-et-Loire et du Creusot.
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Le Député Rémy Rebeyrotte salue le budget 2020 de l’Etat et défend la réforme des retraites

26/11/2019 03:17Lu 2590 foisImprimer l’article
Budget, emploi, chômage, pouvoir d’achat, réforme des retraites, grève à la SNCF… Rémy Rebeyrotte s’est prononcé sur une multitudes de sujets au cours d’un point presse.MUNICIPALES : Le Député vote Vincent Chauvet à Autun.
A la Sainte-Catherine, tout arbre prend racine. Il n’y a donc rien de forcément d’étonnant à ce que le Député Rémy Rebeyrotte a choisi le 25 novembre pour tenir un point presse au cours duquel il a affirmé ses convictions sur plusieurs points, à commencer par le Budget 2020 de l’Etat et la réforme de la fiscalité ; Mais aussi sur la réforme des retraites,  en demandant une accélération plutôt qu’une temporisation.
Le Député de Saône-et-Loire, élu sur la circonscription Autun – Le Creusot – Chagny, a haussé parlé Hôpital, taxe d’habitation…




 «Favoriser le pouvoir d’achat»

«On parle assez peu du budget, et pourtant c’est un sujet important. L’Etat va diminuer de 5 milliards l’impôt sur le revenu. Comme cela s’était dégagé dans le grand débat, la volonté est d’encourager le travail, l’activité et favoriser le pouvoir d’achat. Cela dans un contexte international complique».


«120.000 emplois créés»

«La France est au rang des pays qui résistent le mieux en terme de croissance, et cela a des effets positifs sur l’emploi. 120.000 emplois ont été créés depuis un an. Avec 10.000 emplois nouveaux dans l’industrie ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps.
Il faut aussi noter une forte diminution des emplois aidés. Leur nombre est passé de 400.000 à 150.000 aujourd’hui. La traduction c’est que l’on sort d’une logique de maintien artificiel de l’emploi, comme c’était le cas pendant la crise. L’apprentissage des jeunes est aussi à la haute, puisque la progression est de +8%.
On s’était engagé à favoriser le retour à l’emploi. Il y a des mesures que l’on pouvait comprendre au creux de la crise. Aujourd’hui il faut être sur la logique de favoriser le retour à l’emploi. Par la rémunération du travail, par un découragement des stratégies de maintien dans le chômage. Quand on est en situation de pouvoir travailler et qu’il y a des emplois à pourvoir, alors il faut se placer en situation. Car on a trop d’emplois non pourvus, que ce soit, par exemple, dans l’industrie ou dans les services. Collectivement et individuellement il doit y avoir des efforts à faire. Il faut une vraie différence entre les personnes qui travaillent et les minimas sociaux. C’est pour cela que le Gouvernement a œuvré pour plus de salaire et pour la prime d’activités, mais aussi pour l’exonération de la prime de fin d’année et des heures supplémentaires. Les mesures prises pour l’assurance chômage concernent les cadres et les non-cadres. Le chômage ce n’est pas un statut, mais une situation entre deux emplois.
Je rappelle aussi que nous avons augmenté l’allocation d’adulte handicapé».


«Plus de taxe d’habitation

pour 80% des ménages»

«C’est le budget 2020 qui officialise la fin de la taxe d’habitation pour 80% des ménages en 2020. Et ce sera effectif pour tous les ménages en 2023. Ce n’est pas rien en terme de pouvoir d’achat. On va vraiment redonner du pouvoir d’achat aux Français. Et puis, j’aime à le rappeler, la taxe d’habitation est extraordinairement inégale, notamment pour les habitants des villes moyennes qui assurent la centralité d’un territoire.
Pour les compensations, l’ensemble des taxes sur le foncier, qu’il soit bâti ou non bâti, ira au boc communal, c’est-à-dire aux communes et aux intercommunalités, alors qu’une partie allait au département. Il n’était pas logique de financer les dépenses sociales par le foncier. C’est désormais une partie de la TVA qui va revenir aux départements. Et les droits de mutation vont rester aux départements.  On garantit ainsi des ressources stables sur lesquelles les collectivités ont une autonomie».


Police, gendarmerie, justice

«Le budget 2020 renforce les mesures environnementales. Mais il renforce aussi les moyens de la Police, de la Gendarmerie et de la Justice. Mais aussi les pouvoirs décentralisés, au travers des Préfectures et des sous-préfectures».


Hôpital

«Je remarque que la loi santé 2022 est plutôt bien accueillie. Le problème c’est le temps à attendre jusqu’à ce qu’elle porte ses fruits, car pendant 20 ans les bonnes décisions n’ont pas été prises. Il y a eu trois erreurs majeures : La restructuration par l’offre en croyant qu’il fallait moins de médecins pour avoir moins de dépenses. La T2A qui a été préjudiciable à nombre d’établissements avec la 2ème loi sur les 35 heures qui s’est appliquée aux hôpitaux. Mais aussi la fin de l’obligation de garde des médecins. Et aujourd’hui tout arrive sur les urgences hospitalières ou chez les pompiers».


Réforme des retraites

«J’avais dit depuis longtemps qu’il fallait raccourcir la phase de concertation. Il faut siffler la fin de partie. Car cette phase a laissé se développer les désinformation. Il faut la même méthode que pour les lois travail ou SNCF. J’admire au passage le terme de «grève préventive». Il y a la grève alors que l’on n’a pas commencé la négociation. Pour moi elle ne doit pas dépasser 3 à 4 mois. Il y a surtout «touchez pas au grisbi» pour la SNCF et la RATP.
Le contenu de la réforme est négociable, mais la réforme n’est pas négociable.  Car il s’agit de sauver le système de retraite par répartition, c’est à dire la solidarité entre les générations. Il faut refonder le système pour le sauver.
Il faut bien noter que 3 des 14 milliards de déficit de la SNCF c’était pour les retraites. Je ne trouve pas normal que les impôts servent à payer un régime spécial qui n’est plus fondé. Mais ça ne veut pas dire plus de régimes spéciaux. Oui il y a des particularités. Il y a les métiers à risques, comme pour la Police, les sapeurs pompiers, les gendarmes. La pénibilité elle peut aussi être dans l’industrie, car pour moi il est plus délicat de travailler à l’aciérie que conduire un TGV.
Il faut aller vers un système plus visible. Plus c’est universel, le mieux c’est. Il faut aussi instaurer une retraite minimum. On parle de 1000 euros minimum»

Pour les Maires

«La loi engagement et proximité, pour laquelle j’ai portés beaucoup d’amendements, vise à redonner plus de pouvoir aux communes et aux maires dans les intercommunalités. Avec un renforcement de la place du Maire, un vrai statut de l’élu. Mais aussi à féminiser les listes dans les communes de plus de 500 habitants, à partir de 2026. Il faut aussi que les Procureurs informent sur les procédures, avec un droit d’antériorité. Si on vient habiter à la campagne, on ne peut pas demander que les cloches des vaches soient supprimées».

Recueilli par Alain BOLLERY

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